Archives de 1 mars 2011

LAURENT GBAGBO EN COTE D’IVOIRE TIENT LE BON BOUT AU PLAN JURIDIQUE ET POLITIQUE IL LUI RESTE A CONVAINCRE AU PLAN MILITAIRE


C’est vrai, on finit par croire qu’il a raison, l’homme de Mama, quand il dit que le temps est un autre Dieu.

Ce temps-là, dont il a su patiemment, courageusement et intelligemment s’en faire un allié a permis que dans l’appréciation des déterminants de la crise postélectorale, comme du reste de toute cette crise déclarée depuis 2000, les esprits se libèrent du formatage médiatique et diplomatique pour laisser de plus en plus d’espace à la raison politique et à la primauté du Droit. C’est tout cela qui fait qu’aujourd’hui, on ne doute pas que le panel des chefs d’Etat, dans son infinie sagesse,

fasse des recommandations qui ne heurtent pas l’équité et le Droit, et qui ne leur mettent pas, à eux panélistes, la honte, comme on dit, aux yeux des générations présentes et futures. On peut donc dire que de ce côté, Laurent Gbagbo tient le bon bout.

Là où le bât blesse, c’est du côté militaire. Si les choses sont comme on dit, si le pays s’est appliqué depuis 2002 à ajuster sa puissance militaire à sa puissance économique, si le champ de ses soutiens s’est renforcé, c’est maintenant qu’il doit le démontrer.

Tout le monde voit qu’il y a comme une course contre la montre qui s’est engagée entre lui et ceux qui veulent sa fin. Il s’agit, par tous les moyens (coup d’Etat, assassinat) de provoquer sa chute avant que le panel ne rende son verdict. Si le verdict venait alors qu’il est toujours en poste, ce serait grave  pour la coalition internationale putschiste. C’set pour cela qu’elle joue le tout pour le tout.

Après avoir tant résisté, démenti tous les pronostics sur sa durée de vie, Laurent Gbagbo doit maintenant sortir les muscles. C’est cela qui va garder la confiance que le peuple lui porte et même l’amplifier.

Si sur ce plan, il reste timoré, laissant l’offensive aux rebelles, l’inquiétude ira grandissant et entraînera une démobilisation avec des conséquences gravissimes pour la survie de son régime. Des faits d’armes, un grand coup, voilà ce qu’il faut pour ramener les pendules  à l’heure. Et de ce côté, nous sommes sur la même longueur d’onde que  le journal proche du Front Populaire Ivoirien, « Notre Voie » du 26 février dernier dans ses propos suivants : « Le président Gbagbo, chef suprême des Armées, doit-il rester les bras croisés et regarder la France et l’Onuci infecter tout le pays de rebelles ? L’Etat n’est-il pas en mesure de s’approvisionner en armement comme le font ses agresseurs qui violent l’embargo sans être inquiétés? Telle est la préoccupation des Ivoiriens ».  Gageons donc que les jours prochains verront ces vœux exaucés pour le plus grand bien du régime légal en place en Eburnie !

La reprise de la ville de Bin-Houye tombée aux mains des rebelles et l’arrivée aux portes de Zouan-Hounien, qui était également prise par la rébellion, tout comme le processus de nettoyage en cours des quartiers infestés par les assaillants, sont de ces faits qui nourrissent les haut-le-cœur des Ivoiriens et de tous ceux qui attendent que de ce combat d’Eburnie, naisse une impulsion déterminante qui aide l’Afrique toute entière à achever son processus d’indépendance !

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CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE L’UNION AFRICAINE 263EME REUNION 28 FEVRIER ADDIS ABEBA, ETHIOPIE

CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE
263EME REUNION
28 FEVRIER 2011
ADDIS ABEBA, ETHIOPIE
PSC/PR/COMM(CCLXIII)
COMMUNIQUE
PSC/PR/COMM(CCLXIII)

COMMUNIQUE DE LA 263ème REUNION
DE CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 263ème réunion tenue le 28
février 2011, a adopté la décision qui suit sur la situation en Côte d’Ivoire :
Le Conseil,
1. Prend note de la communication du Commissaire à la Paix et à la Sécurité sur la
situation en Côte d’Ivoire et les activités du Groupe de haut niveau de l’UA pour le règlement
de la crise en Côte d’Ivoire ;
2. Réaffirme ses décisions antérieures sur la situation en Côte d’Ivoire et, à cet égard,
rappelle le Communiqué PSC/AHG/COMM(CCLIX) adopté lors de sa 259ème réunion tenue le
28 janvier 2011, par lequel le Conseil a, entre autres, décidé de mettre en place, sous l’autorité
de l’Union africaine, un Groupe de haut niveau pour le règlement de la crise en Côte d’Ivoire,
avec pour mandat d’évaluer la situation et de formuler, dans un délai d’un mois et sur la base
des décisions pertinentes de l’UA et de la CEDEAO, une solution politique d’ensemble ;
3. Félicite le Président Mohammed Ould Abdel Aziz de Mauritanie, qui assure la
présidence du Groupe, et les autres membres du Groupe, à savoir les Présidents Jacob Zuma
d’Afrique du Sud, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Jakaya Kikwete de Tanzanie et Idriss Déby
Itno du Tchad, ainsi que les Présidents des Commissions de l’UA, Dr. Jean Ping, et de la
CEDEAO, M. Victor Gbeho, pour les efforts jusqu’ici déployés et leur engagement en faveur
d’une solution pacifique à la crise en Côte d’Ivoire. Le Conseil exprime son appréciation aux
Nations unies, pour leur appui au travail du Groupe, notamment à travers l’interaction entre le
Groupe et l’Ambassadeur Saïd Djinnit, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations
unies pour l’Afrique de l’Ouest, qui est chargé de suivre les activités du Groupe et de lui
apporter toutes les informations nécessaires ;
4. Prend note de la nécessité pour le Groupe de disposer d’un temps supplémentaire
limité pour parachever sa mission ;
5. Décide, en conséquence, de proroger le mandat du Groupe de haut niveau, en vue de
lui permettre de poursuivre et de parachever, au cours du mois de mars 2011,
l’accomplissement de son mandat consistant à formuler, sur la base des décisions pertinentes
de l’UA et de la CEDEAO, une solution politique d’ensemble et à soumettre aux parties
ivoiriennes des propositions de sortie de crise, ainsi que de faire rapport sur ses activités à
une réunion du Conseil au niveau des chefs d’Etat et de Gouvernement qui se tiendra par la
suite, le plus rapidement possible. Le Conseil demande à toutes les parties prenantes
ivoiriennes de continuer à apporter leur entière coopération au Groupe dans
l’accomplissement de son mandat ;
6. Condamne toutes les attaques et autres exactions, d’où qu’elles viennent, contre les
populations civiles, et exprime sa grave préoccupation face à la dégradation de la situation
sécuritaire et humanitaire en Côte d’Ivoire. A cet égard, le Conseil en appelle à toutes les
parties ivoiriennes pour qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue et s’abstiennent de
toute action pouvant compliquer davantage une situation déjà difficile ;

PSC/PR/COMM(CCLXIII)
7. Décide de rester activement saisi de la question

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Sarkozy fait appel à des mercenaires

Retraits en cascade des Casques bleus par les pays donateurs de l’Opération onusienne en Côte d’Ivoire. Pour palliatif, la France recrute 300 mercenaires et pour manifester son mécontentement, elle met Choï au restreint pour «insuffisance de rendement» et le remplace par le porte-parole Hamadoun Touré.
300 mercenaires, 23 avions de combat ‘’Mirage’’, tel se compose le dernier arrivage de l’arsenal de guerre convoyé par la France sur le théâtre ivoirien, selon nos sources onusiennes de renseignements basées en Haïti. L’aéroport civil de Bouaké est transformé en une plate-forme militaire où s’effectuent de jour comme de nuit, des montages des machines de guerre qui y arrivent en pièces détachées, des tirs d’essais, des vols d’essai et de repérage, etc. Pour ce qui concerne l’Opération des Nations unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci), sa dernière dotation est de trois (3) drones (avion espions) et trois (3) hélicoptères de combat de marque M-24. Aléa jacta este. Eh bien le sort en est jeté. L’opération « ne pas perdre la Côte d’Ivoire » est irréversible, il reste à savoir si elle vaincra les Ivoiriens. La dernière élection présidentielle qui a opposé au second tour, le président sortant Laurent Gbagbo candidat de La majorité présidentielle (Lmp) et Alassane Dramane Ouattara président du Rdr, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), a vu la victoire du premier cité avec (51,45%) selon le verdict final du Conseil constitutionnel, juge des élections dont la décision est sans recours. Une victoire que conteste le candidat vaincu Alassane Dramane Ouattara, soutenu en cela par la France qui a fini par rallier à sa cause, ses amis au sein de la communauté internationale avec les ressources humaines et toute la logistique de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). Ce soutien «indéfectible» à Alassane Dramane Ouattara n’a toujours pas, 4 mois après le second tour de la présidentielle, donné les résultats escomptés par la France. L’une des dernières tentatives de régler militairement la crise post-électorale a été annihilée par l’Union africaine. Au cours de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine tenue à Addis-Abeba en Ethiopie, un Groupe de haut niveau a été constitué et comprend cinq chefs d’Etat venus des cinq parties du continent. Ce sont l’Afrique du Sud avec Jacob Zuma pour l’Afrique australe, la Mauritanie avec Ould Abdel Aziz pour l’Afrique du Nord, le Tchad avec Idriss Déby Itno pour l’Afrique centrale, la Tanzanie avec Jakaya Kikwete pour l’Afrique de l’Est et le Burkina Faso avec Blaise Compoaré pour l’Afrique de l’Ouest. Ce panel a séjourné à Abidjan du lundi 21 au mardi 22 février où les cinq chefs d’Etat ont rencontré tous les acteurs de la crise ivoirienne. Une dernière rencontre était prévue à Nouakchott en Mauritanie, hier, pour livrer les résultats des négociations. Mais dans l’attente de ces résultats, le président français Nicolas Sarkozy multiplie les contacts avec le président sud-africain, Jacob Zuma qu’il veut à tout prix convaincre de ne pas prendre position pour la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, ou à tout le moins à observer sans prendre position ni pour l’un ni pour l’autre. Pour Sarkozy, une fois que le président sud-africain est « neutralisé», les quatre autres chefs d’Etat du panel vont automatiquement abdiquer. La semaine dernière, un autre entretien, entre officiel français et le chef d’Etat sud-africain devait avoir lieu à Twane capitale d’Afrique du Sud jadis appelée Pretoria. Mais cette audience demandée par l’Ambassadeur de France en Afrique du Sud a été annulée sine die par le président Zuma, qui, selon des sources diplomatiques, n’aurait pas trouvé opportun le sujet à l’ordre du jour. En termes d’ordre du jour, il s’agirait pour le président français Nicolas Sarkozy de convaincre le Sud-Africain à désavouer le camp présidentiel ivoirien qui avait révélé par presse interposée deux jours avant, une lettre confidentielle écrite par Sarkozy et adressée au président de la Commission électorale indépendante (Cei). Courrier dans lequel Nicolas Sarkozy enjoignait le président de la Cei Youssouf Bakayoko à vite proclamer les résultats de l’élection et que des dispositions sécuritaires seraient été prises pour assurer la sécurité des citoyens français et étrangers en cas de débordement…Visiblement, les deux parties, Afrique du Sud et France ne semblent pas danser sur le même rythme dans le bal qui a lieu en Côte d’Ivoire. L’ingérence et le parti pris de la France a fini par agacer la première puissance africaine et beaucoup de dirigeants africains. La France qui entrevoit la débâcle du camp Ouattara dans les résultats du panel des chefs d’Etat de l’Union africaine prend dès lors le taureau par les cornes. Sur le théâtre ivoirien des opérations, beaucoup de choses ont changé. D’abord par le haut, ensuite sur le terrain. Par le haut, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Youn-Ji Choï a été officieusement écarté et remplacé par Hamadoun Touré. La France, selon des sources émanant de ses services secrets, reproche au Coréen « son mauvais résultat malgré les moyens mis à sa disposition ». Pour le remplacer la France s’est aliéné les services d’un « prêt-à-tout-faire » doté potentiellement d’un reflexe anti-Gbagbo, en la personne du porte-parole Hamadoun Touré. Sur le théâtre des opérations, la tâche s’est compliquée ces deux dernières semaines. En effet, plusieurs pays ne voulant pas se faire complices des massacres qui ont cours et dont les plus amples se préparent en Côte d’Ivoire, ont décidé de retirer leurs soldats. Le Ghana a commencé et fini le retrait de ses soldats. Cette semaine, c’est le Benin qui suit. Le contingent béninois a déjà démantelé toute sa logistique et s’est replié sur Abidjan en traversant Guiglo (Ouest). D’autres pays africains et même asiatiques manifesteraient, en ce moment même, un ardent désir de se retirer de la mission ivoirienne des Casques bleus. Ces pays accusent la France de dévoyer et de transformer ce qui était auparavant une mission humanitaire, en mission de subversion et d’invasion. Sur le terrain, les choses sont bien claires désormais. Les forces régulières ivoiriennes (Fds-Ci) font face à des mercenaires venus de plusieurs pays limitrophes et français. Ce sont ces mercenaires habillés en tenues des Casques bleus qui mènent les opérations contre l’armée ivoirienne. Les attaques d’Abobo (commune du District d’Abidjan-nord) ont fait plusieurs centaines de morts dans les rangs des assaillants. Contrairement à trois (3) blessés annoncés hier lundi 28 février, par la radio française Rfi. Selon des sources concordantes, la toute dernière attaque aurait fait une dizaine de victimes dans les rangs des commandos mercenaires dont plusieurs de race blanche. Il pourrait s’agir de trente quatre (34) soldats de l’opération Licorne. Plusieurs officiers de l’armée burkinabé auraient été tués également dans les combats. Un membre influent des mercenaires qui n’ont rien «d’invisibles» aurait été arrêté lors des combats de Koumassi (commune du District d’Abidjan- sud). Le téléphone portable de ce dernier aurait fourni beaucoup d’informations sur les positions et les noms des leaders civils et militaires des attaques, y compris le nom du président du Rdr Alassane Dramane Ouattara. Selon des sources militaires généralement crédibles, ce commando aurait été fait prisonnier. Avec sa complicité, environs trois (3) embarcations bourrées de mercenaires ont été mis hors d’état de nuire sur les plans d’eau lagunaire interdits à la circulation par l’état-major des Armées de Côte d’Ivoire. Comme on le voit, nos valeureux militaires sont au travail pour pacifier le pays.Simplice Allard

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Crise post-électorale : Le drame des populations d`Abobo

Triste, ce qui se vit, depuis quelques jours, à Abobo. Commune sinistrée, abandonnée par la quasi-totalité de ses habitants fuyant les affres des violences armées et des bruits d’armes devenus leur lot quotidien. Cette commune, caractérisée par sa densité démographique réputée être l’une des plus peuplées du District d’Abidjan s’est vidée de son monde. Bouclier des combats, qui font rage dans leurs quartiers respectifs, notamment PK 18, transformé en champ de bataille, les populations d’Abobo n’ont eu d’autre choix que de migrer vers d’autres communes voisines, voire éloignées. Pathétique, le spectacle qu’il a été donné de voir ces jours-ci dans les artères de cette partie nord de la capitale économique ivoirienne. Les foules immenses arpentant les ruelles des quartiers pour se frayer un chemin et éviter les zones des affrontements pour rallier soit la commune de Cocody, juste à côté ou Adjamé, centre du District d’où elles peuvent trouver un moyen de transport pour s’orienter qui à Yopougon, qui à Marcory, Port-Bouët et d’autres lieux pour rejoindre des parents et amis susceptibles de les héberger. Commencé par de petites vagues d’individus, l’exode s’est accentué par milliers d’habitants fuyant les combats entre un commando dit mystérieux et les éléments des forces de défense et de sécurité (FDS). Au delà du traumatisme des bruits d’armes jamais entendus, ce sont des corps des fois des plus atrocement exécutés, que les  »Abobolais » sont contraints d’enjamber devant leurs portes. En plus des risques de balles perdues qui en rajoute à la psychose généralisée. Mieux, après des semaines de combats et autres violentes manifestations, qui paralysent toute activité dans la commune, Abobo, commune morte, est devenue invivable pour ceux des plus caciques de ses habitants, qui voudraient demeurer sur place. Plus de marché, plus de nourriture pour les populations de la commune déclarée persona non grata pour les usagers du transport en commun ou de marchandises. Du coup, l’exode s’est imposé à tous comme unique et ultime solution, à moins de choisir de périr au milieu des bruits d’armes, qui continuent de tonner chaque nuit, et ont instauré une ambiance de cimetière dans certains quartiers. A part les rafales sporadiques dont on ne peut que deviner les auteurs, aucune vie n’y existe. Depuis quelques jours, des familles possédant des véhicules, ont organisé des secours pour sortir leurs parents de la commune, devenue zone à risque. Au passage, certains de ces automobilistes n’hésitent pas à prendre une ou deux personnes à bord pour alléger la marche généralement à des personnes âgées et femmes enceinte parmi les fuyants. Sur notre passage, des images non moins émouvante comme ce vieillard, visiblement un octogénaire, qui avec son épouse, n’ont pas jugé utile de suivre le mouvement migratoire, après avoir laissé leurs enfants se fondre dans la foule des passants.
Pouvaient-ils avoir d’autre choix que de rester sur place? Ont-ils, cependant fait le bon choix, en s’exposant à la famine et à toutes les pénuries dont la commune d’Abobo est l’objet? Triste pour ce couple, qui n’a plus personne dans son voisinage avec qui deviser et vers qui crier secours en cas de difficulté. Qu’en est-il des migrants? Un passage dans la commune de Cocody montre que bien de ces déplacés ne jouissent pas d’un sort aussi meilleur que le couple resté sur place. A l’abri d’une station service à Angré, quartier faisant frontière avec la zone ouest de la commune d’Abobo, des dizaines de familles, fatiguées de la marche, attendent de savoir où s’orienter, après avoir pu fuir les combats. Si certains ont la chance d’être accueillis dans des familles, tous ne jouissent pas de la même fortune. D’où les rabattements vers les centres des religieux de plus en plus envahis par les migrants. Aujourd’hui, ils sont des centaines de milliers d’habitants d’Abobo, qui squattent des petits endroits dans des familles, contraintes, par ces temps difficiles, de les recueillir. Quand ce n’est pas le cas, ce sont dans des missions catholiques que bien de ces déplacés ont trouvé refuge. Un vrai drame humanitaire, à l’orée de la saison des pluies, que vivent écoliers, élèves, étudiants jetés de force dans les rues. Dire que leurs parents, il y a trois mois, étaient loin de s’imaginer ce cauchemar auquel ils sont contraints aujourd’hui. Depuis quelques jours, les violences gagnent aussi Yopougon. Une autre commune dont des habitants ont commencé à fuir certains quartiers, tels Port-Bouët 2, Wassakara et Fêtê, gagnés à leur tour par les violences, pour d’autres quartiers plus paisibles. Combien de temps ce drame va-t-il durer ?
Vivement que le panel des chefs d’Etat commis pour trouver une solution contraignante à la crise post-électorale, rende son verdict pour que cessent ces tueries et autres affres quotidiens qui font fuir les populations.

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