Archives de 2 mars 2011

ABIDJAN :PORT BOUET altercation entre soldats de l’armée française et les jeunes ivoiriens

ABIDJAN :PORT  BOUET  a été  le  théâtre  d’une  altercation  entre  soldats de  l’armée française et  les  jeunes  ivoiriens  aux  mains  nues  au  niveau  de  la cité  universitaire  de  PORT  BOUET 3 entre 12h et  13h . cette  altercation fais  suite  a  l’appel  de CHARLES  BLE GOUDE  d’empêcher les  soldats  français  et  onusiens  alliés  de  la  rébellion  armée  de  circuler  sur  le  territoire  ivoirien . il  faut  dire  que  ces  soldats  convoient , arment ,héberge  la  rébellion  en côte d’ivoire. Les  jeunes  ivoiriens  fatigués  de  cette  situation  on  donc  décidé  de faire  barrage  a ces forces  dites  impartiales mais  qui  ne  le sont pas  en réalités.  Voici le visage de la France dans mon pays. Armes au point contre des civiles, des chars de la 5e puissance nucléaire du monde contre des étudiants aux mains nues. Leurs crimes, le crime du peuple ivoirien vouloir s’affranchir du colonialisme français. Vouloir prendre son destin en main, vouloir décider de sa propre destinée.

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Crise ivoirienne : Analyse d’un politologue togolais

On le dit et l’on ne cessera jamais de le clamer apertis verbis. Le colonialisme n’est pas fini. Il continue en mutant de formes et de modèles opératoires. Les velléités colonialistes des traditionnels agresseurs des peuples d’Afrique sont plus qu’actuelles. Lorsque nous disons « traditionnels agresseurs », nous pesons minutieusement nos mots et nous le disons en parfaite connaissance de causes. Il ne s’agit aucunement pas d’une affirmation gratuite sans fondement. Bien au contraire, une telle assertion trouve ses fondements les plus indiscutables et absolus dans l’analyse du parcours historique des peuples d’Afrique du quinzième siècle jusqu’aujourd’hui. Les faits empiriques passés et actuels ne font d’ailleurs que corroborer davantage une telle position. Alors même que l’occident continue de se ruer tel un fauve affamé sur l’Afrique et sur ses richesses en semant sur son passage conflits armés, antagonismes artificiels, rebellions, génocides, famines, et désolations, il ose impunément se faire passer pour un défenseur des causes humanistes et de la démocratie. Mais il n’y a qu’aux débiles et aux ignorants de l’histoire que l’on peut continuer à narrer ces fables qui d’ailleurs sont caractéristiques de tant d’incongruités que l’on s’étonne que les médias et certains milieux académiques continuent de les arborer au monde. Il est temps que les africains comprennent que les indépendances, obtenues de façon asynchrone à partir de 1922, n’ont mis aucun terme au régime colonial comme le souhaitaient les indépendantistes. Elles n’ont jamais été garantes du respect, de la dignité et de la souveraineté de l’humanité des peuples noirs. Le combat pour la restauration de la dignité des peuples d’Afrique et pour la reconnaissance par les autres peuples de cet acquis pourtant essentialiste et atemporel est encore à mener. Et l’Afrique doit affronter cette sacrée responsabilité qu’est la lutte pour le respect de son altérité. L’enjeu de cette lutte est bien entendu plus qu’africain, il est planétaire, puisque tant que l’occident continuera de nier la naturalité de la diversité culturelle du monde et cherchera d’imposer à ce dernier son ethnocentrisme baptisé à tort « humanisme », le concept de la paix mondiale et d’effectivité d’une société cosmopolite mondiale ne sera que pure chimère. La position de la France, des Usa, de l’UE, bref de l’Occident dans ce qui convient d’appeler aujourd’hui le contentieux électoral en Cote d’Ivoire est largement révélatrice de ce contraste persistant dans l’acception du cosmopolitisme des « blancs ». A y voir de plus près l’on se rend bien compte qu’il y a une forte volonté manifeste de l’Occident d’asphyxier les peuples d’Afrique par toute une série d’artifices idéologiques, politiques et économiques. Car après avoir opprimé l’Afrique pendant trois décennies par le truchement des monopartismes et de dictatures maintenus contre les aspirations démocratiques des peuples africains, l’Occident a osé se faire passer pour un donneur de leçons de démocratie à partir des années 90. Grace à leur suprématie médiatique et économique les pays occidentaux ont réussi à faire croire aux « pauvres africains » que la paternité de l’initiative démocratique en Afrique leur revenait. Heureusement, les faits historiques post 90 nous permettent enfin de dévoiler cette nouvelle tentative de falsification de l’histoire contemporaine africaine et d’affirmer sans ambages qu’au contraire, c’est la confrontation bipolaire entre les Usa et l’Urss qui a été fossoyeuse du processus démocratique en Afrique et que les peuples africains ont toujours aspiré à leur liberté et à leur autodétermination. L’Occident n’a-t-il pas cherché à nier le droit à la liberté des colonies africaines en tuant les leaders indépendantistes, en massacrant les peuples noirs au Kenya, au Cameroun, en Algérie, en Rhodésie du Nord, au Madagascar, en Afrique du Sud, dans les anciennes colonies portugaises, alors qu’au même moment il prônait le droit à l’autodétermination des peuples colonisés aux Nations Unies ? Alors même que la fameuse déclaration universelle des droits de l’homme a été déjà proclamée en 1948 à l’Onu, qu’est-ce qui justifiait l’esclavage et l’humiliation des noirs sur leurs propres terres ? Elles sont nombreuses les incongruités qui nous autorisent à dire que l’Occident possède un autre agenda, certainement secret pour les peuples africains et que nous ne sommes pas encore dans la logique de liberté ni de souveraineté pour laquelle tant d’âmes africaines durent se sacrifier. Depuis 1990 la date de la résurgence du multipartisme sur la scène politique africaine les peuples africains se sont confrontés durement au déni par l’Occident de leur droit de choisir librement leurs propres dirigeants. Partout en Afrique, au Congo, au Togo, au Niger, au Mali, en Guinée, en Cote d’Ivoire, au Tchad, à Madagascar, etc… l’expression des peuples africains a été muselée à travers l’imposition par la France ou par les Usa de leaders politiques qui ne jouissent d’aucune légitimité populaire. Si les pays occidentaux étaient cohérents avec eux-mêmes, ils devraient cesser d’insulter les noirs en se faisant passer pour des démocrates devant les médias. Nous nous rendons compte amèrement que les peuples occidentaux sont finalement résolus à piétiner la dignité et la souveraineté des noirs et qu’ils sont loin d’admettre le contraire. Et l’Afrique devrait se résoudre à se battre pour imposer à l’Occident le respect de sa souveraineté comme l’ont toujours fait les peuples d’Asie. Ce défi, l’Afrique doit le relever. Il n’existe pas d’autres alternatives pour les noirs : la résistance pour la liberté ou la passivité pour l’esclavage et la disparition. Nous avons longtemps cru en la bonne foi et en l’humanisme des « blancs ». Nous avons pardonné tout le mal que l’Occident nous a fait. En effet, nous avons subi pendant 5 siècles ce que les juifs ont subi pendant la deuxième guerre mondiale. Eux ils crient à l’holocauste, deviennent agressifs, s’arment, tuent les palestiniens devant le regard désabusé de l’Onu, ils ne respectent pas les résolutions du Cds des Nations Unies, ils violent le droit international et les espaces aériens des pays environnants pour faire des raids où bon leur semble, ils continuent de faire payer à l’Allemagne jusqu’à ce jour les frais de dédommagement pour le génocide hitlérien. Le peuple noir lui semble avoir tout oublié. Il renoue en toute innocence avec ceux qui l’ont mutilé et déshumanisé il y a de cela seulement quelques années. Il respecte le droit international et croit en la bonne foi des pays occidentaux. Il faut le faire car seulement de cette façon nous réussirons à construire un monde nouveau de paix et de bonheur. Mais la réalité nous pousse à comprendre que tel ne doit plus être pour nous une ligne de conduite face aux nations occidentales. En Cote d’ivoire les masques coloniaux enfouis par fourberie dans les têtes sont finalement montés en surface. Nous nous trouvons réellement devant une situation inédite de notre histoire postcoloniale qui nous met devant des évidences que notre sempiternelle bonté pour les colonialistes nous a empêchées de considérer durant bien de décennies. Nous sommes devant un contentieux électoral délibérément orchestré par un excès d’ingérence de deux pays occidentaux (France et Usa) et d’une organisation internationale (ONU). Bon nombres d’analystes obnubilés par l’intoxication médiatique refusent de lire la crise ivoirienne de façon objective. Comment expliquer que la France, l’Angleterre, les Usa et leurs valets occidentaux s’agrippent avec une telle violence à des résultats provisoires proclamés non pas par la CEI dans son ensemble mais simplement par son président, en dehors du délai constitutionnel, tout seul dans un hôtel d’Abidjan qui n’est autre que le QG d’un des candidats en course ? En dehors de tout parti pris et de tout militantisme partisan, le bon sens interpelle toute bonne conscience à recenser les incongruités d’un tel scenario. Il n’existe aucun pays au monde où les résultats de la commission électorale indépendante sont définitifs. Même dans le cas particulier de la Cote d’Ivoire où le scrutin a été organisé en étroite collaboration avec l’Onuci, il n’est prévu dans aucun texte que la CEI serait compétente à proclamer les résultats définitifs encore moins que l’Onuci pouvait certifier les résultats provisoires de cette commission pour en faire des résultats définitifs. La certification des résultats par l’Onuci ne pouvait advenir qu’après la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel de la Cote d’Ivoire. Pourquoi l’Onu, la France et les Usa ont-ils pu bafouer un si simple principe pourtant élémentaire dans toutes les démocraties du monde ? Sur la base de quelle logique les medias du monde ont-ils donc présenté Ouattara D. Alassane comme le président élu de la Cote d’Ivoire ? Nous sommes bel et bien devant ce que le philosophe allemand Kant appelait le préjudice de la majorité. C’est complètement ahurissant. On assiste à des déclarations d’autorité et à des tapages médiatiques objectivement sans aucun fondement. Car même si la Commission Électorale Indépendante jouissait de la prérogative de prononcer les résultats définitifs du scrutin et que l’Onuci était en droit de certifier de tels résultats, ce qui n’est pas le cas, la validité juridique et politique de ces derniers demeurait toujours tributaire du respect du délai prévu. Ce qui ne fut pas le cas, puisque M. Youssouf Bakayoko a publié les chiffres donnant Ouattara pour vainqueur en dehors des délais prévus par la Constitution ivoirienne et par les accords politiques qui ont régi le scrutin. Pis, il a violé la règle de l’unanimité qui discipline l’activité de son organe et qui fonde absolument la validité des résultats qui en émanent, pour se rendre au Quartier Général de M. Alassane Ouattara, non pas tout seul, mais accompagné par les ambassadeurs des Usa et de la France en accord avec l’Onuci. Il faut aussi rappeler à l’opinion publique qu’après l’expiration du délai de 3 jours prévu par les textes, M. Youssouf Bakayoko a bel et bien transféré les dossiers à la Cour constitutionnelle, qui est de jure seule compétente à composer le différend qui aurait empêché l’unanimité des représentants des forces politiques au sein de la CEI. Ce ne sera qu’après que M. Bakayoko se rendra à l’Hôtel du Golf sans le moindre représentant d’aucun parti mais sous l’injonction des diplomates occidentaux pour annoncer à la presse étrangère des résultats de fait illégitimes. Il urge de noter que M. Bakayoko avait déjà essayé de violer la règle de l’unanimité en vogue au sein de la CEI pour proclamer dans la précipitation des résultats non consensuels mais en avait été empêché par les représentants de Gbagbo Laurent qui ont du recourir à la force. Comment de tels résultats, proclamés ensuite en toute illégalité peuvent-ils être entérinés par le Conseil constitutionnel, surtout que les représentants de Gbagbo avaient fait le jour même un recours contre le camp de Ouattara pour fraude ? Il est tout à fait étonnant de remarquer que contrairement au Camp de Gbagbo les partisans de Ouattara n’ont fait jusqu’à ce jour le moindre recours contre Gbagbo pour fraude. Si tous ces faits sont vérifiés, en vertu de quelle autorité les ambassadeurs de la France et des Usa en accord avec l’Onuci ont-ils fait annoncer à M. Bakayoko des résultats à l’Hôtel du Golf ? Et pourtant, c’est sur la base de ces résultats prononcés en violation de toutes les dispositions juridiques ad hoc et constitutionnelles prévues que la France, les Usa, l’Onuci et les medias qui leur sont inféodés ont fait passer M. Alassane Ouattara pour le président de la Cote d’Ivoire. Ce qui s’est passé en Cote d’Ivoire est gravissime et dénote d’une volonté impérialiste et irrespectueuse des lois et des institutions de ce pays. C’est tout simplement du gangstérisme politique avalisé par l’Onu qui tente de fonder la souveraineté de la Cote d’Ivoire sur la reconnaissance internationale et non sur les institutions légales du pays. Pour les nations africaines, une telle tentative constitue si elle réussi un grave précédent qui risque de faire jurisprudence et de promouvoir la provincialisation de l’Afrique noire. Dans quel pays occidental, des résultats issus d’élections présidentielles annoncés dans un tel contexte avec un si grand nombre de vices de procédures, peuvent-ils être ainsi avalisés par l’opinion publique et internationale ? Dans des conditions normales de respect de la légalité et de la souveraineté de la Cote d’Ivoire, ces ambassadeurs et l’Onuci devraient être poursuivis par la justice internationale. Il n’en est rien. C’est cela qui choque même certains adversaires de Gbagbo qui ont fini par reconnaitre du coup les dangers que représentent les occidentaux pour l’Afrique. Si par la suite, le Conseil constitutionnel a cru plus opportun d’annuler les votes des bureaux de vote qui justement étaient à l’origine de l’incapacité de la CEI de délibérer à l’unanimité, il faut reconnaitre qu’une telle prérogative rentre normalement dans ses compétences sur la base du même article 64 du Code électoral ivoirien, lequel de part son ambigüité, laisse au Conseil constitutionnel le pouvoir discrétionnaire de juger de la gravité des irrégularités et conséquemment, de l’annulation partielle ou complète du scrutin. La question reste ouverte sur ce point. En tout état de cause le Conseil constitutionnel reste et demeure l’organe le plus compétent pour en juger et d’ailleurs ni l’Onuci, ni le camp de Ouattara ne lui a contesté cette prérogative que seul le peuple ivoirien a le pouvoir de remettre en cause. L’Onuci n’est plus une force impartiale et a pris position de la plus brute des manières certainement sous la pression des Usa et de la France. Beaucoup d’analystes africains et même de chefs d’États qui s’étaient rués avec précipitation et par anti-gbagbisme sur la question ivoirienne sur la base des informations relayées par les medias occidentaux ont fini par comprendre l’irrecevabilité de la victoire de M. Ouattara. Les positions de l’Afrique du Sud et du Panel des chefs d’État mandatés par l’UA sont claires : pas de précipitations inutiles et de déclarations d’autorité sans fondement, la question va au-delà des frontières ivoiriennes, il s’agit d’une crise africaine qui doit être résolue en Afrique. Bien loin de cette logique légale et légaliste, l’Occident continue de se cramponner à des résultats complètement illégitimes et de surcroit provisoires annoncés par le représentant d’un organe constitutionnellement incompétent, continuer de faire des pressions individuelles et collectives sur les pays de la Cedeao pour les inciter à user de la force armée pour faire partir M. Laurent Gbagbo. Pourquoi la Cedeao n’a-t-elle pas usé de la force armée pour éteindre la rébellion de 2002 qui tentait de prendre le pouvoir de manière inconstitutionnelle en Cote d’Ivoire ? Aujourd’hui, M. Ouattara et ses parrains occidentaux, voyant que le pouvoir résiste à l’asphyxie financière et aux embargos, passent à l’étape du chaos en soutenant publiquement les rebelles de Soro lesquels ont commencé des excursions armées contre les populations en vue de pousser les Fds à la confrontation armée et de saboter la procédure de médiation en cours. Tant d’incongruités qui nous poussent à poser le problème de l’identité de M. Ouattara et du rôle de l’Onuci et de la Cedeao en Cote d’Ivoire. Les peuples togolais se souviennent certainement de la position de l’organisation sous régionale durant les événements qui ont secoué ce pays à la mort du feu Gal Gnassingbé Eyadema en 2005. La Cedeao avait déclaré légitime et démocratique l’élection du président Faure malgré les multiples preuves d’irrégularités, de massacres et de violence enregistrés avant, durant et après le scrutin. Le fils du dictateur fut installé contre la volonté du peuple togolais et les reconnaissances ont plu de tous les cotés mais surtout de la France, de l’UE et des Usa. Si l’opposition togolaise avait eu la faveur de l’Occident, aurait-on assisté aussi à la guerre économique et à des ultimatums de Sarkozy et à des incitations à la guerre de l’Occident et de l’Onu pour faire abdiquer Faure ? C’est dommage pour l’Afrique que l’on assiste si passifs et sans réagir à des invectives publiques d’un président français à l’endroit du président Gbagbo depuis l’Europe. Le comble c’est que l’Afrique compte encore de ces chefs d’État et hommes politiques à l’image de Ouattara, de Faure Gnassingbé, de Paul Biya, d’Ali Bongo ou du nigérian Goodluck Jonathan qui acceptent de vendre leur dignité, compromettre l’avenir de leur peuple, et leur propre souveraineté pour des miettes de privilèges et de facilités que la France et les Usa leur proposent dans les instances internationales. Le régime d’occupation coloniale est fini, mais à sa place un autre régime colonial qui ne dit pas son nom mais que les événements actuels nous permettent de comprendre. Avant 1960 le défi des peuples africains était celui de mettre fin à l’occupation coloniale et esclavagiste. Ils y ont réussi. Aujourd’hui, le grand défi dont la relève nous incombe, c’est celui de l’africanité de nos leaders politiques. Très bientôt, s’ouvrira une nouvelle ère pour l’Afrique où le critère de l’africanité ou du panafricanisme deviendra un pré requis inconditionnel positif ou coutumier pour les courses à la magistrature suprême en Afrique noire. Et il y a un très grand risque que cette exigence a priori constructive se mute en anti-occidentalisme institutionnel, compromettant ainsi la noble marche vers une société mondiale de paix.

Auteur : Ekue Folly Grace

 

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Report de la décision du panel : Les dangers des hésitations de l’UA

Le panel de l’Union africaine ne rendra pas de sitôt ses recommandations en vue de décanter la crise en Côte d’Ivoire. Les cinq chefs d’Etat mandatés à cet effet bénéficient d’un délai supplémentaire pour rendre leur verdict. Jusqu’à quand ?

Le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui annonce cette prolongation, est plutôt évasif. Tout au plus, nous indique-t-on, que le panel est autorisé à poursuivre et parachever sa mission « au cours du mois de mars 2011 ». Cette imprécision montre bien que l’Union africaine a décidé de prendre son temps pour régler le problème ivoirien, du moins de se soustraire de la pression du temps, histoire peut-être de proposer une décision bien murie.

Le hic, c’est que le temps joue contre la Côte d’Ivoire, au regard du drame qui s’y joue aujourd’hui.

La situation sociopolitique y est devenue si préoccupante que les hésitations et louvoiements de l’Union africaine ne sont pas de nature à rassurer les populations aux abois. Elles qui attendaient fiévreusement la décision du panel annoncée dans un premier temps pour le 28 février avant d’être reportée au 4 mars. Avec ce report du verdict tant attendu, il faut craindre que les deux camps adverses ne se lassent d’attendre une décision qui ne tombe pas et donc engagent plus que jamais le dialogue des armes. « On ne croit plus au panel. Ce sont des chimères », déclarait d’ailleurs un leader du Rhdp. Des propos qui traduisent l’état d’esprit général dans les états-majors des deux protagonistes qui se disputent le fauteuil présidentiel. A cause des atermoiements de l’Union africaine, on est donc en train de glisser irréversiblement vers une militarisation de la sortie de crise, avec son lot de morts, d’exactions sans nom. Depuis quelques jours, on ne compte plus le nombre de personnes tuées atrocement aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Les affrontements meurtriers entre partisans de Gbagbo et Ouattara se généralisent dans les communes d’Abidjan et dans certaines villes de l’intérieur, au point qu’il n’est pas exagéré de parler de tragédie humanitaire dans les jours et semaines à venir, si d’ici là rien n’est fait pour stopper la saignée. Déjà, on assiste à un vaste mouvement de déplacement des populations d’Abobo et plus récemment de Koumassi, avec son corollaire d’insécurité alimentaire. La Côte d’Ivoire risque de sombrer dans le chaos si, faute d’une décision rapide de l’UA, le recours à la violence devient l’ultime moyen pour chaque camp de faire triompher sa position. Et ça, on ne semble point en être conscient au sein de cette organisation panafricaine.

Assane NIADA

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Les choses se compliquent encore en Côte d’Ivoire.

La France n’a pas obtenu la validation de sa position par l’ONU . Le Conseil de sécurité a rappelé, au contraire et à plusieurs reprises, la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Elle a donc fait pression sur la CEDEAO, organisation économique Ouest Africaine, pour reconnaître la victoire de M. Ouattara. Ce qui a entraîné par un simple principe de subsidiarité la position de l’Union Africaine. Celle-ci a du  renier, temporairement, le rapport de ses propres observateurs pendant le scrutin et celui de son médiateur, Thabo MBeki, envoyé à Abidjan au lendemain du scrutin. Ce dernier ne sera d’ailleurs rendu public qu’après le sommet d’Addis Abeba, deux mois plus tard.

Le sommet de l’UA à Addis Abeba le 31 janvier est revenu sur sa position et a créé, par une résolution de son conseil de paix et de sécurité, validée ensuite en assemblée générale, un panel de 5 chefs d’Etats pour évaluer les élections Ivoiriennes. le président Jacob Zuma pour l’Afrique du Sud, Le président de la Mauritanie, ceux du Tchad et de la Tanzanie et  BlaiseCompaoré du Burkina Faso forment ce panel de haut niveau.

Le président de la CEDEAO  a protesté vigoureusement, rappelant que la pratique voulait que sa décision soit automatiquement endossée par l’UA. Le secrétaire général de l’ONU, Ban KI Moon a déclaré que recompter les voies serait « une grave injustice » , et Nicolas Sarkosy est intervenu lui-même devant tous les chefs d’Etat d’Afrique… Autant le dire, c’est la panique dans le camps du mensonge…

Après le passage de leurs experts à Abidjan et au vue des éléments concréts, le panel ne s’orientait plus vers la reconnaissance de M. Ouattara. Celui-ci a alors relancé ces rebelles et mercenaires pour commettre des actes de terrorisme et guérilla urbaine, afin d’empêcher les chefs d’Etat de se rendre à Abidjan. Il pensait sans doute torpiller le panel de l’UA.  M. Compaoré et le secrétaire de la CEDEAO, derniers défenseurs de la position de M. Ouattara et de la France dans ce panel, ont refusé de se rendre à Abidjan, évoquant des raisons de sécurité.  Les autres chefs d’Etat, très déterminés, se sont rendus à Abidjan et ont rencontré tous les protagonistes. M. Ouattara a d’abord refusé de les recevoir, puis s’y est résigné.

Nous attendions leurs décisions aujourd’hui, lundi 28 février 2011 dernier délai. Ils devaient se réunir  à Nouakchott mais Blaise Compaoré a obtenu de repousser cette réunion au 4 Mars, après la visite officielle de M. Zuma en France. Sans cela, Jacob Zuma serait arrivé en France fort de la décision du panel de l’UA.  Nicolas Sarkosy va sans doute essayer d’infléchir la position de l’Afrique du Sud. Mais le conseil de paix et de sécurtié de l’union africaine veille. Il a prolongé aujourd’hui le mandat du panel afin de lui maintenir toute sa légitimité. Nicolas Sarkosy ne s’en sortira pas aussi facilement.

Mettant à profit ce délai, le clan des menteurs (rebelles, partisans de M. Ouattara, France, secrétaire général de l’ONU, pays voisins pourvoyeurs de mercenaires) devant à tout prix cacher leurs forfaits, tente , de toute urgence avant la nouvelle réunion de ce panel, de renverser le président Gbagbo et/ou de provoquer des actes de guerre civile. Il semble espérer que toutes ces actions finiront par aboutir à un éffondrement complet de l’Etat. Sans cela et si le panel et donc l’UA ne reconnait pas l’élection de M. Ouattara et s’aligne ainsi sur la position de l’ONU, la France devra, elle aussi, respecter les institutions ivoiriennes. Ainsi, elle reconnaitra, enfin et pour la première fois, la pleine indépendance de l’une de ses anciennes colonies d’Afrique. Ce serait la fin d’un « complot occidental contre la Côte d’Ivoire » pour reprendre le titre d’un article du député québécois Yves Rocheleau.

Voila ou nous en sommes, et les choses sont très tendues à Abidjan. L’émetteur de la télévision publique a été violemment attaqué la nuit de samedi. Les techniciens ont été tué et le matériel détruit. Abidjan a faillit rester sans informations. Heureusement un émetteur de secours a rapidement été bricolé.  Cela a rassuré et apaisé les citoyens .

Les gens sont excédés et le président Gbagbo ainsi que le leader non-violent Charles Blé Goudé, et toutes les forces positives de Côte d’Ivoire sont sur le point de perdre le contrôle d’une partie de la population chauffée à blanc par tous ces meurtres et toutes ces violences. Il leur faut absolument conserver la télévisions pour garder les gens chez eux, les calmer ou les canaliser dans des actions organisées et non violentes, où chacun surveille l’autre pour éviter les débordements….

La licorne, forces militaires françaises, a été soupçonné, comme en 2004, alors que Michèle Alliot Marie était ministre de la défense, de vouloir  prendre le palais présidentiel cette nuit. Des milliers de jeunes, principalement des étudiants, veillaient devant les grilles. Actuellement la licorne et l’ONUCI  tentent de contrôler l’aéroport, et la ville, mais des jeunes et des femmes désarmés et en grand nombre s’interposent. Les populations s’organisent pour déféndre leur liberté contre les agrésseurs armées qui, au yeux de tous, prouvent qu’ils ne croient pas à la démocratie et au droit. Ils n’attendront pas dans le calme les résultats du Panel. Dans le même temps Ban Ki Moon le secrétaire général de l’ONU, « le pire des SG que l’ONU n’ai eue! », est désavoué par le conseil de sécurité et de nombreux diplomates.

Pour garder espoir, en dépit de la situation sécuritaire encore confuse, les banques nationalisées s’organisent. Les fonctionnaires reçoivent leur salaire. Le président Jacob Zuma arrive en France pour une visite officielle. Il devra convaincre Nicolas Sarkozy de respecter l’Afrique.

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Guérilla urbaine : Les Fds capturent des mercenaires chez Amon Tanoh

Dans sa folie de prendre le District d’Abidjan pour l’offrir à la rébellion d’Alassane Ouattara, l’Onuci a forcé mardi 1er mars, à 5 heures du matin, les barrages des patriotes à Angré. Selon nos sources, les envoyés de Young Jin Choi ont passé en force les barrages de sécurité des patriotes et déversé des rebelles chez l’ancien ministre Rdr Amon Tanoh, dans le périmètre du «Café de Versailles» et à un appendice d’Université de Bouaké. Alertées, les Fds venues sur les lieux, ont réussi à capturer les mercenaires qui occupaient le domicile du responsable du Rhdp. Il y avait hier, un attroupement autour de cette maison. Et selon nos sources, les Fds demandaient à la foule de s’éloigner du site afin qu’ils puissent lancer l’assaut. Ce qui fut fait aux environs de 15 h, avec des unités Fds. On comprend que l’Onuci ne veut pas démordre tant que Ban Ki-moon et Sarkozy n’ont pas vu Alassane Ouattara installé dans le fauteuil présidentiel. Certaines indiscrétions affirment que l’Onuci veut attaquer le pouvoir le vendredi prochain, 4 mars 2011, jour de la réunion des membres du panel à Nouakchott.

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En manque de carburant : L’Onuci braque les stations d’essence

L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), a carrément abandonné sa mission première, celle de contribuer à ramener la paix dans le pays, pour s’engager résolument dans le braquage, le gangstérisme et la rébellion sanglante. Pour se soustraire à l’embargo sur le carburant dont elle est l’objet avec la Licorne, l’Onuci a braqué hier, mardi 1er mars 2011, selon des témoins, la station Pétro Ivoire d’Anonkoi-Kouté, à Abobo, et s’est servie en carburant sept autres stations-service en ont fait les frais. Surpris par des passants, les bandits onusiens ont paniqué et ont ouvert le feu. Faisant 3 morts et des blessés, transporté à l’Hma. Voilà le brigandage auquel Choi et sa troupe sont réduits. Des braqueurs de stations-service, des voleurs d’essence. Les gérants des stations sont avertis. Tant que les réservoirs des véhicules de l’Onuci seront secs et qu’elle ne renoncera pas à attaquer la Côte d’Ivoire, il faut être vigilant. S’il lui restait encore un minimum de dignité, Ban Ki-moon devrait rappeler sa troupe qui n’est plus la bienvenue en Côte d’Ivoire.
Rosine Manso

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