Archives de 5 mars 2011

LAURENT GBAGBO/ALASSANE OUATTARA LES SOUTIENS SIGNIFICATIFS DE L’UN ET DE L’AUTRE AU FASO


Le Burkina Faso, par rapport à la crise ivoirienne, ne voit pas autant de leaders de la société civile et politique, se prononcer comme c’est le cas au Cameroun. Un passé récent a montré au Burkina Faso qu’il en coûtait à ceux qui osaient prendre partie dans le conflit en faveur de Laurent Gbagbo : ils étaient automatiquement considérés comme des apatrides et traités comme tels. Cependant, les camps existent avec des partisans pour l’un ou l’autre des deux Ivoiriens. Au Faso aussi, les temps changent même si… !

LES SOUTIENS D’ALASSANE OUATTARA

Ils sont indubitablement les plus nombreux. Parmi eux, certains se sont exprimé de vive voix à travers des écrits et autres manifestations. Evidemment, il n’en coûte pas trop au Faso de traiter de « boulanger » Laurent Gbagbo et de déclarer qu’on soutient Alassane Ouattara.

Il y a parmi les premiers des soutiens d’Alassane Ouattara, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). C’est vrai que les amitiés entre les dirigeants de ce parti et ceux du Front populaire ivoirien (FPI) sont anciennes, que même dernièrement un accord a été signé entre les deux partis  à Ouagadougou. Mais la politique a ses raisons que la raison ne comprend pas toujours. Ainsi aujourd’hui, à travers moult déclarations notamment, le CDP a pris position pour Alassane Ouattara et son gouvernement également, de la bouche même de ses premiers représentants, Roch Marc Christian Kaboré, Simon Compaoré… Que pourraient-ils dire d’autre quand on sait que Blaise Compaoré lui-même a déclaré ADO vainqueur du scrutin ?

Après le CDP, il y a l’UPC. Le responsable de ce parti, Zéphirin Diabré, à travers une Déclaration signée, a reconnu Alassane Dramane Ouattara comme vainqueur du 2ème tour conformément à la décision de la communauté internationale, et depuis certains de ses partisans s’expriment également dans le même sens dans la Presse.

Comme autre parti reconnaissant Alassane Ouattara, il y a le PAREN de Tahirou Barry et dont Laurent Bado est le fondateur, qui a fait connaître sa position dans un document paru dans les médias.

Ce sont là les partis les plus significatifs qui soutiennent ADO. Il en est bien d’autres d’envergure plus modeste.

La société civile n’est pas en reste. Nombre de ses représentants ont publié des déclarations, préconisant de faire respecter le scrutin qui est en faveur d’Alassane Ouattara, voire même de recourir à la force pour faire partir du pouvoir, Laurent Gbagbo. Parmi ces associations, celles qui ont été créées en soutien d’Alassane Ouattara ne sont pas les moins offensives ! A noter que le Tocsin d’Albert Ouédraogo a pris fait et cause pour Alassane Ouattara en fustigeant le camp Gbagbo dans une récente déclaration. Quant au  Professeur Luc  Marius Ibriga, via son Forum Citoyen pour l’Alternance (FOCAL), sans appuyer ouvertement Dramane Ouattara, il dira en substance que le Conseil constitutionnel ivoirien s’est fourvoyé. Ca veut dire ce que ça veut dire !

LES SOUTIENS DE LAURENT GBAGBO

Du côté de ceux qui soutiennent le président Laurent Gbagbo, il y a incontestablement Me Hermann Yaméogo, président de l’UNDD, dont on connaît la position depuis 2002 et dont on sait aussi ce qu’il lui en a coûté et lui coûte encore par moments, à lui et aux siens, de rester fidèle à la dénonciation faite dès les origines sur l’attaque injuste dont la Côte d’Ivoire a été l’objet de la part d’une coalition internationale.

Après les élections du second tour en Côte d’Ivoire, Me Hermann Yaméogo a envoyé une lettre de félicitations à Laurent Gbagbo le 05 décembre 2010 et le parti a fait une déclaration le 11 décembre 2010 qui dénonce le mépris de la primauté du Droit en Côte d’Ivoire par la communauté internationale et exige le recours au dialogue plutôt qu’à la guerre pour sortir de cette énième crise. Le président du parti de la panthère rendra visite à Laurent Gbagbo dans la deuxième semaine de ce mois de février dans l’optique d’apaiser les tensions entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, et il restituera la substance de sa sortie aux responsables des structures du parti du Kadiogo et au Bureau exécutif national du parti le 19 février dernier. A nouveau, il affirmera sa conviction dans le fait que le Burkina Faso ne peut pas être partie prenante dans un conflit contre la Côte d’Ivoire.

Comme autre soutien au plan politique, clairement exprimé, il y a le RPN de Dicko Harouna qui, au cours d’une manifestation a déclaré comme étant seule valable, la décision du Conseil constitutionnel ivoirien.

Il y a des politiques qui ne soutiennent pas forcément dans le cadre partisan, Laurent Gbagbo. C’est le cas de François Kaboré du PDP/PS. C’est surtout celui de Mousbila Sankara, militant de l’UNIR/PS, qui n’a pas pris de gants pour exprimer son soutien à Laurent Gbagbo et pour dénoncer l’agression dont le pays d’Houphouët est l’objet.

Dans la société civile, nous en avons qui ne font pas également mystère de leur soutien à Laurent Gbagbo. C’est naturellement le cas des « Amis de Laurent Gbagbo » qui, munis de leur récépissé, ont toujours soutenu avant, pendant et après l’élection, de l’homme de Mama.

Il y a aussi Aristide Ouédraogo, journaliste, qui après s’être battu au sein du Collectif pour la défense de la Constitution (CODECO) au Faso, a pris des positions fermes en faveur du président Gbagbo aussi bien dans San Finna que dans « La Nation Vox Populi » dont il est le directeur de publication.

CEUX QUI SOUTIENNENT LAURENT GBAGBO NON OFFICIELLEMENT

Au nombre des Sankaristes, on n’a pas eu encore de prise de position claire et nette. Publiquement, on botte en touche mais il semble, selon certaines rumeurs, qu’une prise de position aurait été faite en confidence, en faveur de l’homme de Mama, de la part de certains de ses partis.
Issa Tiendrébéogo, quant à lui, auprès duquel nous avons eu un rendez-vous que nous n’avons pu honorer, s’il n’a pas encore publiquement fait connaître sa position, aurait fait savoir à qui de droit sa position en souhaitant que pour le moment, elle ne soit pas connue.

CEUX QUI SE RESERVENT PAR RAPPORT AUX DEUX PROTAGONISTES IVOIRIENS

Nous avons le FFS de Norbert Tiendrébéogo, qui, approché par nous sur la question, a préféré pour le moment dire qu’il n’y avait pas encore de réaction à son niveau.

Quant à notre ami Emile Paré, le Chat noir du Nayala, qui a montré à plusieurs reprises qu’il avait une indépendance de ton, il a  préféré ici être prudent, prétextant qu’en pareil cas, il fallait prendre le temps de l’analyse et de mieux exposer sa position plutôt que de se précipiter pour  trancher ou prendre position.

Nous avons contacté Philippe Ouédraogo du PAI qui, futé comme pas possible, nous donnera rendez-vous pour le lundi bien qu’il reconnaisse lui-même (pince sans rire !) qu’à cette date-là, notre canard serait déjà sur le marché, puisque paraissant ce jour-même.

Que dire enfin de Nana Tibo ? Il  a fait un déplacement en Côte d’Ivoire et  à son retour,  il a démenti les rumeurs de massacre de Burkinabé comme celles relatives à l’impossibilité de vivre en Côte d’Ivoire mais il n’a pas franchement déclaré soutenir Laurent Gbagbo. Il a même démenti que la rébellion soit partie du Faso, le tout en se répandant de propos glorificateurs sur Blaise Compaoré.

Voilà un petit peu levé un coin du voile sur les prises de position suite au conflit postélectoral en faveur de Laurent Gbagbo ou d’Alassane Dramane Ouattara.

Sans doute qu’après le dépôt du Rapport du panel des chefs d’Etat, emportant leur proposition contraignante de sortie de crise, qu’on y verra un peu plus clair et que les audaces se feront plus scintillantes.

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Suspension de parution des journaux du rhdp : Ouattara n`a plus d`argent pour payer les imprimeurs

A cause de la fermeture des banques, Alassane Dramane Ouattara n’a plus de liquidité pour assurer la parution quotidienne des journaux du Rhdp, c’est pourquoi, ils ont fermé.

Alors que seul le Nouveau Réveil est suspendu pour faute professionnelle et pour six jours, sept autres journaux de la même ligne éditoriale, ont suspendu leur parution par solidarité en invoquant l’insécurité. Or, l’insécurité étant aujourd’hui, la chose la mieux partagée par l’ensemble de la presse ivoirienne, dans la mesure où personne ne bénéficie d’un régime particulier, cet argument ne peut expliquer l’arrêt de travail de nos confrères. La vraie raison de cette humeur est que Alassane Ouattara n’a plus d’argent frais pour financer l’impression de ces journaux, soutenus à grands frais pour convaincre l’opinion qu’il est le Président de la République élu de Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010. Avant la fermeture des banques, les imprimeries acceptaient les chèques, ce qu’elles refusent désormais depuis la désorganisation du système financier. Elles veulent maintenant du cash avant d’imprimer quoi que ce soit. C’est cela la vérité. Les questions d’insécurité et de solidarité invoquées pour se taire momentanément, couvrent mal le désastre financier que traversent les confrères qui ne font plus recettes depuis que les Ivoiriens ont découvert leur option pour le mensonge, la manipulation et la désinformation. Ouattara est donc pris dans son propre piège de fermeture des banques. Une mesure impopulaire qui se retourne contre lui. En plus, on peut dire que c’est maintenant que nos confrères proches du Rhdp se mettent dans la logique de leur gourou, Alassane Dramane Ouattara. En effet, depuis qu’il a lancé son mot d’ordre de pays mort, où tout travailleur devait cesser toute activité, nos confrères s’étaient montrés indisciplinés, insubordonnés, puisqu’ils ont violé cette consigne pour continuer à produire. Or, lorsqu’on parle de pays mort, on parle de cessation totale d’activité. Aucun compartiment de la vie ne fait exception. C’est pourquoi, on comprend cette dame du Rhdp qui, selon l’information, la nuit, au lit, face à l’inspiration libidinale de son époux, elle lui a rappelé le mot d’ordre : « Chéri, repose-toi, c’est bien vous qui avez décrété pays mort, non ?… alors pays mort, c’est pays mort! on ne fait rien jusqu’à nouvel ordre ». En clair, en cessant de paraître, les journaux pro-Ouattara respectent enfin son mot d’ordre. On pourrait dire que le manque d’argent contraint nos confrères à se mettre dans le rang et à cesser de faire le contraire de ce qu’ils recommandent aux autres. Et plus Ouattara affamera ses collaborateurs, mieux il les amènera à le suivre dans sa folie.

Germain Séhoué

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Crise post-électorales : Enfin, le commando invisible se dévoile , « IB«  bel et bien en Abidjan / Voici les preuves

Qui est derrière les combattants qui livrent bataille, depuis quelques semaines, avec les forces de défense et de sécurité, à Abobo? Les masques tombent peu à peu et l’énigme se dévoile. Le visage du commando invisible ne se cache plus. Le père de la rébellion du 19 septembre 2002, Ibrahim Coulibaly, alias  »IB », qui s’est affublé désormais du titre de général, se réclame le commando.  »IB » ne s’en cache plus. Lui et ses hommes constituent la terrible force armée jusque-là sans visage, qui occupe une partie d’Abobo. Commune dite favorable à Alassane Ouattara, déclaré vainqueur des dernières élections présidentielles en Côte d’Ivoire par la Commission électorale indépendante (CEI) face à Laurent Gbagbo toujours assis dans le fauteuil présidentiel sur la base du verdict rendu par le Conseil constitutionnel. A la tête d’une nouvelle troupe baptisée  »les forces de défense et de sécurité impartiales de Côte d’Ivoire »,  »IB » est bel et bien en Abidjan. Comme le témoignent ses services, qui nous ont fait parvenir une déclaration (ci-contre) signée d’un certain capitaine Aka invisible. Mieux, l’image illustrant cette déclaration, où l’on aperçoit le père de l’ex-rébellion, tenant un bâton de commandement et donnant des instructions à ses hommes, serait la toute dernière prise sur le théâtre des opérations d’Abobo, dans la matinée d’hier même, pour témoigner de la présence dans la capitale économique ivoirienne de l’ex-major, déserteur de l’armée ivoirienne. Sur l’image, l’on aperçoit clairement M. Ibrahim Coulibaly, dans des habits tout neufs, identiques à ceux des forces de défense et de sécurité (FDS) qui tentent de déloger depuis quelque temps l’adversaire sans visage tapis dans les broussailles des communes d’Abobo et d’Anyama. Aux premières heures des combats dans ces communes, la rumeur avait circulé sur la présence à la tête des assaillants d’un autre chef de guerre, en l’occurrence, l’ex-commandant de zone des Forces armées des forces nouvelles de Séguéla, le  »mythique » Koné Zackaria, un fidèle à Ibrahim Coulibaly, en rupture de ban avec Guillaume Soro et ses hommes. Aujourd’hui, les choses se précisent davantage et la vérité se fait jour sur  »IB » et ses camarades, qui ont ressurgi sur les bords de la lagune Ebrié, à la faveur de la crise Gbagbo – Ouattara, pour tenter un autre coup de force visant à la restauration, ont-ils toujours clamé, de la justice, de l’égalité et de l’unité des Ivoiriens. Comment ont-ils fait pour se positionner à Abidjan? Qui les a réarmés? Pour qui combattent-ils? Leur communiqué ci-dessous en dit long sur leurs intentions. Toujours est-il qu’il faut prendre au sérieux la menace que constitue cette force, qui a constitué un kyste, comme à Monrovia, il y a quelques années, entre les FDS de Laurent Gbagbo et les FAFN de Guillaume Soro, Premier ministre et ministre de la Défense de Alassane Ouattara.

F.D.BONY

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