Archives de 8 mars 2011

Les sympathisants de Ouattara s’en prennent à la communauté libanaise!

Suite à une marche des femmes du RHDP, des violences ont été signalées cet après-midi dans la commune de Treichville où quatre personnes auraient été tuées selon la radio française RFI, proche du camp Ouattara. Selon cette même radio  » Les raisons de cette flambée de violence ne sont pas encore clairement établies mais d’après plusieurs sources la situation a dégénéré après qu’un Libanais ait tiré sur un manifestant. Dans la foulée, des jeunes de Treichville ont attaqué des magasins appartenant à des membres de la communauté libanaise. Des barricades ont été érigées, des pneus ont été brûlés, un car de la police aurait été incendié et les forces de défense et de sécurité sont intervenues sans ménagement. En fin d’après-midi, de source médicale, le bilan de cette journée de violence à Treichville était de 4 personnes tuées par balle, 3 hommes et une jeune femme, et d’une vingtaine de blessés ». Nos sources confirment effectivement qu’un Libanais aurait tiré sur un manifestant, qui sous le pretexte de la marche organisée par les sympathisants de Ouattara a tenté de piller son magasin. Si ce acte peut être condamnable, il faut reconnaître tout de même, que les magasins des libanais sont constamment pillés chaque fois que les marches pro-ouattara sont organisées. Surtout dans les communes d’Abobo et de Treichville. Il suffit de faire un tour dans la zone de samaké à abobo pour se rend compte des pillages perpétrés par les manifestants pro-ouattara. Actuellement dans la commune de Treichville, la communauté libanaise est sous la menace d’une repression sanglante. Plusieurs de leurs magasins ont été pillés. Surtout qu’on sait de quoi ces manifestants sont capables, il faut que nos autorités prennent vite des dispositions pour protéger cette communauté étrangère et leurs biens.

Publicités

Poster un commentaire

Embargo de l’Union européenne sur les médicaments vers la Côte d’Ivoire – Christine Adjobi (ministre de la Santé) rassure : “Il n’y aura pas de pénurie”

Il n’y aura pas de pénurie de médicaments en Côte d’Ivoire. C’est l’assurance donnée hier au cours d’une conférence de presse à son cabinet sis au Plateau, par Mme Christine Adjobi, ministre de la santé et de la lutte contre le sida. «Il n’y aura pas de pénurie de médicaments dans notre pays. Dans le souci d’assurer son devoir régalien, le gouvernement Aké N’gbo s’attèle à éviter à la Côte d’Ivoire une pénurie grave de médicaments afin de préserver la santé de ses populations», a rassuré le 6ème ministre de la santé du président Laurent Gbagbo en 10 ans de pouvoir, en réaction à l’embargo de l’Union européenne (UE) sur les produits courants et pharmaceutiques en provenance de l’UE vers les ports ivoiriens. Pour Mme Adjobi, qui a qualifié cet embargo de «crime contre l’humanité», «la souveraineté d’un Etat passe aussi par la capacité de ses gouvernants à prendre en charge de manière autonome et durable son peuple (…) Je remercie l’UE qui donne l’occasion à l’Etat de Côte d’Ivoire de prendre ses responsabilités». En attendant, selon l’oratrice, l’embargo de l’UE – pour imposer Ouattara au pouvoir – sur la Côte d’Ivoire a fait 24 morts de janvier à février à cause de la rupture des kits pour hémodialyse. Les médicaments de première nécessité comme les ARV, les antipaludiques, les antibiotiques sont disponibles pour les deux à quatre mois à venir. Dans le secteur privé, les pharmacies étaient selon le point de la situation demandé par le ministre à deux mois de stock. «En une vingtaine de jours de mise en œuvre de cet embargo ignoble sans précédent de l’UE, les grossistes privés sont en moyenne à 17% de taux de rupture de stock alors que celle-ci se stabilisait en situation normale entre 2 et 3%. (…) La pharmacie de la santé publique qui est la centrale publique d’achat de médicaments, elle présente 70% de taux de rupture de stock», a révélé Christine Adjobi. La situation est d’autant plus grave que, selon le ministre, 90% au moins des approvisionnements en médicaments de la Côte d’Ivoire se «font à partir de l’UE». Une quasi dépendance. Et 80% de ces médicaments sont acheminés par voie maritime et seulement 20% par voie aérienne. En décidant donc de prendre cet embargo, l’UE savait qu’elle prenait la Côte d’Ivoire à la gorge. C`est-à-dire qu’elle a programmé «méthodiquement la mort des populations ivoiriennes. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un holocauste». Car, «l’indisponibilité des médicaments essentiels et des dispositifs médicaux, aura pour conséquence à très court terme, l’arrêt de certaines interventions chirurgicales, la mauvaise prise en charge médicale de certaines pathologies, les difficultés à assurer les soins infirmiers, tout ceci contribuant à augmenter sans nul doute, la morbidité et la mortalité déjà élevées dans nos populations». Pour ce qui est du navire de médicaments détourné à Dakar, au Sénégal, le ministre a rassuré que les médicaments seront mis sur d’autres navires ne battant pas pavillon UE et seront dans les prochains jours au port d’Abidjan. En tenant compte de ces stocks flottants, la Côte d’Ivoire en plus des stocks en ce moment disponibles, peut tenir selon les perspectives les plus « optimistes (…) pour un mois en moyenne ». Le ministre Adjobi a dénoncé aussi le « silence coupable de l’OMS et de l’UNICEF » face à cette mesure inhumaine de l’UE.

Coulibaly Zié Oumar

Poster un commentaire

Réunion UA: Gbagbo représenté M.Pascal Affi N’guessan

Le président Laurent Gbagbo ne se rendra pas en personne à la réunion de l`Union africaine prévue jeudi à Addis Abeba sur la crise ivoirienne mais sera représenté par le chef de son parti, Pascal Affi N`Guessan, a-t-on appris mardi auprès de son entourage.

Président du Front populaire ivoirien (FPI), « M. Affi a quitté Abidjan en compagnie d`Alcide Djédjé », ministre des Affaires étrangères de , a affirmé à l`AFP Eric Ané, conseiller en communication de M. Affi.

Le président Gbagbo a préféré rester au pays « en raison de la dégradation de la situation sécuritaire interne », a expliqué M. Ané.

Laurent Gbagbo et son rival Alassane Ouattara, ont été invités à une réunion jeudi avec le panel de chefs d`Etat sur la crise ivoirienne et les présidents du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l`UA.

Retranché au Golf Hotel d`Abidjan sous un blocus des forces fidèles à M. Gbagbo et protégé par des Casques bleus et des éléments de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), M. Ouattara a accepté l`invitation.

Proche de M. Gbagbo et également convié, Paul Yao N`Dré, président du Conseil constitutionnel, n`a pas été vu à l`aéroport avec MM. Affi et Djédjé lors de l`embarquement, et il n`était pas possible dans l`immédiat de savoir s`il ferait le déplacement.

Les cinq chefs d`Etat africains du panel doivent se retrouver dès mercredi à Addis Abeba pour « finaliser les positions qu`ils doivent présenter au CPS jeudi », a-t-on appris auprès de l`UA.

Le panel est censé arrêter des décisions « contraignantes » d`ici fin mars, alors que la crise post-électorale a été marquée depuis mi-février par une flambée de violences, notamment à Abidjan.

Poster un commentaire

Impacts de la crise ivoirienne sur l’espace Uemoa – Les signaux au rouge

Les nouvelles ne sont pas bonnes à l’Union économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) suite à la crise que vit la Côte d’Ivoire, depuis décembre dernier.
Le comité de politique monétaire a procédé dernièrement à l’examen de la situation économique, financière et monétaire récente de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à la lumière des impacts de la crise politique en Côte d’Ivoire. Tous les participants à cette rencontre se sont préoccupés de la résurgence des pressions inflationnistes, consécutive au renchérissement des denrées alimentaires importées et à la progression des prix des carburants dans la plupart des pays. Le taux d’inflation, en glissement annuel, s’est, en effet, accru de 2,6 % entre fin septembre 2010 et fin décembre 2010 où il s’est établi à 3,9%. A cette date précise, les Etats membres de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) ont poussé l’outrecuidance, de pousser la Côte d’Ivoire et le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), l’Ivoirien Philippe Dacoury-Tabley, vers la porte de cette union. Conséquence directe de cette décision. L’Institution n’arrive plus à fonctionner correctement. La preuve, lors de cette rencontre du Comité de politique monétaire de Dakar au début de ce mois de mars, les experts ont relevé une évolution mitigée de l’activité économique, marquée par les effets de la crise énergétique dans la plupart des pays, les contre-performances du secteur industriel et la bonne orientation des secteurs tertiaire et agricole. En effet, pour le troisième trimestre consécutif, l’indice de la production industrielle s’est inscrit en baisse de 5,4%, en glissement annuel, au quatrième trimestre 2010, le secteur industriel ayant été affecté par le recul de la production des industries extractives et manufacturières. En revanche, l’activité commerciale s’est bien tenue, l’indice du chiffre d’affaires dans le commerce de détail ayant augmenté de 3,3%, en rythme annuel. Les dernières données des statistiques agricoles indiquent une progression de 15,1% de la production vivrière de la campagne 2010-2011. Le Comité de politique monétaire a noté que l’impact de la crise en Côte d’Ivoire sur les perspectives économiques de l’Union et sur le système financier régional pourrait être significatif en 2011. A cet égard, le Comité a demandé à la Bceao de poursuivre ses actions en faveur de la préservation de la stabilité financière dans la sous-région. Il a également recommandé aux Etats membres, la mise en œuvre de mesures structurelles de soutien à l’offre. Parce que, des pressions inflationnistes resteront fortes au cours du premier semestre 2011. S’agissant des perspectives, elles sont empreintes d’incertitudes, au regard de la situation que vit la Côte d’Ivoire. Le Comité de politique ne veut donc pas prendre de risques au niveau des taux directeurs de la banque centrale. Il a préféré ceux-ci en vigueur depuis le 16 décembre 2010. Ces taux des opérations sur le guichet prêt, il faut le rappeler sont à 3,25% et 4,25%. Par ailleurs, le comité a décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires, à son niveau de 7,0% en vigueur depuis le 16 décembre 2010. C’est pourquoi, il conseille aux Etats une vigilance accrue dans le suivi de l’inflation afin de prendre, en temps opportun, les mesures appropriées. Comme on le voit, les effets néfastes de la crise que la Côte d’Ivoire vit, ne touchent pas les Ivoiriens seuls. C’est toute la sous-région qui est concernée. Et si, dans les quelques mois, le pays décidait de battre sa propre monnaie. C’est toute la région qui sera enrhumée. Car, la Côte d’Ivoire est un solide levier économique de cette partie du continent qui a tous les atouts pour se prendre en charge. Joseph Atoumgbréattjoseph@yahoo.fr

Poster un commentaire

Réunion du CPS de l`Union africaine le 10 mars – Ce que révèle l`invitation de Yao Paul N`Dré à Addis-Abeba

Le président du Conseil constitutionnel ivoirien, le professeur Paul Yao N’Dré, sauf changement de dernière minute, prendra part à la prochaine réunion du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine annoncée pour le jeudi 10 mars 2011 à Addis-Abeba. Le président de la Commission de l’Ua, Jean Ping, qui est arrivé à Abidjan le samedi 05 mars dernier, a selon des sources, remis l’invitation à ce sommet, de trois personnalités ivoiriennes, dont Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, et Yao Paul N’Dré. Un trio sur lequel semble désormais reposer la sortie de crise pacifique en Côte d’Ivoire. Même si le président du Conseil constitutionnel n’a pas encore dit mot, et n’en dira certainement pas en ce qui concerne cette invitation, il se murmurait cependant hier en début d’après-midi dans son entourage qu’il se prépare pour ce grand oral sur la crise ivoirienne en terre éthiopienne. Que va faire Paul Yao N’Dré à Addis-Abeba, après avoir été à plusieurs reprises entendu par les médiateurs, les panelistes et les experts de l’Ua ? Pourquoi au siège de l’organisation africaine et pas en Côte d’Ivoire ? Des interrogations qui appellent à faire des constats en ce qui concerne l’invitation du professeur Yao N’Dré à Addis-Abeba. Le premier, c’est que parmi les institutions qui ont géré le contentieux électoral, notamment la commission électorale indépendante (Cei) dirigée par Youssouf Bakaoyoko, l’organisation des nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) de Young Jin Choi, seul le Conseil constitutionnel, en tout cas pour le moment, est convié à cette réunion de haut niveau. La plus haute juridiction ivoirienne en matière électorale, se trouve ainsi remise au coeur du débat sur le conflit post-électoral. Selon des sources diplomatiques, il faut en déduire que les membres du panel veulent opérer une sortie de crise pacifique, qui ne piétine pas la loi fondamentale ivoirienne. Dans le camp Gbagbo comme dans celui d’Alassane Ouattara, on estime, sur la base d’interprétations diverses, que toute solution de sortie de crise qui irait à l’encontre de la Constitution ivoirienne ne sera pas reconnue. L’Union africaine qui a certainement ses schémas de résolution de cette crise dans le tiroir, veut les conformer à la loi ivoirienne, afin d’éviter un conflit juridique. La pièce maîtresse de ce puzzle politique en constitution dans le pays d’Haïlé Selassié est bel et bien le professeur Yao N’Dré, le juge des élections en Côte d’Ivoire. Alassane Ouattara, reconnu président par la Cei et bien que soutenu par une grande partie de la communauté internationale, n’a pas manqué d’écrire au Conseil constitutionnel pour réclamer une investiture. En clair, les « décisions contraignantes » que l’Ua entend prendre doivent être en accord avec la Constitution ivoirienne. Mieux, dans la charte qui fonde son existence au chapitre II relatif aux objectifs, au point 2 précisément, l’Ua s’engage à « promouvoir et renforcer l’adhésion au principe de l’Etat de droit fondé sur le respect et la supprématie de la Constitution et de l’ordre constitutionnel dans l’organisation politique des Etats parties ». En un mot, l’Union africaine s’interdit toute violation des Constitutions de ses Etats membres. D’où la nécessité de trouver la solution à la crise en associant le Conseil constitutionnel. Le second constat fait par d’autres sources, c’est qu’il s’agit d’aller confondre le professeur Yao N’Dré, relativement à l’invalidation du scrutin dans certaines zones du nord du pays, à la suite d’irrégularités constatées pendant le scrutin du 28 novembre 2010. Le juge des élections a-t-il dit le droit ou non ? Cette question pourrait être au centre des débats à Addis-Abeba. Ceux qui répondent par la négative, brandissent l’article 64 du code électoral, qui stipule que « dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entâcher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante-cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ». Yao N’Dré n’aurait pas agi conformément à ce texte du code électoral, et devra donc s’expliquer sur la question. Les pro-Ouattara accusent le président du Conseil constitutionnel d’avoir fermé les yeux sur cet article pour «faire plaisir à son ami Laurent Gbagbo ». Cette accusation pourrait certainement constituer un boulet au pied du professeur de droit face aux chefs d’Etat de l’Union africaine. Aura-t-il les arguments nécessaires et le coffre qu’il faut pour convaincre son auditoire ? Va-t-il se dédire après avoir proclamé les résultats définitifs et investi Laurent Gbagbo comme président élu ? Le 10 mars nous situera. En attendant, et c’est le troisième constat, d’autres analystes pensent le contraire. Pour ceux-ci, il n’est pas question pour Yao N’Dré de se dédire et aucun juriste ne le ferait en pareille circonstance. Interprétant l’article 64 du code électoral, ils estiment que l’appréciation « des irrégularités graves de nature à entâcher la sincérité du scrutin » est du seul ressort du Conseil constitutionnel. De plus, Paul Yao N’Dré, en juriste averti sait sur quel terrain il joue. Parfait connaisseur de droit, il saura, mieux que quiconque, expliquer le mécanisme juridique qu’il a activé pour aboutir aux résultats définitifs des élections du 28 novembre 2010. Selon ses proches, le professeur de droit qu’il est dispose d’un arsenal juridique contenu notamment dans la Constitution, et qui lui permet de justifier son action sur les résultats du scrutin de sortie de crise. L’article 94 de la loi fondamentale ivoirienne constitue à cet effet un argument en beton pour Yao N’Dré. « Le Conseil constitutionnel contrôle la régularité des opérations des référendum et en proclame les résultats. Le Conseil statue sur l’éligibilité des candidats aux élections présidentielles et législative, les contestations relatives à l’élection du président de la République et des députés. Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs des élections présidentielles ». En amont comme en aval, le professeur Yao N’Dré est donc incontournable. L’Union africaine l’a compris et a décidé de trouver les voies de sortie avec le Conseil constitutionnel. Cette consultation va-t-elle tourner en faveur de Laurent Gbagbo ou d’Alassane Ouattara ? Où alors s’achemine-t-on vers un partage du pouvoir entre les deux personnalités. En tout cas, l’Union africaine semble l’envisager de plus en plus. En attendant, jusqu’à tard dans la nuit d’hier, les consultations se poursuivaient sur le départ ou non de Yao N’Dré au sommet de l’Ua.
Hamadou ZIAO

Poster un commentaire

Les FDS libèrent Toulepleu, des combats à Bloléquin

Les Forces de défense et de sécurité (Fds) sont parvenues hier lundi 07 mars 2011 à arracher la ville de Toulepleu des mains des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn). Selon plusieurs sources concordantes, les Fds ont réussi à occuper la ville en début d’après-midi, en y délogeant les troupes des Fafn. Pour rappel, il faut noter que le dimanche 6 mars dernier, après de nombreuses tentatives pendant plusieurs jours, les Forces nouvelles étaient parvenues à mettre pied dans la ville de Toulepleu, obligeant les FDS à se replier. L’un des éléments Fds joint, avait justifié ce recul par le fait que leurs adversaires étaient de véritables professionnels dont ils ne maîtrisaient pas encore les techniques. « Nous combattons désormais contre des armées professionnelles, des Anglophones et des Burkinabé », nous avait-il expliqué. Mais l’occupation de Toulepleu par les Forces nouvelles n’aura duré que 24 heures. Après avoir reçu un renfort du Groupement tactique centre du Comthéâtre, les Fds ont relancé les combats qui leur ont permis, selon les informations qui nous sont parvenues hier, de reprendre le contrôle de cette ville frontalière au Libéria, peu avant 15 heures. « Je peux juste vous dire que nous avons la sécurité de Toulepleu sous notre responsabilité », s’est contenté de nous dire un officier des Fds sur la question. Dans la débandade en leur sein, à la suite de l’offensive des Fds, les combattants des Fafn ont perdu leur repère. Alors qu’un groupe a eu le temps de replier en direction de Bin-Houien, le gros lot, selon nos sources, s’est fondu dans les forêts environnantes de la ville, et a pu se retrouver pour ensuite constituer une poche de résistance entre Bloléquin et Toulépleu. Ce groupe d’éléments des Forces nouvelles a choisi de s’attaquer à la localité de Bloléquin, ouvrant ainsi un autre front. Au moment où nous mettions sous presse, les combats dit-on, faisaient rage du côté de Bloléquin. D’autres renforts des Fds, partis de Guiglo à une quarantaine de kilomètres, étaient en route pour prêter main forte aux éléments à Toulepleu, et éviter qu’ils soient pris entre deux feux. Les combats avaient donc lieu aux portes de Bloléquin entre les Fds qui veillaient à la sécurité et les Fafn qui tentaient de prendre la ville.

Blaise BONSIE

 

Poster un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :