Archives de 10 mars 2011

Panel UA : Le gouvernement ivoirien dit « oui » à Zuma et Ould Taya

ADDIS-ABEBA – Les propositions des présidents sud-africain et mauritanien pour une sortie de crise en Côte d’Ivoire ont été acceptées par les représentants du président Laurent Gbagbo à Addis-Abeba, a-t-on appris d’une source proche de la délégation ivoirienne.

Jeudi, le groupe de haut niveau, composé des présidents de la Mauritanie, du Tchad, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et du Burkina-Faso, s’est réuni pour donner les « solutions contraignantes » attendues par tous.

Les Présidents Jacob Zuma et Abdel Aziz ont proposé le respect de la constitution par le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir et une élection dans un an. Cette solution s’oppose à celle proposée par les trois autres (Burkina-Faso, Tchad, Tanzanie) et qui préconise la mise en place d’un gouvernement d’union nationale sous la présidence de Ouattara.

« Nous n’accepterons jamais une proposition qui prévoit la démission du Président Gbagbo, parce qu’il est le dirigeant élu de la Côte d’Ivoire (…) Nous voulons simplement que le Président Gbagbo soit président, parce qu’il a été élu en vertu des lois du pays », a soutenu Alcide Djédjé, Ministre ivoirien des Affaires Etrangères.

Le gouvernement ivoirien, ainsi que plusieurs organisations de la société civile ont déjà exprimé leur volonté de voir la Constitution respectée dans le règlement de la crise.

Devant la crise née du refus d’Alassane Ouattara d’accepter sa défaite dûment constatée par le Conseil Constitutionnel, le président Laurent Gbagbo avait demandé la mise sur pied d’une commission multipartite de réévaluation de la situation.

Les avocats français Jacques Vergès et Laurent Dumas (ancien président du Conseil Constitutionnel français) avaient même proposé le recomptage des voix, comme cela a été le cas aux Etats-Unis et en Haïti, pour déterminer le vainqueur des élections.

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara, depuis son QG du Golf Hôtel où il est retiré avec l’ONUCI, la force  française Licorne et ses miliciens rebelles, tente de renverser le gouvernement  de Côte d’Ivoire.

 

SOURCE :DirectScoop


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Depuis la maca / Une centaine de militaires veulent prendre les armes – Voici leur message à Mangou

Ils sont un peu plus de 100 soldats issus des différents corps des Forces de défense et de sécurité ( Fds) ( police, militaires et gendarmes) à souffrir des affres de l’univers carcéral, à travers les prisons du pays. Le gros lot est à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan ( Maca), avec une soixantaine de détenus. Ils viennent de révéler leur intention de sortir des prisons, pour prendre des armes en vue d’aller au front contre les Fafn ( Forces armées des forces nouvelles). Dans un courrier qu’ils ont adressé au Général chef d’état-major, Philippe Mangou, ces prisonniers militaires, sollicitant son « pardon » pour les actes délictueux dont ils se sont rendus coupables, soulignent qu’ils sont disposés « à réparer leurs erreurs par un comportement républicain en allant combattre directement sur les différents fronts ». Ces soldats qui se sont écartés des règles morales et sociales sont
condamnés, pour certains à trois ans, d’autres à 5 et 6 ans, pour des délits de droit commun, notamment, « escroquerie, vol à main armées, abus de confiance», selon leur porte-parole avec qui nous avons échangé, le mercredi 9 mars 2011. Aujourd’hui, rongés par le remords, ils plaident pour une « grâce présidentielle », afin, selon eux, d’aller « combattre aux côtés de leurs frères d’armes sur les différents fronts ». « Nous, éléments des Fds, incarcérés dans les différentes prisons du pays, pour divers chefs d’accusations, venons soumettre à votre agrément, notre pardon que nous vous prions d’examiner avec forte bienveillance », déclare le sergent-chef D.D.V, un élément de la police nationale, leur porte-parole. « Soyez notre avocat auprès du président de la République en vue de son pardon pour ses enfants que nous sommes », poursuit leur porte-parole. « Relativement à la crise
militaro-politique qui déchire le pays, nous Fds incarcérés dans les prisons ivoiriennes, souhaiterions bénéficier d’une grâce présidentielle pour aller aider nos frères d’armes au front. Pris de remords et soucieux de réparer nos erreurs par un comportement républicain, nous souhaiterions que vous nous accordiez une seconde chance en acceptant notre réintégration dans les rangs et retrouver nos casernes qui nous manquent terriblement », ont dit ces soldats.

 

source : soir info

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Daloa – Les Jeunes patriotes bloquent deux véhicules de l’Onuci / Les casques bleus ouvrent le feu

Le mardi 8 mars 2011, deux véhicules de suprême fournisher, société qui ravitaille les soldats de l’Opération des Nations-Unies en Cote d’ivoire (Onuci) en vivres, sont arrivés à Daloa, en provenance de Yamoussoukro. Ils se rendaient à la base des casques bleus sise au quartier Kennedy 2 route de Zaïbo. Mais ils ont été stoppés par les jeunes patriotes qui se sont mobilisés pour barrer la route à ce convoi. C’était au quartier Tazibouo non loin d’une pharmacie. Cette action était menée en application du mot d’ordre du président de l’alliance patriotique Charles Blé Goudé, demandant aux jeunes patriotes d’empêcher la circulation de l’Onuci. Ayant appris que deux de leurs véhicules ont été bloqués, les casques bleus se sont déportés sur les lieux à bord d’un char. Pour dissuader les manifestants, ils ont tiré des coups de feu en l’air. Mais les jeunes ont maintenu leur position. Ces coups de feu ont créé une panique au sein de la population qui, depuis quelques jours, est sur le qui-vive, à cause de la présence d’hommes armés à Bédiala. Malgré les tirs, les rangs des jeunes patriotes ne cessaient de grossir. Les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds-ci), alertées, se sont déportées sur les lieux pour entamer la négociation entre les deux parties. Finalement, les choses sont entrées dans l’ordre. Mais le contenu des véhicules avait été emporté par des jeunes avant l’arrivée des Fds. Olivier Gonto Président du Cojep, Steven Biko de l’Ung, Djoto Hurbain de la Galaxie patriotique, Kouko Zogbo Sylvain Président de la Jfpi, qui étaient à la tête des manifestants, ont confié ceci : ‘’Depuis longtemps, la communauté internationale a mis l’embargo sur la Côte d’Ivoire. Nous n’accepterons pas que l’Onuci soit ravitaillée en vivres, il faut que tout le monde soit sur un pied d’égalité. Nous poursuivrons ces manifestations jusqu’à ce que la situation s’améliore dans notre pays. Nous mettons aussi l’embargo sur leur nourriture’’. Au moment où nous mettions sous presse, les véhicules de l’Onuci, stationnés à la Gendarmerie et à la préfecture de police, ont été libérés. Rappelons que le vendredi 25 février 2011, un affrontement entre les jeunes patriotes et les casques bleus au quartier Kennedy 1, a entraîné la mort du sergent Chef de police Groguhé Gnoleba Stéphane.

Kevin BAKOU

source:Soir Info

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Onuci et Licorne interdites de vol en Côte d`Ivoire

La mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci)
et la force française Licorne « sont interdites de survol et d`atterrissage »
dans le pays, a annoncé mercredi soir le gouvernement du président Laurent Gbagbo.
Cette décision est annoncée quelques heures après le départ d`Alassane
Ouattara, rival de M. Gbagbo , pour une réunion de l`Union africaine à Addis Abeba, censée
trouver une issue à la meurtrière crise post-électorale.
« Les aéronefs de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) et
ceux de l`opération Licorne sont interdits de survol et d`atterrissage sur
toute l`étendue du territoire de la République de Côte d`Ivoire », selon un
arrêté lu sur la télévision publique RTI.
« Toute autre opération exceptionnelle de survol et d`atterrissage est
soumise à autorisation préalable du ministre des Transports », ajoute le
gouvernement Gbagbo.
Il s`agit de « préserver l`intégralité et l`intégrité du territoire national
ainsi que la sécurité des biens et des personnes », a-t-il expliqué.
Le camp Gbagbo réclame depuis fin 2010 le départ de l`Onuci et de Licorne,
accusées de soutenir Alassane Ouattara depuis le scrutin contesté de novembre.

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A qui profitent les sanctions de l’UE ?

1. Qui de la Côte d’Ivoire, de la France ou encore des opérateurs économiques des différentes plate-formes portuaires ivoiriennes (port d’Abidjan et de San-Pedro) paient le plus lourd tribut des sanctions de l’UE? Parce qu’il est difficile de comprendre que dans le souci de vouloir asphyxier un individu et son camp, l’on mette à mal les activités de tout un secteur donné. Les sanctions de l’UE et de la France sur les ports ivoiriens, faut-il le noter, sont tombées le 14 janvier 2011. Ces sanctions concernent le gel des avoirs du port en France, l’interdiction aux navires immatriculés sur l’espace européen de faire des escales dans ledit port et l’interdiction pour le directeur général d’effectuer des missions en Europe. Dans les premiers jours, la note officielle de l’UE n’a pas porté ses fruits. Tout simplement parce que 99% des navires ne sont pas immatriculés en Europe. La plupart de ces navires sont immatriculés au Bahamas, à Panama et au Liberia où ils bénéficient de pavillons de complaisance. Fort de cet échec, la sanction a changé de cible pour s’étendre aux navires européens. Plus d’un mois après la mise en œuvre de ces sanctions, l’on note effectivement un ralentissement de l’activité économique en zone portuaire. Les navires continuent de venir dans les eaux ivoiriennes mais, à cadence réduite. La Côte d’Ivoire n’est, certes, pas dans une situation chaotique. Mais elle commence à ressentir durement les pertes de trafics. Bien que ces mesures soient désastreuses pour les autorités ivoiriennes, se sont les opérateurs économiques de la plate-forme portuaire qui en payent le lourd tribut. Ces hommes d’affaire commencent, du reste, à ne plus tenir le coup. D’où des mesures de compression, qui jettent involontairement à la rue des milliers de travailleurs. Aussi, les mesures prises n’épargnent pas de nombreux opérateurs privés (transitaires, consignataires et manutentionnaires), singulièrement des Européens, qui interviennent dans ces secteurs. C’est le cas de ce géant français sur les côtes ivoiriennes, dont les activités connaissent une sérieuse baisse à l’image de bien d’entreprises françaises installées au port d’Abidjan, et qui risquent de perdre leur position de monopole avec les tentatives de diversification de partenaires commerciaux par les autorités ivoiriennes en place.

I.B.

La riposte du camp Gbagbo
. Les grosses manœuvres de Gossio, DG du PAA

Le gouvernement Aké N’Gbo ne veut pas assister impuissant à la mort programmée des ports ivoiriens durement éprouvés par les sanctions de l’UE. Le premier responsable de la plate-forme portuaire d’Abidjan, Marcel Gossio, directeur général, a effectué une mission en Chine pour négocier de nouvelles opportunités d’affaires. En attendant une suite favorable à ces différentes missions, le camp Gbagbo réfléchit au développement d’un armement national. L’objectif étant de prendre des initiatives visant à garantir la continuité des opérations dans les ports d’Abidjan et de San-Pedro. La session extraordinaire de l’Assemblée nationale du mercredi 23 février a été le lieu pour les parlementaires de plancher sur cette question. Le ministre de l’Equipement et de l’Assainissement, Ahoua Don Mello, a énuméré les mesures urgentes prises au cours de cette session. Il s’agit, entre autres, du développement du transport maritime inter-côtier, l’affrètement de navires, le développement d’armements nationaux, la prospection de nouveaux horizons pour les échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire, eu égard aux conséquences des embargos sur les deux ports ivoiriens. Celles-ci se résument en termes de baisse de l’offre de transport maritime, mais aussi de trafic de navires. Pour le port d’Abidjan, selon le ministre Don Mello, de 7 navires en moyenne par jour en 2010, l’on n’enregistre plus aujourd’hui que 5 navires. Sans compter le renchérissement des coûts de transport et du fret, la forte déviation du cacao, le risque de fermeture de certaines entreprises du fait de la baisse des activités économiques, le détournement des trafics des deux ports vers des ports voisins. Conséquence, le port ivoirien, l’un des plus gros de l’Afrique subsahariennne, court le risque de la perte de sa position de leader de la sous-région. Par exemple, le chargement de cacao est passé de 21359 tonnes au 23 janvier 2010 à 1180 tonnes au 20 février 2011. Le tonnage en vrac est passé, sur la même période, de 24000 à 00 tonne. Cela montre qu’il y a danger à l’horizon. Si rien n’est fait pour sauver la situation.

I.B.

Source : L’Inter

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