Archives de 11 mars 2011

La Chine, l’Inde, la Russie… pour contourner l’embargo de l’Union européenne

Le Port autonome d’Abidjan (Paa) a décidé de contourner l’embargo pris le 15 janvier dernier, à son encontre par la France et l’Union européenne. Depuis cette date, l’autorité portuaire d’Abidjan multiplie les missions dans les pays d’Asie. Du 18 février au 5 mars dernier, une forte délégation de l’autorité portuaire d’Abidjan conduite par Pierre Mambé, Directeur général adjoint chargé des finances, de l’administration et de l’exploitation a séjourné en Chine. En se rendant dans ce pays, cette mission avait deux objectifs à atteindre. Il s’agit de poursuivre sa stratégie de diversification des partenaires du Port autonome d’Abidjan initiée en 2009 et qui a abouti à l’installation sur les bords de la lagune Ebrié de l’armement chinois Gmt. L’autre objectif, c’est de trouver des partenaires pour la mise en œuvre effective des différents projets identifiés par l’autorité portuaire. Ainsi, plusieurs contacts fructueux ont été noués. La délégation a rencontré successivement le groupe China shipping Lines (2ème armement chinois et 5e au plan mondial), Cosco container Lines (1er armement chinois et 4e mondial), ainsi que la société Pil (armement de Singapour dont la représentation en Chine s’occupe essentiellement du trafic sur le continent africain). A tous ces armements, la délégation conduite par Pierre Mambé a expliqué clairement ce qui se passe en Côte d’Ivoire et des sanctions de l’Union européenne contre les ports de San Pedro et d’Abidjan. Elle a aussi exprimé sa volonté de diversifier ses partenaires afin de ne plus dépendre exclusivement des partenaires traditionnels européens. Ce message a été bien reçu par les opérateurs chinois. Ceux-ci envisagent dans les jours à venir la création de lignes maritimes régulières à destination de l’Afrique de l’Ouest. Certains ont même envisagé, sur proposition de la délégation, la possibilité de faire d’Abidjan leur port d’attache et d’éclatement. En ce qui concerne la société Pil, ses responsables ont déclaré être très avancés dans la mise en œuvre d’une stratégie pour desservir le port autonome d’Abidjan. Deux sociétés d’affrètements sont également entrées dans le bloc des autorités portuaires d’Abidjan. Ce sont la société Cpm Corporation pour le transport des marchandises en vrac entre la Chine et la Côte d’ivoire et la société Imc, également dans le transport mais aussi pour le développement du commerce du ciment entre les deux pays. Dans le domaine du transit, la société Greenroad international qui effectue des chargements sur des ports européens à destination d’Abidjan a réaffirmé sa volonté d’accompagner le port d’Abidjan dans sa politique de diversification. Les sociétés Cnr et Taxing Sunhoo Shipbulding, l’une spécialisée dans l’industrie de construction ferroviaire, et de barges, avec le Port autonome d’Abidjan trouvé un accord de principe sur la signature de contrats d’achat. En outre, deux importantes entreprises de Btp, à savoir Shanghai Construction Group et China Sceco Group, spécialisés dans la construction de ports, de ponts, de routes et autres infrastructures sont disposées à octroyer des lignes de crédits dans le cadre des travaux qu’ils auraient à réaliser en Côte d’Ivoire. Pour Marcel Gossio, le succès de cette mission augure des lendemains meilleurs pour le port d’Abidjan. « Le succès de cette mission nous montre que le port d’Abidjan peut sortir de cette nouvelle impasse et reprendre sa place dans le concert des grands ports de ce monde », a indiqué Gossio, le président de la communauté portuaire d’Abidjan. Qui a invité l’ensemble des opérateurs économiques ivoiriens à s’intéresser à cette nouvelle destination afin de diversifier leurs partenaires. En tout cas, pour Jacob Ahoua Don Mello, si l’Union européenne et la France refusent de traiter affaire avec la Côte d’Ivoire, ces nouvelles destinations vont permettre au pays d’avoir de nouveaux partenaires et continuer à être plus fort que jamais.

 

source  le  temps

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AVIS DE DECES DE L’AFRIQUE

10 mars 2010 l’Afrique par le biais de l’UA, vient de rentrer par la petite porte de son histoire grâce à la capacité de certains des Présidents qui ont réussis cet acte infamant, pour les dignes fils et filles que nous sommes. Honte à l’Afrique, nous sommes dirigés par des incapables, des pleutres, des esclaves, des boys de la communauté internationale , dire des collabos leurs seraient trop honneur pour ces minables. Misérables êtres qui vouez aux hégémonies, les aspirations des peuples africains, qui espèrent à un lendemain auréolé de liberté, d’indépendance. Malheureusement tels des judas ils viennent de poignarder leur fille , la Côte d’Ivoire, fils indignes, car pour une seconde fois vous venez d’assassiner nos illustres fils Patrice Lummumba, Kwamé n’Kruhma, Thomas Sankara. Hélas nous venons de comprendre qu’en faîtes il existait encore en 2010 des soit disant présidents indépendants africains qui continuent par nostalgie, sinon quoi penser d’autre, à dire oui missié, bon missié. . Vous êtes des parias, des fils maudits de l’Afrique, car comment comprendre votre attitude sur ce le conflit post électoral en Côte d’Ivoire. Il y a eu des élections en Côte d’Ivoire, l’organe Administratif (CEI) en charge de donner les résultats provisoires de ces élections dans un délais de 72 heures, n’a pu le faire, La Cour Constitutionnelle prenant le relais, selon notre Code électoral, pour statuer sur ces résultats dont une partie prenante à ces élections à déposer un recours pour diverses irrégularités lors des dites élections. Statuant en la matière, elle déclara un vainqueur . Le droit à été dit comme le droit également est dit dans les pays de vos maîtres, et en tous points identiques. Quel ne fut pas notre grande surprise, quant le chef d’orchestre de cette cabale médiatique , en l’occurrence la France représenté par son président , criant haut et fort sur toute les tribunes internationales qui lui sont accessibles, qu’elle reconnaît que le candidat élu en côte d’Ivoire est celui annoncer par la CEI(organe administratif chargé de l’organisation des élection) et non le candidat reconnu par la Cour Constitutionnelle, la plus haute juridiction de notre État. Nous avons accepté de résoudre cet imbroglio sous différents auspices pour finalement reconnaître que seule l’U.A pouvait régler ce conflit. Pendant que la rébellion en côte d’Ivoire, perpétrait des exactions, des meurtres, des viols des actes de barbarisme dépassent toute logique humaine , que dis je brûlés , égorgés des êtres humains et ceci sous le silence complice de vos Maîtres. Et contre toute attente le CPS de l’U.A. Valide la décision de l’ONU car ce n’est qu’une répétition de la volonté d’asservir les peuples africains auquel vous avez apporté votre caution moral. Le lien de votre forfaiture http://www.au.int/en/sites/default/files/COMMUNIQUE_FR_10_MARCH_2011_PSD_THE_265TH_MEETING_THE_PEACE_AND_SECURITY_COUNCIL.pdf Et pour parachever votre comédie macabre vous demandez que le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire se fourvoie en reconnaissant ADO comme président. Le summum de la bêtise vient d’être prononcé. Par ce acte vous venez de confirmer que vous êtes la risée de toute la communauté internationale. De facto par cette recommandation vous démontrer que Alassane n’a jamais été élu président, puisqu’il n’a pas été investi par le conseil constitutionnel et donc vous confirmez par vos propos que seul le Conseil Constitutionnel est habilité a reconnaître le président de la Côte d’Ivoire, qui en l’occurrence est actuellement Son Excellence Monsieur Laurent Koudou GBAGBO. Frères et sœurs africains, Je suis au regret de vous annoncer que l’Afrique vient de perdre son âme. Décès survenu se jour 10/03/2011, peu après 17h, heure local, a l’hôpital International d’Adis Abeba, des suites de lâcheté et de manque de courage intellectuel de certains de ses enfants, pour écarter un cancer appelé FranceAfrique, maladie orpheline et pernicieuse, qui la rongeait depuis des siècles et qui a finalement eu raison d’elle, malgré la âpre résistance de son Excellence Monsieur Laurent Koudou Gbagbo et après la perte de ses organes vitaux, Lumumba , Sankara, N’Kruhma. Aux enfants de la défunte. Vous avez perdue une mère mais votre père, le Dieu des orphelins, des opprimés, des malheureux et des pauvres ne dort pas et voit vos souffrances. Prenez courage le combat de la vie n’est pas fini et il est a nos côtés. Mais la renaissance de la nouvelle âme Africaine vient d’éclore en Côte d’Ivoire, et nous ivoiriens et ivoiriennes allons démontrer à toute la terre entière, que notre liberté n’est pas à vendre, ni à brader sur l’autel de vos intérêts. Et vous fils indignes de l’Afrique, vous qui sacrifiez le peuple ivoirien pour je ne sais quels intérêts personnels, vos peuples respectifs en sont témoins ainsi que l’histoire. Vos noms seront écrits, avec le sang des innocents sacrifiés, sur les tablettes de l’histoire de notre nouvelle Afrique, afin que toutes les futures générations africaines s’en inspirent pour ne pas commettre la même forfaiture. Prions chers frères et sœurs et surtout demeurons dans la foi car il existe Dieu pour toutes choses

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Burkina Faso : La France doit cesser de soutenir un dictateur face à la révolte de son peuple !

Après 24 ans de dictature et d’impunité, l’explosion de colère de la jeunesse burkinabé face au régime de Blaise Compaoré s’étend à tout le pays. Les manifestations se multiplient et les symboles du pouvoir sont incendiés. En continuant à soutenir, à contrecourant de l’Histoire, un des dictateurs « amis de la France », la diplomatie française prend à nouveau le risque de se discréditer.

La mort, le 20 février à Koudougou, d’un collégien à la suite d’exactions policières, a mis le feu aux poudres : les jeunes se sont révoltés après les déclarations officielles attribuant le décès à une méningite. Depuis le 22 février, des manifestations violemment réprimées se succèdent dans la plupart des villes du pays, moyennes ou petites, et aujourd’hui dans la capitale. Ces répressions ont fait plusieurs morts. A Ouahigouya, Yako, Koupéla, Léo, Dori, Gourcy et ailleurs encore, les jeunes ont incendié les commissariats de police, parfois les locaux du parti au pouvoir et les bâtiments des autorités régionales.

Cette révolte est celle à laquelle est contraint un peuple qui ne croit plus en d’autres alternatives : arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, Blaise Compaoré s’y maintient depuis 24 ans par des élections truquées. « Réélu » en novembre au terme d’un scrutin contesté, avec seulement 1,5 millions de voix (soit 80% des suffrages exprimés !) dans un pays qui compte 16 millions d’habitants, il entend désormais modifier la constitution pour pouvoir conserver son fauteuil indéfiniment. Aux côtés de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 ou de Denis Sassou Nguesso, il fait figure de doyen de la Françafrique, dépassant en longévité le régime d’un Ben Ali. Cet embrasement, que les structures politiques et syndicales ne parviennent pas à canaliser, est aussi le résultat logique est inéluctable de 23 ans d’impunité et de criminalité politique : assassinats politiques non élucidés (dont celui du journaliste Norbert Zongo en 1998), disparitions de dirigeants de syndicats étudiants, répression violente et systématique des manifestations étudiantes et lycéennes. Quant aux procédures judiciaires lancées par la famille du président Thomas Sankara pour connaître la vérité sur son assassinat en 1987, elles n’ont à ce jour connu aucune suite.

Les autorités françaises ont jusqu’à présent renouvelé sans cesse leur soutien à ce pouvoir criminel pour en faire un point d’appui de leur influence dans la région. Invité d’honneur de l’Elysée, le 14 juillet dernier, Blaise Compaoré accueille avec bienveillance les troupes d’élites françaises dépêchées dans la zone sous le prétexte de lutter contre AQMI , avec les résultats que l’on connait, et est sans cesse présenté par ses amis français comme un homme de paix dans la région. Pourtant, il est persona non grata en Côte d’Ivoire, suspecté d’avoir depuis toujours soutenu les rebelles aujourd’hui alliés à Alassane Ouattara, ce que les câbles de Wikileaks tendent à confirmer ; et au Tribunal spécial sur la Sierra Leone, le bureau du procureur a reconnu mercredi que tant Mouammar Kadhafi que Blaise Compaoré avaient soutenu Charles Taylor dans l’un des conflits les plus sanglants du continent. Quant à la Sécurité présidentielle qui orchestre depuis toujours la répression au Burkina, son chef, Gilbert Diendéré avait été décoré de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy en 2008.

La jeunesse burkinabé démontre que les révolutions face aux dictateurs ne sont pas l’apanage du Maghreb et du Moyen-Orient et que la « théorie de la stabilité », que la France a toujours promue en soutenant sans complexe les pires dictatures du continent, est une impasse stratégique en plus d’être un crime politique intolérable. Du Congo-Brazzaville, où l’Elysée a également fait décorer de la Légion d’honneur le chef de la Sécurité le mois dernier, jusqu’à Djibouti, où les autorités répriment violemment les manifestations populaires depuis fin janvier, les peuples africains attendent de la France qu’elle cesse de mettre son « savoir-faire » au service des autocrates.

L’association Survie renouvelle donc son appel au gouvernement à mettre fin à toute coopération militaire et policière avec ces régimes, avant que l’Histoire ne l’y contraigne à nouveau.

 

SOURCE : SURVIE

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PANEL SUR LA COTE D’IVOIRE: UNE FARCE DESTINEE A FAIRE PARTIR GBAGBO « PACIFIQUEMENT

J’ose croire que le pouvoir en place ne s’est pas laissé piéger par cette proposition de constituer un panel de chef d’état pour venir enquêter sur les conditions des élections en Côte d’Ivoire; parce que cela n’est rien d’autre qu’une grosse farce destinée simplement « à amener Alassane Ouatarra à exercer la réalité du pouvoir » dans le pays « par la négociation. Cela a même été affirmé par Jean Ping en début de sommet. Cette décision semblait alors déjà arrêté avant le début du sommet et avant que les membres du Conseil de Paix et de Sécurité ne se réunissent http://news.abidjan.net/h/389397.html La Présence de Nicholas Sarkozy a ce sommet trahi le secret de ce complot de l’Union Africaine. Selon son agenda qui nous a été communiqué, il rencontrera personnellement le président sud-africain Jacob Zuma avec qui il parlera de la crise ivoirienne. Nicolas Sarkozy, selon des informations en provenance du Quai d’Orsay, ne veut pas perdre la face dans la bataille qu’il a engagée en Côte d’Ivoire contre Laurent Gbagbo. Nicolas Sarkozy et sa délégation de 60 personnes ont tout prévu. Chaque président africain présent au sommet et qui soutient la paix en Côte d’Ivoire et les propositions du président Laurent Gbagbo aura son chien de garde français. Ainsi les présidents gambien Yaya Jammey, angolais Eduardo dos Santos, ougandais Yoweri Museveni et tous les autres auront-ils, dans leur suite présidentielle, la visite des collaborateurs de Sarkozy que sont : la ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Coopération, les Monsieurs Afrique de l’Elysée et du Quai d’Orsay, etc. Selon certaines indiscrétions, il devait proposer un deal au Président Zuma: lui permettre de rentrer au conseil de sécurité de l’ONU, mais en retour, lui permettre de ne pas perdre la face dans le dossier ivoirien. Zuma cédera t’il? Attendons de voir. Ces dessous ont du être expliqué à Ouattara, qui le 29 janvier 2011, s’était ouvertement insurgé contre les propositions du CPS http://directscoop.net/2011/01/29/le-camp-ouattara-s%e2%80%99oppose-a-l%e2%80%99ua-et-s%e2%80%99en-prend-au-president-sud-africain/ Et qui ce 30 Janvier 2010 l’applaudit http://news.abidjan.net/h/389397.html Etonnant ce revirement, à moins que Sarkozy qui est rentré ce 30 janvier soir, lui ait expliqué, que finalement sa mission a réussi et qu’il n’a pas de souci à ce faire. Pour ma part, je reste convaincu que cette farce sera très vite perçue par le Camp Gbagbo et qu’il saura trouver les solutions idoines à cette énième mascarade. D’autre part, ne nous avait-il pas été rapporté par les différentes parutions de journaux ivoiriens que les rebelles avaient demandé un délai de 1 mois environ pour assoir leur stratégie de la prise d’Abidjan et surtout pour s’exercer aux maniements des armes que l’ONUCI lors a fait livrer a Bouaké?. Les ennemis de la Côte d’Ivoire commettent tous une erreur, qui en mon sens les emportera tous: Celle de croire que la Côte d’Ivoire s’identifie à Gbagbo; s’est plutôt Gbagbo qui s’identifie à la Côte d’Ivoire. Parce que le panel des 5 chefs d’états ne réussira peut être à imposer leur conclusion a Gbagbo et a Ouattara, mais pas à la Côte d’Ivoire qui elle reste souveraine; si leur décision va à l’encontre de celle que nous avons prise le 29 novembre 2010, nous saurons défendre notre souveraineté; ils ont peut être oublié l’après Marcoussis et leur tentative de dissolution de nos institutions notamment l’Assemblée Nationale; aucune de ces résolutions ne peut passer sans l’avale du peuple lui seul. Nous reviendrons sur ce point dans nos prochaines consultations; d’ici là restons vigilent. Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire FOFANA KHALIL

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Après les affrontements entre forces loyalistes et rebelles à l’Ouest / Le torchon brûle entre le Consulat de France et l’Onuci

Une affaire de « trente cadavres de Blancs » oppose en ce moment le Consulat de France et l’Onuci. Les violents combats, à l’ouest, auraient fait de nombreux morts dans les rangs des soldats onusiens parmi lesquels figureraient des soldats de la force Licorne. La France s’oppose au rapatriement des dépouilles sur sa base du 43e Bima. Y a problème !

Le Consul de France en Côte d’Ivoire n’est pas du tout content de la représentation onusienne en Côte d’Ivoire (Onuci). Tout serait parti des affrontements à l’Ouest précisément à Toulepleu, depuis lundi et qui continuaient jusqu’à hier jeudi 10 mars. De violents combats ont opposé les forces loyalistes ivoiriennes aux factions rebelles soutenues par les casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).

Dans la localité de Toulépleu, ces affrontements ont fait de nombreux morts dans les rangs de la rébellion soutenue par les forces onusiennes. Mais fort curieusement de sources loyalistes, l’on dénombre des combattants de race blanche. «Une trentaine », indiquent nos sources loyalistes basées à l’Ouest, sans trop de précisions. Le jeudi 10 mars, les hélicoptères militaires marqués Un ont procédé au rapatriement des dépouilles de la « race blanche » vers Abidjan. La destination a été formellement identifiée comme étant la base française du 43e Bataillon d’infanterie de la marine (Bima), à Port-Bouët à proximité de la base aérienne des forces loyalistes ivoiriennes et de l’aéroport civil Félix Houphouët-Boigny.

Une démarche qui n’aurait pas été du goût des autorités françaises. En effet, selon nos sources proches de ce dossier, le Consul de France est rentré dans une colère noire. Il a fortement désapprouvé cette option de l’Onuci qui a consisté à rapatrier les dépouilles des soldats « blancs » sur la base militaire française. Toutes choses qui donnent l’impression que la France combat officiellement aux côtés des factions rebelles, se serait-il opposé sans commune mesure. Ce qui bien évidemment mettrait très mal à l’aise une partie de la communauté internationale et bien plus, la diplomatie française.

Celle-ci jusqu’ici continue de justifier la présence des militaires français en Côte d’Ivoire, par l’appui et l’assistance logistique aux Casques bleus en vue d’aider ce pays à sortir définitivement de la crise. Même si au moment où mettions sous presse, rien n’indiquait qu’il s’agissait des soldats de nationalité française opérant sous le couvert de la force Licorne, ou des mercenaires recrutés pour prêter main forte aux rebelles du Nord d’Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, le fait même de rapatrier ces « soldats blancs » au camp français serait perçu comme un signe officiel de la France qui bascule dans la violence au détriment des populations civiles.

Ce, contrairement au principe d’impartialité et à la mission de pacification qui est la sienne en Côte d’Ivoire. Etant donné que ces violents combats qui se déroulent presqu’au quotidien sur l’ensemble du territoire ivoirien font de nombreuses victimes parmi les civils. La commune d’Abobo dans le District d’Abidjan est un cas d’exemple de violences notoires dont les principales cibles sont les personnes (femmes, enfants, et vieillards compris) connues pour leur sympathie pour La majorité présidentielle du président Laurent Gbagbo. Les organismes de secours sont débordés face à l’ampleur de la désolation des populations civiles.

Selon une autre source militaire, le Consul de France aurait fermement recommandé à l’Onuci de « reprendre ces cadavres et de laisser la France en dehors de tout cela ». Fortement embarrassés, les hommes de Young Ji-Choï le Représentant du Secrétaire général des Nations unies, ne se sont pas fait prier, ils ont tout simplement abdiqué. Les dépouilles de la trentaine de « soldats français » ou des mercenaires blancs ou même les deux catégories à la fois, se trouveraient, jusqu’à hier, au siège de la Représentation onusienne à l’ancien hôtel Sebroko. Un autre colis très embarrassant, pourrait-on dire, pour l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) accusée, non seulement par le camp présidentiel du président Laurent Gbagbo « d’impartialité ».

Mais également par les populations civiles qui ne comprennent toujours pas pourquoi les Casques bleus sont indifférents face à leurs souffrances dans les combats opposant les forces loyalistes ivoiriennes et les rebelles. Tout récemment à Abobo, ces populations civiles ont encore pointé un doigt accusateur vers les Casques bleus de l’Onuci d’être à la base de leur malheur. Ces Casques bleus sont formellement identifiés dans divers sous quartiers de cette commune peuplée de plus d’un million d’habitants, de « faire des missions de reconnaissance au profit des rebelles d’Alassane Dramane Ouattara», avant les affrontements avec les forces régulières ivoiriennes.

Bertina Soro

source: Le Temps

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