Archives de 22 mars 2011

Général Mangou : « Bientôt le soleil va se lever sur la Côte D’Ivoire »

Le Chef d’Etat-major des armées, le Général de Corps d’Armée, Philippe Mangou a salué la détermination des milliers de jeunes Ivoiriens, qui ont littéralement investi le camp Gallieni, à intégrer les rangs des Fds pour défendre le pays. «Je salue votre engagement et votre détermination à défendre la souveraineté de la Côte d`Ivoire. Est-ce que je peux compter sur vous pour la défense de la souveraineté de la Côte d`Ivoire?», a lancé le Général Mangou à la foule. «Oui, on veut des kalaches», ont répondu en chœur les jeunes. «Bientôt, le soleil va se lever sur la Côte d’Ivoire. Vous êtes sortis nombreux pour porter le treillis et défendre votre pays. C’est bien. Tout le monde sera recruté, sans condition d’âge. Ce qui compte c’est la volonté et la détermination de chacun de vous», a fait savoir le Cema. Il a invité les jeunes à se faire inscrire dans l’un des dix points d’enrôlement ouverts. Ensuite, a-t-il indiqué aux jeunes volontaires, «repartez tranquillement, on vous convoquera le moment opportun». Pour le leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé qui était au côté du Cema, l’heure n’est plus aux discours. Il a félicité les jeunes qui sont venus nombreux se faire enrôler au sein des Fds. Selon lui, il y a longtemps que les jeunes attendaient ce moment. Parce qu’ils sont déterminés à entrer dans l’armée pour libérer leur pays, a fait savoir le «Général» Blé.

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La diaspora nigériane à la CEDEAO: « Trouvez une solution pacifique à la crise ivoirienne »

La diaspora nigériane en Côte d’Ivoire a invité, le lundi 21 mars 2011 au cours d`un point de presse à Marcory, la CEDEAO à trouver une solution pacifique à la crise ivoirienne. «La CEDEAO doit trouver une solution pacifique à la crise ivoirienne dans l`intérêt des ses populations en Côte d`Ivoire et des Ivoiriens», a indiqué le président du Conseil d`administration de la diaspora nigériane, Don Alexander, par ailleurs vice-président de la Commission internationale de la paix (CIP). Il a déploré le climat socio-politique délétère, avant d`inviter les jeunes à éviter le piège de la politique qui ne constitue pas la principale activité en Côte d`Ivoire. «En tant que vice-président de la CIP en Afrique, nous n’avons pas pu travailler compte tenu de la crise que vit le pays. Or, nous avons un grand rôle à jouer dans la résolution de cette crise. Mais avec l`exacerbation de la violence, nos partenaires qui doivent venir nous aider à trouver des solutions ne peuvent le faire», a-t-il invité. Le PCA de la diaspora nigériane dit avoir fait venir en Côte d’Ivoire 18 journalistes, dans le mois de février, pour venir observer la crise ivoirienne que vit les ressortissants nigérians sur le sol ivoirien. Cela, a-t-il fait remarquer, parce qu’il y a des rumeurs qui circulent au Nigeria relatives à une prétendu massacre de leurs ressortissants en Côte d`Ivoire. «Je demande pardon aux politiciens parce que si nous mourons tous, ils n’auront personne à diriger. C’est vrai qu’il y a un eu gagnant à l`issue de la présidentielle et un perdant, mais si le pays brûle, nous allons tous mourir», a-t-il annoncé, avant d`indiquer : «dans les jours a venir, je vais convoquer une grande rencontre avec tous les présidents et dirigeants des communautés vivant sur le sol ivoirien à une réunion de concertation pour trouver une solution favorable à cette crise».

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La riposte fatale des Fds – Rebelles, mercenaires, Fn… débandade totale

L’enfer pour les hommes de Ouattara a deux noms, Port-Bouët II à Yopougon et Pk 18 à Abobo. En effet, la volonté, la détermination, la force de frappe des hommes du Gal Mangou, Cema ont annihilé en eux, toute illusion la semaine dernière.
Le bilan, une véritable hécatombe pour les rebelles. Si Ouattara et son gouvernement devaient porter le deuil et distribuer des billets de faire-part, nous ne pouvons imaginer ils seront dans l’obligation d’en confectionner combien. Mais comme il n’en a cure depuis sa folie meurtrière de vouloir être le premier des citoyens d’un pays qui ne veut pas de lui.Au niveau de ses troupes, c’est aujourd’hui, la débandade totale. Les chefs de troupe présents à Abidjan s’étant quasiment tous refugiés à Bouaké. Au nombre de ceux qui ont pris leurs jambes à leur cou, devant la fureur des Fds, Chérif Ousmane, Tuo Fozié, Ib, capitaine Alla, le grand planificateur des égorgeurs d’Ivoiriens et des pyromanes. Aujourd’hui, le fameux commando invisible est réduit, aux apprentis- gbaka dits « balanceurs» recrutés sans expérience de maniement d’arme, ni formation de base. La consigne qu’Alla leur a laissée: «Venger vos frères tombés, en tuant les Fds». La lâcheté et la couardise aidant, il livre à nouveau de la chair à canon aux Forces de défense. Car, en réalité, il a du mal à convaincre les 220 Sénégalais, 200 Burkinabè qu’il a laissés sur place de se lancer dans des opérations suicidaires.En effet, voici des soldats aguerris certainement et bien formés probablement, mais incapables de distinguer Attécoubé de Cocody, à qui on demande de faire le saut dans l’inconnu en attaquant des objectifs qu’ils ne pourraient fixer avec exactitude des yeux sur une carte du District d’Abidjan.En abandonnant leurs compagnons d’infortune à leur tragique sort, les fugitifs se sont repliés sur Bouaké au prétexte de vouloir rencontrer le Cema de Fafn, Soumaïla Bakayoko pour qui, aucun de ceux ci-dessus cités n’a la moindre considération. Selon leur version, partis le samedi 19 dernier, ils seraient de retour dimanche 20. Or jusqu’à présent aucun ne s’est montré au PK 18. La panique s’est généralisée. La peur devient de plus en plus grandissante dans le camp des rebelles depuis que des informations pertinentes parlent de plus en plus de commandos spéciaux lancés aux trousses des différents chefs rebelles tant ici que dans les zones Cno.Pour des gens, qui effectuent juste un voyage de 24h, y avait-il besoin de mettre en place, un nouveau système organisationnel ? A preuve, ils l’ont fait comme suit :Superviseur des corridors, où ils passent leur temps à racketter les paisibles citoyens, l’officier burkinabé Sawadogo.Un nouveau superviseur après la mort certaine des premiers tombés à Port-Bouët II, du nom d’Issiaka est désigné.Diakité restant le chef d’hébergement en faisant chanter tous les propriétaires qui refuseraient d’héberger des rebelles à Anyama ou à Abobo.Sur le plan popote, l’Intendant général Ahmed est à la tâche avec de très maigres provisions pour tant de monde :- 2 tonnes de sac de riz – 25 bidons d’huile -12 sacs de pommes de terre Il faut comprendre que les voies de ravitaillement sont aux mains des Fds. Qui plus est l’Onuci le pourvoyeur général ne peut plus se pavaner impunément comme il en avait l’habitude face aux mesures restrictives gouvernementales.Donnant une façade de continuité d’actions pour apaiser l’inquiétude grandissante qui se lisait sur le visage pour ceux qui restaient sur place et faire front aux rumeurs persistantes et probablement fondées annonçant que les Fds donneraient le week-end passé, l’assaut final et fatal au kyste du Pk 18, les chefs renégats ont aussi mis en place un semblant de structure opérationnelle :Chef principal d’opération : Coulibaly Com secteur de Dibobli.Chef formateur de 340 apprentis gbaka dernièrement recrutés: Bm de Guiglo.chef de la poudrière : Ousmane Kanto, officier burkinabé, Blaise Compaoré et Alassane Ouattara ne faisant plus confiance aux alliés ivoiriens, préfèrent donner la clé de la poudrière à un de leur compatriote dans la crainte d’un retournement interne de la situation ; en effet, les rebelles ivoiriens supportent de plus en plus mal, les exactions commises par les soldats de l’Ecomog sur leurs concitoyens.Ils ont à cœur d’ouvrir un front interne à eux pour mettre fin aux exactions et aux destructions des biens publics par ces derniers.Surtout lorsque les dernières consignes données par Ouattara, Soro, Alla, colonel Miézan et les officiers burkinabé et malien sont effarants et révoltants concernant les objectifs visés :1/ Brûler la Sir, la Gestoci, le Port d’Abidjan pour créer de véritables pénuries irréversibles sans préjuger des catastrophes humaines et autres qu’une telle action pourrait engendrer.
2/ Faire sauter l’unité de fabrication des bouteilles de gaz.
Ouattara leur aurait dit que le Burkina et le Mali leur fourniraient le carburant nécessaire pour continuer leur sale besogne. Surprenant pour ces pays de production pétrolière imaginaire; étonnant pour ces deux pays aux raffineries virtuelles. Les rebelles ivoiriens commencent à comprendre le jeu de leurs commanditaires : Le grand rêve de Blaise Compaoré étant de faire de la Côte d’Ivoire une province burkinabé, avec des Ivoiriens tendant la sébile dans les rues de Ouagadougou.Pour ces derniers objectifs, cela fait des semaines et des mois que les Fds les attendent, eux et leurs acolytes de l’Onuci et de la Licorne de pied ferme.Nous rentrons donc dans une semaine décisive avec les forces en présence :

A/ Les Fds
Les Fds viennent de prouver au-delà de la détermination que leur capacité d’engagement volontariste n’aura de fin que lorsque la Côte d’Ivoire aura recouvert son entièreté physique et sa souveraineté totale. Leur tiédeur qui n’avait de seule raison qu’humanitaire a laissé la place à leur volonté guerrière dès lors que toutes les conditions sécuritaires nécessaires à la sécurisation des populations ont été remplies. Puis, superbement dotées d’armements modernes adéquats, avec en plus, l’arsenal indispensable de combat pour la guérilla urbaine, les Fds n’entendent plus s’arrêter en si bon chemin après leur offensive victorieuse de la semaine. Le glas a sonné pour ces aventuriers sans foi ni loi qui croyaient venir en villégiature en Côte d’Ivoire comme ils ont eu à le faire en 2002.Les anciennes Fanci, à bout de souffle, bureaucratisées à souhait pour les besoins de la cause sous feu Félix Houphouët-Boigny n’avaient pas eu de véritable répondant lors de leur assaut sur Abidjan. Mais aujourd’hui, les temps ont bien changé. Le pays a mis en place une armée formée, formatée et structurée à l’image des armées modernes. D’un niveau universitaire à envier, les jeunes officiers de maintenant sortent des grandes écoles militaires diverses (France, Allemagne, Usa, Israël… etc.). Malgré le handicap des embargos sur les armes, ils tiennent bon, avec des assurances de perfectionnement technocratiques avérées et aux compétences indiscutables.
B/ Les Hommes de Ouattara
Une bande hétéroclite de pillards, gueulards aux mains pleines de sang de leurs semblables, brillants par les crimes, les massacres commis sur les populations qu’ils étaient censés libérer. Une bande hétéroclite de soudards au sein de laquelle, les incuries de l’analphabétisme le dispute aux forfaitures de l’inculture. Le seul lieu organique qui les rassemble, la soif du pouvoir et l’appât scélérate du gain. Avoir tout, coûte que coûte, même au prix des tueries, des viols exécrables, du vol…Epaulée par une bande de soudards régionaux appelés sous la bannière d’une machine à tuer nommée Ecomog ; qui se sont illustrés au-delà des beuveries dignes de Bacchus, dans des exactions et atrocités, à faire pâlir les Khmers rouges de Pol Pot.Voici donc réunie la bande de terroristes qui se prennent pour de guérilleros, de Cangaceiros : en effet, ils sont tout et rien à la fois, avec des images diamétralement opposées, souvent bandits sanguinaires beaucoup plus que bandits sociaux, jouant aux justiciers alors que ce sont des forbans sans scrupules.Enfin, la dernière catégorie des hommes de Ouattara, tous ces mercenaires «modernes» cachés sous le vocable de soldats de maintien de la paix ou de forces d’interposition, qui ne sont, en réalité, que de véritables prédateurs et prébendiers, qui n’ont qu’un seul souci lorsqu’ils arrivent dans nos pays : Comment se faire de l’argent en vitesse, en vidant, en détournant les biens publics, en pillant les richesses naturelles, s’ils ne s’organisent pas en véritables contrebandiers.Certes, il est vrai que dans cette attaque contre la Côte d’Ivoire, il y a des traîtres et des félons. Toute cette bande qui forme la cinquième colonne ivoirienne. Voici donc l’aréopage de soldatesque dont Ouattara se sert pour asseoir un pouvoir au service de ses maîtres.Malheureusement pour lui, il a trouvé cette fois-ci comme on dit chez nous «garçon en face», au-delà, du preux Seplou Laurent Gbagbo, il y a le peuple ivoirien, mais surtout sa valeureuse armée, les Fds dressées pour parer à toute éventualité belliqueuse. Ce ne sont pas les essais d’outrecuidance de quelques bandits de grand chemin qui peuvent les ébranler.Commando invisible, Commandant «Fognon», mythe ou réalité, ne sont autre chose que les membres de la cinquième colonne ivoirienne; elle a certes sévi à Abobo parce qu’elle n’était pas totalement détectée. Les Forces de défense et de sécurité, viennent de découvrir cette bande d’infiltrés, officiers et sous-officiers félons et traîtres en leur sein, qui tiraient dans le dos de leurs camarades sur le champ de bataille. Et depuis qu’ils ont entrepris de briser la colonne vertébrale à la cinquième colonne qui sévit à Abobo, les donnes ont changé sur le terrain. Ces traites tapis dans l’ombre et des centres de décisions de nos Forces n’ont plus la possibilité d’informer les scélérats de Ouattara de ce que nos états-majors planifient, en ce moment. Sûrement, quelques uns restent tapis dans l’ombre. Mais selon plusieurs sources concordantes, ils ont été découverts et leurs activités mises à nu ; ils seront extirpés à l’entame de cette semaine décisive. Ouattara et ses hordes étrangères dont nous étions et même encore submergés, ces satellites étrangers de la France, du Sénégal, du Mali, du Nigeria avaient prédit dans leurs rages impies l’asservissement de la Côte d’Ivoire et dans leurs vœux brutaux invoqués ou cachés, déliter le pays pour détruire le tissu économique. Faire de la Côte d’Ivoire, un autre Katanga du Congo, où chacun viendra se servir.Aujourd’hui, face à la détermination du peuple ivoirien et son chef Laurent Gbagbo, à l’engagement de son armée pour la sauvegarde de l’Etat, ils ont entrepris une débandade générale. Laissant des pauvres hères sur le terrain, subissant la pression grandissante des Fds.Si la guerre-éclair, le « Krieger Blitz » tant souhaité par eux n’a pas eu lieu, la guerre de cent ans qu’ils nous prédisent, n’aura pas non plus lieu.L’Eternel des Armées veille au grain, et vaincra tous les démons. Le Seigneur nous a donné quelques signes la semaine dernière. Que Dieu veille sur la Côte d’Ivoire.

 

SOURCE: LE TEMPS

 

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Le peuple ivoirien a répondu hier, par milliers, à l’appel de Blé Goudé pour se faire enrôler dans l’armée à l’état-major

«On va libérer Abobo. On va libérer était le refrain le plus entonné dans la commune du Plateau. Tout précisément à l’état-major des armées qui a été envahi par plusieurs milliers de jeunes arrivés de toutes les communes d’Abidjan. Et même de certaines villes de l’intérieur qui sont dans les environs d’Abidjan. Ils répondent ainsi à l’appel de Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes qui, le samedi dernier, à la place Cp1 de Yopougon, leur a donné rendez-vous hier, à 7 heures à l’état-major. Le rendez-vous a donc été respecté comme d’habitude. Entre Blé Goudé et le peuple ivoirien, il y a toujours une parfaite communion. Hier, au Plateau, il y avait donc de la joie, de l’émotion, mais bien plus, de la fierté pour défendre la République attaquée par des bandits. « Nous sommes là depuis 4 h du matin. Pour la Côte d’Ivoire, nous sommes prêts à tous les sacrifices. Je suis une jeune fille. Je pouvais aller m’amuser comme beaucoup de mes camarades le font actuellement. Mais je suis là pour défendre la Côte d’Ivoire». Explose une jeune fille qui s’est rasée la tête comme un garçon. Evidemment, hier, il y avait certes plus de garçons. Mais il y avait aussi un nombre impressionnant de jeunes filles qui veulent aller sous les drapeaux pour la cause de la République. Elles se moulaient dans le lot des jeunes garçons. Et déjà le matin, les différentes entrées de l’état-major des armées sont bondées de monde. Les jeunes (femmes comme garçons) arrivent par grappes qui en tenue aux couleurs nationales, qui, dans des accoutrements ordinaires. « Hein hein, Alassane a chaud ! » Menacent déjà certains. « Nous sommes venus donner notre vie pour la Côte d’Ivoire. Nous sommes prêts pour libérer notre pays». Explique un jeune qui se voit déjà en treillis, arme au poing et au front. La devanture de l’état-major est même transformée en salon de coiffure de fortune. A l’aide de lames achetées par paquets dans les boutiques environnantes, on se fait raser la tête à tour de rôle. Tout se fait dans la discipline. A l’intérieur, il y a un monde fou. Ils veulent tous porter le treillis. On entonne des airs patriotiques pour tenir le coup sous un soleil de plomb. « Même si je dois attendre, je suis là. Je brûle d’envie de prendre l’arme pour aller défendre mon pays. On a trop marché. On a fait des meetings, mais les rebelles n’ont pas désarmé. Nous sommes Abobo». Hier, c’venus leur dire que le temps des meetings est dépassé chez nous. Nous sommes maintenant à une autre phase de la lutte». Fait remarquer un jeune étudiant qui a répondu à l’appel de Blé Goudé. Plusieurs milliers d’entre eux ont passé la nuit à la belle étoile au Plateau, dans l’espoir d’être au premier rang hier, à l’enrôlement. « C’est un signal que nous envoyons à ceux d’en face. Pour dire que nous sommes toujours debout pour la République. » Lance un autre jeune. Dans la nuit du dimanche à lundi, plusieurs groupes de jeunes ont bravé l’insécurité qui est à Adjamé en passant par là-bas. Mais comme le dit l’un d’entre eux, c’était un passage obligé. « Il a fallu qu’on passe par là-bas pour dire que nous n’avons peur de rien. Nous avons mis Adjamé sur un pied. Il n’y a rien. L’ordre règne là-bas. Bientôt, nous allons partir à Abobo », lâche un autre candidat à l’enrôlement. Bien évidemment, l’arrivée de Blé Goudé en rajoute à leur engagement. Tout comme celle du Cema, le Général Philippe Mangou qui leur donne l’assurance que personne se sera laissé à la touche. Ce qui veut dire que tous ceux qui sont aptes seront recrutés pour défendre la République. De quoi les rassurer, car depuis le samedi dernier, c’était la veillée d’arme dans les différentes communes d’Abidjan après l’appel de Blé Goudé. En clair, c’est ce que les jeunes attendaient depuis longtemps.source : LE TEMPS

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Blé Goudé au général Philippe Mangou : «Les jeunes sont à votre disposition pour la libération du pays»

L’état-major a été pris, hier, d’assaut par les jeunes patriotes venus se faire enrôler dans l’armée, en vue de défendre et de libérer la Côte d’Ivoire.
Des milliers de jeunes patriotes ont répondu hier, à l’appel de Blé Goudé. Afin de se faire enrôler dans l’armée pour défendre la mère patrie en danger. L’état-major a refusé du monde. Des jeunes hommes et jeunes filles, en provenance des quatre coins de la ville d’Abidjan, y ont afflué par groupes. Chaque arrivée est une fête. On crie, on danse en chantant : « On veut Kalach ; on va pomper grenade, les petits rebelles vont mourir». Comme s’ils s’étaient passé le mot. Et ils sont tous vêtus de tee-shirts aux couleurs nationales et les crânes rasés. Sur leur visage, on lit la détermination et la volonté. « C’est le moment qu’on attendait. Nous sommes fatigués de la plaisanterie des rebelles. Nous en avons marre. Nous sommes prêts à mourir pour sauver la Côte d’Ivoire. On attend l’armée de Sarkozy, de Compaoré, Wade et Goodluck. La Côte d’Ivoire sera le tombeau de tous ceux qui voudront nous attaquer ». Difficile de circuler sur la voie passant devant l’état-major. Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse patriotique, s’est dit très fier de la forte mobilisation des jeunes. Ce qui prouve qu’ils sont prêts à mourir pour leur patrie. «Votre mobilisation exemplaire nous fait chaud au cœur. La Côte d’Ivoire peut compter sur ses propres enfants pour être libérée. On n’a pas besoin de mercenaires pour sauver la mère patrie. L’heure de la libération de notre pays a sonné. La seule chose que nous demandons aux jeunes, c’est d’être disciplinés », fait-il remarquer. Blé Goudé revient sur les raisons qui l’ont poussé à appeler les jeunes au drapeau : «La comédie a trop duré. On ne peut pas prendre notre éducation politique comme une faiblesse. On ne peut pas rester là alors que la jeunesse est debout. Nous sommes dans notre pays. On ne peut pas laisser les gens s’amuser comme ça avec notre pays. En 2002, beaucoup de nos jeunes sont entrés dans l’armée pour’ libérer le pays ». Avant de poursuivre : « Abobo s’est vidé de son monde. Mais ceux qui se réclament de Gbagbo sont égorgés. Et ce n’est pas dans notre culture. Par leurs actes, les gens eux-mêmes prouvent qu’ils ne se sont pas Ivoiriens. Choï ne voit pas toutes ces tueries. Pourtant, c’est lui qui parle de crimes contre l’humanité. Nous aussi nous sommes dans l’humanité ». Dans son intervention, le leader des jeunes patriotes a rendu un vibrant hommage à l’armée ivoirienne qui abat un travail colossal sur le terrain. Elle n’a pas laissé de répit aux rebelles qui se sont amusés à vouloir prendre Abobo et Yopougon. A l’endroit du Général des corps d’armée Philippe Mangou, il dit ceci : « Mon Général, les jeunes sont à votre disposition. Ils sont prêts et déterminés à combatte à vos côtés pour libérer la Côte d’Ivoire ». Dans l’ensemble, tous les jeunes remercient ceux qui ont eu l’idée de les faire enrôler dans l’armée. Selon eux, l’heure est grave. Raison pour laquelle, il faut maintenant passer aux actes. « Quelles que soient les difficultés, nous allons nous en sortir. Que l’on n’oublie pas que par rapport à ce combat de libération, les Ivoiriens qui sont cités en exemple, sont les portes flambeaux de la lutte. Mais la plus belle victoire s’annonce. Celle-là, qui fera bientôt de la France, un pays Ppte. La lutte que mène Laurent Gbagbo est noble. Il se bat pour que la Côte d’Ivoire soit à l’image des grands pays du monde. » Indiquent certains jeunes. Les jeunes filles venues se faire enrôler ne disent pas le contraire. Elles estiment qu’elles jouent un rôle important dans l’armée. « Nous ne voulons pas voir seulement les hommes aller au combat. Nous pouvons le faire aussi. La place de la femme n’est pas seulement dans la cuisine ou dans un foyer. Alassane Ouattara et sa rébellion ont perdu diplomatiquement le combat. Il ne leur reste que la violence, leur jeu favori. Ils font la guérilla urbaine. La seule chose qui peut nous permettre de les vaincre, c’est de nous faire enrôler dans l’armée. Nous sommes prêtes pour le combat de la libération de notre pays. Ce ne sont pas les hommes seuls qui sont concernés. C’est tout le monde. C’est l’affaire de tous ». Pour l’opération, dix postes d’enregistrements sont mis sur pied. Afin d’éviter le désordre.

SOURCE : LE TEMPS

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