Blé Goudé au général Philippe Mangou : «Les jeunes sont à votre disposition pour la libération du pays»

L’état-major a été pris, hier, d’assaut par les jeunes patriotes venus se faire enrôler dans l’armée, en vue de défendre et de libérer la Côte d’Ivoire.
Des milliers de jeunes patriotes ont répondu hier, à l’appel de Blé Goudé. Afin de se faire enrôler dans l’armée pour défendre la mère patrie en danger. L’état-major a refusé du monde. Des jeunes hommes et jeunes filles, en provenance des quatre coins de la ville d’Abidjan, y ont afflué par groupes. Chaque arrivée est une fête. On crie, on danse en chantant : « On veut Kalach ; on va pomper grenade, les petits rebelles vont mourir». Comme s’ils s’étaient passé le mot. Et ils sont tous vêtus de tee-shirts aux couleurs nationales et les crânes rasés. Sur leur visage, on lit la détermination et la volonté. « C’est le moment qu’on attendait. Nous sommes fatigués de la plaisanterie des rebelles. Nous en avons marre. Nous sommes prêts à mourir pour sauver la Côte d’Ivoire. On attend l’armée de Sarkozy, de Compaoré, Wade et Goodluck. La Côte d’Ivoire sera le tombeau de tous ceux qui voudront nous attaquer ». Difficile de circuler sur la voie passant devant l’état-major. Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse patriotique, s’est dit très fier de la forte mobilisation des jeunes. Ce qui prouve qu’ils sont prêts à mourir pour leur patrie. «Votre mobilisation exemplaire nous fait chaud au cœur. La Côte d’Ivoire peut compter sur ses propres enfants pour être libérée. On n’a pas besoin de mercenaires pour sauver la mère patrie. L’heure de la libération de notre pays a sonné. La seule chose que nous demandons aux jeunes, c’est d’être disciplinés », fait-il remarquer. Blé Goudé revient sur les raisons qui l’ont poussé à appeler les jeunes au drapeau : «La comédie a trop duré. On ne peut pas prendre notre éducation politique comme une faiblesse. On ne peut pas rester là alors que la jeunesse est debout. Nous sommes dans notre pays. On ne peut pas laisser les gens s’amuser comme ça avec notre pays. En 2002, beaucoup de nos jeunes sont entrés dans l’armée pour’ libérer le pays ». Avant de poursuivre : « Abobo s’est vidé de son monde. Mais ceux qui se réclament de Gbagbo sont égorgés. Et ce n’est pas dans notre culture. Par leurs actes, les gens eux-mêmes prouvent qu’ils ne se sont pas Ivoiriens. Choï ne voit pas toutes ces tueries. Pourtant, c’est lui qui parle de crimes contre l’humanité. Nous aussi nous sommes dans l’humanité ». Dans son intervention, le leader des jeunes patriotes a rendu un vibrant hommage à l’armée ivoirienne qui abat un travail colossal sur le terrain. Elle n’a pas laissé de répit aux rebelles qui se sont amusés à vouloir prendre Abobo et Yopougon. A l’endroit du Général des corps d’armée Philippe Mangou, il dit ceci : « Mon Général, les jeunes sont à votre disposition. Ils sont prêts et déterminés à combatte à vos côtés pour libérer la Côte d’Ivoire ». Dans l’ensemble, tous les jeunes remercient ceux qui ont eu l’idée de les faire enrôler dans l’armée. Selon eux, l’heure est grave. Raison pour laquelle, il faut maintenant passer aux actes. « Quelles que soient les difficultés, nous allons nous en sortir. Que l’on n’oublie pas que par rapport à ce combat de libération, les Ivoiriens qui sont cités en exemple, sont les portes flambeaux de la lutte. Mais la plus belle victoire s’annonce. Celle-là, qui fera bientôt de la France, un pays Ppte. La lutte que mène Laurent Gbagbo est noble. Il se bat pour que la Côte d’Ivoire soit à l’image des grands pays du monde. » Indiquent certains jeunes. Les jeunes filles venues se faire enrôler ne disent pas le contraire. Elles estiment qu’elles jouent un rôle important dans l’armée. « Nous ne voulons pas voir seulement les hommes aller au combat. Nous pouvons le faire aussi. La place de la femme n’est pas seulement dans la cuisine ou dans un foyer. Alassane Ouattara et sa rébellion ont perdu diplomatiquement le combat. Il ne leur reste que la violence, leur jeu favori. Ils font la guérilla urbaine. La seule chose qui peut nous permettre de les vaincre, c’est de nous faire enrôler dans l’armée. Nous sommes prêtes pour le combat de la libération de notre pays. Ce ne sont pas les hommes seuls qui sont concernés. C’est tout le monde. C’est l’affaire de tous ». Pour l’opération, dix postes d’enregistrements sont mis sur pied. Afin d’éviter le désordre.

SOURCE : LE TEMPS

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