Archives de 26 mars 2011

Anyama / Des prêtres, otages des rebelles de Ouattara

La ville d’Anyama, à la lisière de la commune d’Abobo, a été hier le théâtre d’affrontements entre Fds et rebelles de Ouattara. Très tôt hier, les rebelles ont lancé une offensive sur le 3è bataillon militaire. Avec pour objectif d’occuper ce camp, d’où ils lanceront certainement des attaques sur d’autres localités de la région. Les combats ont fait rage, a-t-on appris. Les rebelles, en grand nombre et avec un armement conséquent arrivent à prendre le dessus aux environs de midi. Ils pensent avoir définitivement le contrôle de la ville. Un groupe de rebelles se dirigent vers le séminaire d’Anyama et prennent en otage, selon les témoignages recueillis, les prêtres qui se trouvaient sur les lieux. Selon ces rebelles, ces hommes de Dieu cacheraient des soldats de Laurent Gbagbo. Durant plusieurs heures, les rebelles de Ouattara vont faire voir des vertes et des pas mures aux religieux à qui ils reprochent plus tard d’être des pro-Gbagbo. C’est plus tard, en milieu d’après midi, que les Fds qui s’étaient repliés de manière stratégique vont mener une contre-offensive fatale aux rebelles de Ouattara pour libérer le 3è bataillon militaire d’Anyama. Et libérer par la même occasion les hommes de Dieu qui étaient depuis quelques heures, prisonniers des rebelles de Ouattara. Selon une source militaire, la contre-offensive des Fds a été fatale aux rebelles qui ont subi d’énormes pertes dans leur rang. Les hommes de Mangou en ont profité pour contrôler hier plusieurs endroits stratégiques, notamment le carrefour N’Dotré précédemment aux mains des rebelles de Ouattara.

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Enième résolution de Paris à l’Onu / Sarkozy veut empêcher les Fds de se défendre

Le président français Nicolas Sarkozy, tête de file de la Ligue internationale contre Gbagbo (Lig), a passé depuis hier la vitesse supérieure dans sa guerre contre les Ivoiriens.
Le «dictateur» de président français, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bosca, n’a pas attendu longtemps pour dévoiler ses réelles intentions dans la guerre que mène son poulain Alassane Ouattara à la Côte d’Ivoire, après avoir entrainé l’Onu dans des bombardements en Lybie. Si hier, son prédécesseur Jacques Chirac a littéralement détruit la quasi-totalité de la flotte aérienne de l’armée ivoirienne, aujourd’hui, c’est autour de Nicolas Sarkozy de manœuvrer afin de détruire l’armement des Fds qui courageusement font face à l’agression des rebelles et autres mercenaires nigérians, sénégalais et burkinabé. Alors qu’il était hier au sommet des dirigeants des pays de l’Ue à Bruxelles (Belgique), Nicolas Sarkozy a trouvé le moyen de s’inviter, une fois de plus, dans son passe-temps favori, la crise ivoirienne. Il a annoncé devant les médias que la France avait déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’Onu, en vue de faire cesser les tirs à l’arme lourde à Abidjan. Qui vise principalement sinon exclusivement les éléments des Fds, accusés par Sarkozy d’utiliser des armes lourdes pour se défendre contre les rebelles d’Alassane Ouattara. «C’est un scandale qu’on tire à l’arme lourde à Abidjan. Il faut au minimum qu’Abidjan soit interdite aux armes lourdes», a déclaré le président français. «La France a déposé une résolution au Conseil de sécurité dans ce sens. Et il serait choquant d’occulter le drame vécu par la population d’Abidjan», a-t-il tenté de justifier sa démarche.
On le devine aisément, la démarche de Paris vise très clairement à museler les forces régulières et empêcher des contre-offensives pour mettre hors d’état de nuire les rebelles d’Alassane Ouattara. Qui après quelques semaines d’agitation à Abidjan, sont rentrés dans leur coquille, en attendant leur renforcement en armement et en hommes par l’Onuci. Le président français qui sait que si rien n’est fait, son projet de déstabilisation de la Côte d’Ivoire tomberait à l’eau, a décidé de s’investir un peu plus dans le dossier. En prétextant la protection de civils comme ce fut le cas pour la Libye. Et dans le même temps, il évite de relever que les rebelles de son poulain Ouattara, attaquent les Fds et les civils à l’arme lourde à Abobo, Attécoubé, Koumassi, Yopougon et Adjamé.

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CEDEAO, UA, ONU, toutes impuissantes – La seule issue qui reste aux Ivoiriens

Inédite (deux présidents de la République pour un même pays), la crise post-électorale ivoirienne n’a pas encore fini de révéler toutes ses facettes au monde entier. Cette crise est en train de passer pour le conflit le plus difficile à régler, eu égard à l’échec des efforts entrepris jusque-là pour la dénouer. Quatre mois après la proclamation des résultats du scrutin du 28 novembre 2010, qui a débouché sur cette conjoncture aiguë, le monde entier s’est mobilisé sans pouvoir trouver la formule idéale pour arrêter les affrontements, tueries et autres exactions aujourd’hui responsable d’un exode massif des populations, déjà durement éprouvées, déjà, par des mesures absurdes prises à l’encontre de l’Etat de Côte d’Ivoire. Au commencement était la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Comme c’est le cas dans le fonctionnement des organisations internationales, il appartenait à l’organe sous-régional de monter au créneau pour tenter de désamorcer la bombe ivoirienne. Réunis à plusieurs reprises, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont joué leur carte. Alignés derrière la position de l’ONU, qui reconnaît comme président élu Alassane Ouattara, le président en exercice de l’organe ouest-africain, Jonathan Goodluck, et ses pairs vont même envisager l’option de la force dite  »légitime » pour déloger du pouvoir Laurent Gbagbo. Avant de déchanter de leur propre solution, qui n’aura paru comme un simple chantage auquel n’a pas cédé le locataire du Palais d’Abidjan. Dans la foulée, des émissaires sont successivement commis pour faire plier celui qui a été déclaré vainqueur des élections et investi par le Conseil constitutionnel ivoirien. Les voyages de l’ex-président sud-africain Thabo M’beki, du Premier ministre kenyan… ne donneront aucune suite. Idem pour les injonctions répétées de l’ONU et de grandes puissances mondiales telles la France et les Etats-Unis, très actifs sur le front diplomatique pour  »chasser » du pouvoir celui qu’il considèrent comme un mauvais perdant dans le jeu démocratique en Côte d’Ivoire. Les résolutions se multiplient au Conseil de sécurité. Les restrictions pleuvent de partout sur la Côte d’Ivoire. Réaffirmation de l’embargo sur les armes, embargo de l’Union européenne sur les ports ivoiriens, embargo sur l’achat des matières premières du pays, fermeture de la BCEAO (banque centrale) aux Ivoiriens, etc. Toutes ces restrictions, qui sèment le désarroi dans le peuple de Côte d’Ivoire ne donneront toujours rien. Jusqu’à présent. Finalement, le dossier va échoir à l’Union Africaine (UA), dont le sommet du 31 janvier 2011 met un point d’honneur sur le règlement de cette crise bouleversante en Côte d’Ivoire. Séance tenante, un panel de chefs d’Etat est désigné pour trouver, sur un délai d’un mois, une thérapie  »contraignante » à imposer aux deux camps protagonistes de la crise. Au terme de ce délai, et même au delà, le Mauritanien Mohamed Abdel Aziz, le Burkinabé Blaise Compaoré, le Tchadien Idriss Déby Itno, le Tanzanien Jakaya Kikwete et le Sud-Africain Jacob Zuma vont arriver difficilement à emboucher la même trompette autour d’une solution. L’on retiendra de leur mission, le communiqué alambiqué produit par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, le 10 mars dernier, reconnaissant Alassane Ouattara comme président et demandant au même Conseil constitutionnel qui a déjà reconnu et investi Laurent Gbagbo comme président de la République, de lui donner la même onction pour gouverner. Une décision difficile à mettre en œuvre, que le CPS a décidé de confier à un Haut représentant attendu en vain jusqu’à ce jour. Alors qu’il était prévu qu’il débute sa mission avant le jeudi passé. Entrevoyant un échec de la médiation de l’instance panafricaine, la CEDEAO a entrepris de reprendre en main le dossier. Retour à la case départ. Tous les regards vont rester tournés vers Abuja, jusqu’à ce que là encore, l’on entende les dirigeants ouest-africains s’en remettre à nouveau à l’ONU. Celle-là même qui s’illustre déjà en instigateur, mais également partie prenante à toutes les initiatives au-delà des assises et des décisions du Conseil de sécurité, qui n’ont elles-mêmes rien donné jusque-là. En définitive, CEDEAO, UA, ONU, toutes se sont fourvoyées dans la crise ivoirienne dont la complexité n’est plus à démontrer, comparativement à des conflits plus récents tels ceux qui ont secoué les pays arabes du Maghreb, en particulier le cas de la Libye, où les puissances mondiales semblent plus à l’aise pour intervenir. La résolution de ces crises n’a-t-elle pas détourné les regards du bourbier ivoirien? Voilà qui devrait interpeller les acteurs politiques ivoiriens à travailler pour un dialogue interne, la seule alternative restante pour arrêter la saignée, sauver encore des vies et mettre fin à la misère du peuple que tous prétendent vouloir servir.

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L’Afrique se débarrasse de la « bombe » ivoirienne

Décidemment, la crise ivoirienne brûle. Qui s’y frotte, s’y pique, est-on tenté de dire après le dernier sommet de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) qui s’est tenu les 23 et 24 mars dernier à Abuja au Nigeria. Un sommet qui aura été, en définitive, un flop, les chefs d’Etat de la sous-région ayant laissé le sentiment de s’être débarrassés de la « bombe » ivoirienne. Goodluck Jonathan, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade et autres chefs d’Etat ont en effet choisi de refiler la patate chaude aux Nations Unies. Une façon bien commode d’éviter de se mouiller davantage dans cette affaire scabreuse au risque se noyer dans la lagune ébrié. Au terme du sommet d’Abuja, ils ont de nouveau appelé à l’usage de la force pour faire partir Laurent Gbagbo, eu égard à la détérioration croissante de la situation en Côte d’Ivoire. « Rappelant les Décisions des Sommets Extraordinaires de la Conférence des Chefs d’Etat et
de Gouvernement de la CEDEAO des 7 et 24 décembre 2010 relatives notamment au paragraphe 10 de cette dernière qui indique qu’«En cas de rejet de cette demande non négociable par M. Gbagbo (de céder le pouvoir), la Communauté n’aura d’autre choix que de prendre toutes mesures nécessaires, y compris l’usage de la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple Ivoirien» ; Ayant à l’esprit que ces décisions ont été entérinées par l’Union Africaine et les Nations Unies ; Décide avec fermeté que le moment est venu d’exécuter ses Décisions du 7 et du 24 décembre 2010 en vue d’assurer la protection des vies humaines et le transfert des rennes du pouvoir à M. Alassane Ouattara sans délai », souligne en effet la résolution ayant sanctionné ce sommet. Mais tout en brandissant l’épée, la Cedeao a choisi de laisser le soin à l’Onu d’accomplir la besogne, comme indiqué dans cet extrait de la même résolution : « Dans ce contexte, (la Cedeao Ndlr) demande au Conseil de Sécurité des Nations Unies de renforcer le mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire lui permettant d’utiliser tous les moyens nécessaires pour protéger la population et les biens et pour faciliter le transfert immédiat du pouvoir à M. Alassane Ouattara ». Après l’Union africaine qui a renvoyé Gbagbo et Ouattara dos à dos en pondant un communiqué alambiqué à l’issue de sa réunion du 10 mars, c’est au tour de la Cedeao de se dessaisir de l’encombrant dossier ivoirien. Une véritable reculade d’autant plus déroutante pour le camp Ouattara notamment, que les chefs d’Etat de la sous-région avaient affiché aux premières heures de la crise ivoirienne, une certaine détermination à en finir avec cette affaire en installant Ouattara au pouvoir. Y compris par la force, s’il le faut. Mais voilà qu’ils se dégonflent brutalement, au grand dam du camp Ouattara. Pour bien des observateurs, la Cedeao s’est résolue à s’en laver les mains par pur real politik.
CE QUI A FAIT RECULER LA CEDEAO
Par delà tout, les chefs d’Etats de la sous-région semblent avoir été guidés par le souci de préserver la vie et les biens de leurs ressortissants vivant en Côte d’Ivoire. Ils ont pris la mesure des conséquences d’un recours à la force sur les millions de Burkinabé, Sénégalais, Nigérians, Maliens, Nigériens etc., qui se sont établis en Côte d’Ivoire depuis des décennies. La résolution de la Cedeao le dit clairement d’ailleurs, puisque les chefs d’Etat y déplorent « les attaques ciblées et délibérées d’Ivoiriens, de citoyens de la Cedeao et d’autres étrangers innocents… ». Même le président de la Commission de la Cedeao, James Victor Gbeho, s’est montré préoccupé par les « attaques de civils innocents installés en Côte d`Ivoire », découlant, selon lui, de la « rhétorique incendiaire » du camp Gbagbo. Il s’est notamment inquiété de l’opération d’enrôlement des jeunes patriotes dans l’armée lancée récemment par Charles Blé Goudé. Aussi a-t-il appelé Laurent Gbagbo « à dissuader personnellement (son) ministre et d`autres partisans de se livrer à des actes d`incitation et de céder à la tentation de cibler délibérément des civils, Ivoiriens, membres de la Cedeao ou d`autres étrangers résidant en Côte d`Ivoire ». C’est clair, la menace d’exactions qui plane sur les ressortissants de la Cedeao y est pour beaucoup dans la fuite en avant des chefs d’Etat de la sous-région. L’annonce par le gouvernement Aké N’gbo de la présence de mercenaires nigérians sur le front et les rumeurs faisant état de mercenaires d’autres pays voisins ont en effet eu pour effet de faire planer un réel danger sur la vie des ressortissants de la Cedeao. C’est sans aucun doute cette préoccupation essentielle qui a amené les chefs d’Etat à se conformer au récent arrêt de la Cour de Justice de la Cedeao, qui a déconseillé tout usage de la force dans le dossier ivoirien. Au risque d’embraser toute la sous-région. Une décision qui aura concouru à lier les mains de Goodluck Jonathan et ses pairs.

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Et si Mamadou Koulibaly avait raison

L’aiguille de la boussole de sortie de crise en Côte d’Ivoire semble de plus en plus tourner vers le dialogue inter-ivoirien. Une négociation directe entre les camps Gbagbo et Ouattara, afin de trouver une solution pacifique à cette crise. Après avoir croisé le fer sur les champs de bataille, et fait le décompte macabre de plusieurs centaines de morts, la tendance est à la discussion. Dans son édition du mercredi 23 mars dernier, le journal de la Refondation, « Notre Voie », évoquait justement la nécessité du dialogue dans un article intitulé « Règlement de la crise: quand le recours au dialogue s’impose ». Un véritable cri du cœur lancé par le journaliste pour attirer l’attention des camps au conflit sur le drame que vivent les Ivoiriens à cause de leur bataille pour le pouvoir. Le leader des jeunes patriotes, ces farouches partisans de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, appelle lui aussi à ce dialogue entre les deux protagonistes. Le ministre de la Jeunesse du gouvernement Aké N’Gbo, qui ne manque pas de sonner la mobilisation de cette jeunesse et qui défie la communauté internationale, qu’il soupçonne de soutenir le camp Ouattara, pense que le passage obligé, c’est le dialogue. « Je souhaite que les leaders entendent mon appel. Je les appelle à un dialogue inter-ivoirien, sans témoin », a dit Blé Goudé dans le quotidien Fraternité Matin d’hier jeudi 24 mars. Dans le camp Ouattara, même si l’on ne le dit pas haut et fort, l’idée ne désenchante pas non plus. Des hautes personnalités du cercle d’Alassane Ouattara murmurent en effet l’idée d’un dialogue franc avec le camp Gbagbo. D’autres locataires du Golf hôtel n’ont pas coupé les ponts avec leurs amis réfondateurs, qu’ils continuent d’appeler malgré la crise. Signe qu’il y a encore des liens solides qui peuvent servir de courroie entre les deux camps. En un mot, il est aujourd’hui plus que nécessaire que Laurent Gbagbo, déclaré président par le Conseil constitutionnel, et Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale, se parlent pour que les Ivoiriens se portent mieux. Mais faut-il le rappeler, l’idée d’un dialogue inter-ivoirien pour mettre fin à la crise née du second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, n’est pas nouvelle. Elle avait été évoquée aux premières heures du contentieux électoral par le président de l’Assemblée nationale, le professeur Mamadou Koulibaly, deuxième personnalité de l’Etat. Au cours d’un entretien qu’il a accordé à Radio espoir, à la mi-décembre 2010, comme pour entretenir l’espoir en une sortie pacifique dans ce conflit post-électoral, M. Koulibaly avait invité les deux leaders, Gbagbo et Ouattara, à s’asseoir et discuter. Morceau choisi de l’analyse du professeur: « Voyez-vous en Afrique, chaque fois qu’il y a élection (puisque nous sommes encore loin d’être dans des démocraties), nous terminons par la contestation. La contestation conduit rapidement à la mésentente et puis à une guerre fratricide. Nous nous retrouvons rapidement avec 400 ; 500 ; 600 morts ; 50000 déplacés… des magasins brûlés, des entreprises détruites. Et puis, c’est une fois tous ces dégâts faits, constatés, que les gens de bonne volonté à l’échelle mondiale débarquent, constatent qu’il y a des dégâts, l’humanitaire arrive (…) ». Un tableau qui dépeint presqu’exactement la situation ivoirienne. Et le professeur de poursuivre : « (…) l’humanitaire utilise par la suite, le poids de ces morts, de ces blessés, le poids de ces destructions pour exercer une pression sur les protagonistes de la crise postélectorale et les obliger à s’entendre alors sur une paix que l’on qualifie de paix des braves. Comme si avoir fait tuer des milliers de ses compatriotes était un acte de bravoure. On fait la paix des braves et on fait un gouvernement d’union puis les protagonistes s’installent et gèrent ensemble. Ce schéma a été appliqué à tellement de reprises qu’aujourd’hui nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas ».
Eviter les morts inutiles
C’est donc le schéma classique appliqué à de nombreuses crises en Afrique, et la crise post-électorale, semble t-il, n’y échappera pas. Mais l’idée du président du Parlement ivoirien, c’est de faire l’économie de ces nombreux morts, inutiles, qui jalonnent les périodes de tension post-électorale, pour aller directement à cet indispensable dialogue qui s’impose pour la paix. « Le maillon qui consiste à nous entretuer, nous ne sommes pas obligés de passer par là. On peut sauter l’intermède qui consiste à passer par les tueries et arriver directement à une entente, à une cohabitation, à une cogestion, à une complicité entre les protagonistes pour travailler pour les populations… Nous gagnons en efficacité et en temps. Voilà un peu le schéma dans lequel je me situe. Nous ne sommes pas obligés de nous entretuer avant de faire la paix. Nous pouvons faire la paix sans nous entretuer. (…) ». Il n’avait pas été écouté. Le constat, c’est qu’il y a eu des morts inutiles. L’Onu dénombre environ 500 morts. Egalement des destructions de biens publics et privés, des déplacés. L’intermède sanglant et destructeur que le professeur Koulibaly avait voulu faire éviter aux Ivoiriens, en lançant son appel au dialogue, semble donc bouclé. Retour à la case départ. Même si sur le front militaire, des combats entre les forces belligérantes rappellent que la solution de la force reste une option, le dialogue pour la paix paraît nécessaire pour éviter le pire. « Moi je pense fortement qu’il n’y a pas d’autres issues pour nous que de sortir de cette crise sans guerre. Nous n’avons pas le choix. Il ne faut surtout pas que les gens pensent que la solution, c’est la guerre ou la guerre. La solution, c’est la paix par la volonté des peuples. Si nous y croyons, si nous le voulons, il n’y a pas de raisons qu’on n’y arrive pas », avait-il indiqué.Un message qui devrait surtout inspirer les deux protagonistes de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, afin que soit mis fin au cycle de violences qui continue d’endeuiller les familles ivoiriennes.

 

SOURCE : le temps

 

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Salimata Porquet ?

Encore elle, cette chichiteuse des salons huppés, sous un air papelard est une vraie adepte de Jennifer ? Aventurière comme ce n’est pas permis, elle est toujours à l’affût de l’appât facile. La voilà de nouveau à Abuja au sommet de la Cedeao à la tête d’une délégation de 100 femmes qui n’ont d’Ivoiriennes que de papiers pour jeter l’opprobre et l’anathème sur le président de la République Laurent Gbagbo et les patriotes ivoiriens.
De surcroît invitant le président Good Luck du Nigeria à venir bombarder ses compatriotes ivoiriens.C’est à se demander si un jour, cette dame pourra reculer devant le luxe et le lucre à son âge. Avec son armada hétéroclite d’intrigantes invétérées, elle s’est trouvée à Abuja au sommet de la Cedeao pour monter toute une cabale contre son pays monnayant espèces sonnantes et trébuchantes de Ouattara. Grenouiller, intriguer, sont devenus ses sports favoris. Les patriotes les attendent ici de pied ferme. L’instant festin, les ripailles closes, la vadrouille terminée, elle retrouvera ici avec ses péripatéticiennes accompagnatrices, les vraies femmes patriotes pour s’expliquer sur leur forfaiture. Que Dieu protège la Côte d’Ivoire des intrigues d’une Salimata Porquet et autres intrigantes.

SOURCE : Le Temps

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