Archives de 29 mars 2011

DES CHARS FRANÇAIS MIS EN DÉROUTE NON LOIN DE LA RÉSIDENCE DU PRÉSIDENT GBAGBO

ABIDJAN(Cocody) – La population de Cocody a empêché mardi, des chars de la force française Licorne de circuler sur la voie menant vers la résidence du chef de l’Etat, a constaté un journaliste de DirectScoop.Sortis massivement, les riverains se sont interposés pour bloquer la progression des chars, qui sont apparus cinq minutes après le passage du cortège Présidentiel.« Nous avons surtout été interpellés par le fait que ce soient tous des noirs dans des chars français et ils suivent au pas le cortège du président. On pense que ce sont des rebelles qui sont dedans », affirme Mabéa Claude, un habitant.« Ils cherchent à faire quoi? Pourquoi ils sont sur la route du cortège du président? Il y a anguille sous roche, renchérit Gobou Bernard, commerçant.Après un long moment pendant lequel la circulation est restée bloquée, les chars, sous la pression de la foule et des gendarmes, ont été forcés de rebrousser chemin.Cet incident survient à un moment où l’Onuci et les forces françaises de la Licorne sont accusées de collusion avec les rebelles pro-Ouattara dans les conflits qui opposent ceux-ci à l’armée nationale restée fidèle aux lois et institutions ivoiriennes.Les ministres de la défense et de l’intérieur ont révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations. « L’Onuci précède à chaque fois les attaques de nos positions », ont-ils soutenu lors d’une conférence de presse le 5 mars.Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » controversée a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre en remettant en cause la décision du Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire.En novembre 2004, prétextant de « s’être perdus », les soldats de la Force Licorne avaient été surpris aux abords de la résidence du Président Gbagbo, qui avait ensuite été bombardée par eux.Les populations, manifestant leur mécontentement, avaient essuyé des tirs de ces soldats qui ont fait 60 morts et plus de 2000 blessés.Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel, tente en complicité avec l’Onuci, la force  française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement  de Côte d’Ivoire.Laurent Gbagbo, Président de la République démocratiquement élu, reconnu et soutenu par l’ensemble des institutions civiles et militaires du pays ainsi que la majeure partie de la population ivoirienne, détient l’effectivité du pouvoir.

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Les actions de Mamadou Koulibaly pour dénouer la crise – Les personnalités et les diplomates rencontrés

Dans notre parution du samedi 26 mars dernier, nous rappelions dans un article intitulé « Résolution de la crise ivoirienne: Et si Mamadou Koulibaly avait raison », l`appel au dialogue lancé par le président de l`Assemblée nationale aux deux camps rivaux. Intervenant sur la radio catholique « Espoir » de Port-Bouët, dans le mois de décembre 2010, le professeur Mamadou Koulibaly avait en effet invité Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qui se disputent le pouvoir, à s`asseoir autour d`une même table, à se parler franchement afin de régler leur différend. Cette négociation entre parties ivoiriennes devrait, de l`avis du président du Parlement ivoirien, permettre de faire l`économie des morts, des blessés, des déplacés de guerre et des dégâts matériels déplorés depuis le début de la crise née des élections. Ce qu`il a lui-même appelé « l`intermède douloureux » inhérent aux conflits post-électoraux en Afrique. L`intervention publique du professeur Koulibaly, sur les ondes de cette radio de proximité, résulte en réalité d`une longue médiation menée dans l`ombre, loin des cameras, pour tenter de rapprocher les deux leaders. Une sorte de cri du coeur que Mamadou Koulibaly poussait ainsi au grand jour, après avoir déployé de gros efforts au cours de ces missions de paix qui l`ont conduit chez plusieurs personnalités du pays et auprès des chancelleries diplomatiques présentes en Côte d`Ivoire. Selon des sources bien introduites en effet, percevant le danger qui pointait à l`horizon à la suite de la contestation électorale, M. Koulibaly s`est investi de cette mission de pacificateur pour tenter d`obtenir des deux parties, une sortie de crise par la négociation. Le président de l`Assemblée nationale, souligne notre source, a eu plusieurs audiences dans la première quinzaine du mois de décembre 2010, avant la marche étouffée du Rhdp le 16 décembre. Il a rencontré dans cet élan, le représentant spécial du secrétaire général de l`Onu en Côte d`Ivoire, Young J. Choi, qui avait certifié les résultats de la Commission électorale indépendante (Cei) déclarant Alassane Ouattara, président élu du scrutin du 28 novembre 2010. Outre le patron de l`Onuci, Mamadou Koulibaly se serait entretenu également avec les ambassadeurs de France, de Belgique, des USA, d`Espagne et de bien d`autres pays, pour requérir leur forte implication et faciliter le tête-à-tête Gbagbo-Ouattara. Le président de l`Assemblée nationale a aussi parlé avec des responsables des différentes armées présentes sur le sol ivoirien, notamment les Forces de défense et de sécurité (Fds), les Forces armées des Forces nouvelles (Fafn), l`Onuci et la force Licorne, pour leur faire comprendre la nécessité d`aboutir à la paix. L`objectif recherché par le président Koulibaly était d`amener ces forces militaires à éviter l`affrontement. Les chefs religieux, les leaders d`Ong influentes ont été sollicités pour ce lobbying de haut niveau pour la paix. Le clou de ce travail de l`ombre, ce sont, souligne notre source, les discussions franches que M. Koulibaly a eues avec les deux camps au conflit. D`abord avec leurs lieutenants, puis avec les leaders eux-mêmes.
Qu`est-ce qui n`a pas marché ?
Le président de l`Assemblée nationale est allé proposer son idée à Laurent Gbagbo, l`actuel locataire du palais présidentiel d`Abidjan, qui est du même bord politique que lui. Le président Gbagbo se serait dit favorable à un dialogue inter-ivoirien, fidèle à sa formule « asseyons-nous et discutons ». Mais certains caciques du parti au pouvoir y auraient vu un signe de faiblesse et se seraient montrés très hostiles à l`idée de M. Koulibaly. Ces derniers estimaient que le champion de La majorité présidentielle (Lmp) est le vainqueur des élections, déclaré comme tel par le Conseil constitutionnel, et que la nécessité d`une négociation avec le camp Ouattara ne se posait plus. Pis, notaient-ils, les négociations du passé, avec les Forces nouvelles et les partis politiques d`opposition, qui ont abouti à un partage du pouvoir, n`ont pas permis à la Côte d`Ivoire d`avoir la paix pendant 10 ans. Donc pas question de continuer avec un tel schéma. Après des débats houleux, nous a-t-on rapporté, Mamadou Koulibaly aurait finalement obtenu l`adhésion de ses camarades de parti à l`idée de la négociation avec le camp adverse. Le président de l`Assemblée nationale ne s`est pas arrêté là. Il aurait mené les mêmes démarches auprès de Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale. Mamadou Koulibaly a franchi les portes du Golf hôtel pour proposer la négociation à M. Ouattara et ses partisans. « On verra bien, mais dites à Laurent que j`ai gagné les élections », aurait répondu Alassane Ouattara. Et Mamadou Koulibaly de lui dire que l`urgence pour lui, c`est de donner une chance à la discussion, et une fois autour de la table, tout peut être possible. La belle initiative du président de l`Assemblée nationale, bien que louée par les deux camps en conflit, reste cependant encore une vue de l`esprit. « Le maillon qui consiste à nous entretuer, nous ne sommes pas obligés de passer par là. On peut sauter l`intermède qui consiste à passer par les tueries et arriver directement à une entente, à une cohabitation… », interpelait-il toute la classe politique. Qu`est-ce qui n`a pas marché pour que cet appel de Koulibaly Mamadou n`ait pas été entendu ? A-t-on besoin de compter les morts encore longtemps pour s`asseoir et discuter entre frères ivoiriens ? Qui a intérêt à voir les Ivoiriens mourir ? Le président de l’Assemblée nationale aura joué sa partition pour éviter d’en arriver à l’irréparable.

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L’Etat reprend à son compte les projets du Puiur

L’Etat de Côte d’Ivoire, vient de décider de reprendre à son compte, des projets en souffrance du Programme d’urgence des infrastructures urbaines (Puiur) dont les financements ont été gelés par la Banque mondiale. Depuis l’éclatement de la crise post-électorale. L’annonce a été faite hier, par M. Atsé N’Cho Parfait, Directeur de Cabinet du ministre de l’Equipement et de l’Assainissement. C’était en marge de la séance de travail, que ledit ministère a eu hier, avec ses structures sous tutelle, qui a eu pour cadre, la salle de conférence de la direction générale du Port autonome d’Abidjan. Ce, à la demande du Dr Ahoua Don Mello, ministre de l’Equipement et de l’Assainissement. A l’effet de faire le point des programmes d’urgence en cours ou à venir aussi bien dans le secteur de l’eau, de l’assainissement que de l’entretien routier et portuaire. S’agissant de ce dernier point, la direction générale du Port autonome d’Abidjan, représentée par son Dga Christophe Yehiri, a indiqué que dans le cadre de la diversification de ses partenariats, «le Paa entreprend bientôt, une mission commerciale dans le monde asiatique et en Europe de l’Est. «Cette mission commerciale d’envergure, a dit le Dga Yeyiri, sera composée entre autres, des membres de la communauté portuaire dont l’Office ivoirien des chargeurs (Oic), des représentants des ministères du Commerce, de l’Economie et des Finances. Sans oublier les opérateurs économiques du secteur privé et ceux de la Filière «Café-Cacao». Avant d’ajouter qu’il s’agira dans la vision du Dg Gossio, de non seulement créer de nouvelles opportunités pour les opérateurs économiques ivoiriens mais aussi de nouer de nouveaux partenariats d’affaires. Surtout créer une plate-forme d’import-export devant déboucher sur la signature de conventions de partenariats. Pour sa part, le représentant de la direction générale du Port autonome de San Pedro, a dit soutenir cette activité du Dg Marcel Gossio. En plus, il ajouté que dans le cadre de ses Projets d’urgence, il a été annoncé l’installation d’un scanner à conteneurs, l’extension du port de San Pedro et l’actualisation de son schéma directeur. Ainsi que la réalisation des travaux de rejointement du quai pour un montant de 185 millions de Fcfa. Quant aux directions générales de l’Agence de gestion des routes (Ageroute) et le Fonds d’entretien routier (Fer), ses représentants en ont fait dans ce même genre de présentations. S’agissant du Fonds d’entretien routier, la direction générale par la voix de Madame Appia Sophi Kouassi Pca du Fer, a annoncé l’installation de deux postes à péage manuel à carte prépayée, respectivement à Adjouffou et à Gesco pour un montant de 20 millions de Fcfa. Ceci, pour préparer les usagers au péage, en attendant l’installation des équipements déjà disponibles sur place pour les deux postes à péage dont l’un est annoncée à Attinguié sur l’autoroute du Nord. Pour cette année 2011, il est prévu également la mise en fonctionnement de trois postes de pesage mobiles pour contrôler les surcharges des camions remorques. Ce phénomène, faut-il le préciser, contribue à la dégradation très avancée des routes ivoiriennes. S’agissant du Bnetd et de l’Ageroute, ils ont annoncé que l’Etat a repris à son compte, les projets exécutés par le Puiur d’une part, et la poursuite des travaux d’urgence dans le secteur de l’eau potable dans le District d’Abidjan et d’autre part. Au nom du ministre de l’Equipement et de l’Assainissement, M. Atsé N’Cho a félicité ses collaborateurs pour les projets présentés. Non sans les affiner davantage.

 

SOURCE : LE TEMPS

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Les militaires de Soro lancent une offensive sur Duékoué

Les Forces armées des forces  nouvelles  (FAFN) loyales à Alassane Ouattara, reconnu président élu par le président de la Cei et la communauté internationale, ont attaqué le 28 mars 2011, la ville de Duékoué, carrefour stratégique de l’Ouest de la Côte d’Ivoire tenu par les Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fdsci). ‘’Nous avons engagé les hostilités pour sécuriser le Grand Ouest, en particulier Duékoué et Guiglo, où des miliciens sèment la terreur’’, a indiqué à l’Agence France presse (Afp) le porte-parole militaire des FAFN, Seydou Ouattara. ‘’On a encerclé Duékoué et il est possible que les deux villes, Duékoué et Guiglo, tombent aujourd’hui (hier lundi)’’, a affirmé le porte-parole depuis Bouaké (centre). ‘’ Nos positions ont été attaquées par des rebelles dès 05H00 (locales et GMT) sur la base située à l’entrée ouest de Duékoué ’’, a confirmé un militaire desFdsci. ‘’Les tirs venaient de partout, on avait l’impression d’avoir été encerclés. Nous avons réussi un repli tactique (depuis la base située à l’entrée ouest de Duékoué). Mais nous comptons deux morts, dont le chef de compagnie, et trois blessés’’ a-t-il confié à l’Afp. Jusqu’à 16 h30, nos sources nous indiquaient que les tirs se faisaient toujours entendre dans certains quartiers de Duékoué notamment à Cocomant. Aussi, un camp des Fdsci aurait été incendié par les insurgés. Au niveau de Dibobly, non loin du pont de Guessabo, il y a eu également de violents affrontements entre les Frci et les Fdsci. Nos sources notent que ces soldats des Frci, créés par ordonnance, le 17 mars 2011, par Ouattara Alassane, sont passés par Grégbeu (Sous-préfecture de Logoualé) pour se diriger vers Daloa. Rappelons qu’en janvier 2011, le Commandant du Groupement Ouest des Forces de défense et de sécurité (Fds), regroupantGuiglo, Duékoué, Taï, Toulepleu et Zouan-Hounien, le capitaine Célestin Koffi, avait rassuré les Ivoiriens que Duékoué était imprenable. ‘’La prise de la ville de Duékoué est un rêve irréalisable, l’armée est présente. Duékoué, en aucun cas, ne peut tomber, ce n’est pas possible, ce n’est même pas envisageable’’, avait-il déclaré, déterminé à défendre le front ouest qu’il commande.

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Bondoukou – Des tirs entendus dans la ville

Les Forces de défense et de sécurité (Fds) ont très tôt, le lundi 28 mars 2011, ont été attaquées par des hommes en armes, à Gbanhui, à 45 km de Bondoukou, sur l’axe Bondoukou-Bouna. Ces hommes en armes seraient des éléments des Forces nouvelles . Selon plusieurs sources, le contact militaire a eu lieu peu avant 5h du matin, à une dizaine de km de la localité de Lahoudi- Bâ, premier corridor des Fds. Ces combats auraient fait plusieurs blessés dans les deux camps. Selon nos sources, les Frci ont battu en retraite sur Bouna. Les hommes du commandant du groupement tactique-Est, basés à Bondoukou, seraient quant à eux retournés sur leur base à Lahoudi-Bâ, à une dizaine de km de Gbanhui. Mais en début de soirée, des tirs ont été entendus dans toute la ville de Bondoukou. Au moment où nous mettons sous presse, il était difficile de dire exactement ce qui se passait. Rappelons qu’au plus fort de la guerre en 2002, onze attaques rebelles avaient été repoussées par les loyalistes basés à Bondoukou.

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