Archives de 30 mars 2011

ONU: LE CONSEIL DE SÉCURITÉ S’EST RÉUNI, LA FRANCE N’A PAS OBTENU CE QU’ELLE VOULAIT!

Le Conseil de sécurité de l`ONU a adopté à l`unanimité une résolution mercredi qui impose des sanctions au président ivoirien Laurent Gbagbo et son entourage.Alors que la France souhaitait interdire l’utlisation des armes lourdes à Abidjan, pour faciliter la prise de cette ville, le conseil de sécurité a plutôt exhorter l’onuci à assurer sa véritable mission qui est de protéger la population civile et par conséquent d`empêcher l`utilisation d`armes lourdes contre elle. Ce qui signifie que les armes lourdes peuvent être utilisées, mais par contre les civils qui se définissent comme une population sans arme. On ne tire pas sur une population aux mains nues. Cette population peut être aussi bien du camp ouattara que celui des jeunes patriotes.La France voulait un mandat renforcé de l’onuci pour installer de force Alassane Ouattara au palais présidentiel. Le conseil de sécurité n’est pas allé dans ce sens. Il s’est contenté, comme d’habitude, d’imposer des sanctions ciblées comme le gel des avoirs et l’interdiction de voyager.La France de Sarkozy voulait un ultimatum à Gbagbo pour quitter immédiatement le pouvoir au profit du candidat malheureux Alassane Ouattara. Le conseil de sécurité a coupé la poire en deux. Si il a retenu le terme « se rétirer immédiatement », il n’a cependant pas donner un ultimatum. Le conseil de sécurité a plutôt utilisé le terme moins contraignant: « exhorte ». C’est un avis qui est laissé à la libre appréciation du concerné.
Depuis la réélection du Président Laurent Gbagbo avec 51,45%, l’Occident menée par la France et les Etats-Unis, tente d’imposer malgré sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, l’opposant Alassane Ouattara.

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LES « VICTOIRES » MILITAIRES DES REBELLES SONT PLUS PSYCHOLOGIQUES QUE REELLES

Les rebelles qui tirent sur l’ONUCI, la force qui les arme, les entraîne et les appuient dans les combats ? La tactique engagée par les rebelles, les terroristes, les mercenaires et les forces ONUCI et Licorne qui combattent à leurs cotés est d’obtenir des défections au sein des forces armées nationales afin de briser l’imprenable mur de résistance qu’ils rencontrent dans leur ambition d’ouvrir un couloir pour contrôler le port de San Pedro. Ouattara le fait au prix de lourdes pertes humaines, d’après nos sources du front. Poursuivre sur cette voie suicidaire pour ses terroristes montre bien qu’il joue ses dernières cartesUne information circule actuellement en boucle à travers les media internationaux de la « communauté internationale » selon laquelle un « hélicoptère de la Mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci) “a essuyé des tirs” des forces soutenant le président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ».Le but évident de cette information fausse est de laisser croire au public, mais surtout aux 15 membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, que les forces de l’ONUCI, qui sont reconnues, avec une multitude de preuves à l’appui, comme les forces qui arment, entraînent et appuient les rebelles et mercenaires au service d’Alassane Ouattara, dont clairement impartiales, seraient partiales parce qu’elles auraient été attaquées par ces mêmes rebelles.Mais le premier objectif de cette information, qui nous rappelle la fameuse fausse accusation de la France en 2004 selon laquelle l’armée de Côte d’Ivoire aurait tué 9 soldats français de Licorne (des morts montrés nulle part) pour justifier sa destruction 15 minutes plus tard de la flotte aérienne de l’armée nationale, est de provoquer des défections dans les rangs des soldats loyalistes et patriotes qui croiraient que les rebelles seraient entrain de gagner et n’ont plus besoin de l’ONUCI.Les forces de défense et de sécurité devraient donc rester en alerte maximale, en réadaptant leurs stratégies à la nouvelle donne, notamment au niveau des renseignements. Les mêmes tactiques de guérilla utilisées par ces terroristes devraient être utilisées par l’armée FDS pour les faire tomber dans des embuscades et les frapper avec des raids et autres tactiques fondées sur la puissance et la rapidité des interventions.En effet, cette information cherche à endormir les FDS en leur laissant croire que l’ONUCI est impartiale. Ceci afin qu’ils continuent de survoler les positions des FDS en violation de l’interdiction de survol du Président de la République Laurent Gbagbo.Avec cette astuce, l’ONUCI entend endormir l’armée nationale, afin de continuer à fournir armes et appuis aux rebelles, terroristes et rebelles de Alassane Ouattara actuellement lancés sur le front de l’Ouest dans leur objectif d’ouvrir coûte que coûte un couloir qui leur donnera le contrôle du port de San Pedro.Au moment où Alassane Ouattara, ses terroristes, les forces de l’ONUCI et les forces Licorne sont tous engagés à jouer leurs dernières cartes de violence et de massacres pour prendre le port de San Pedro et contrôler la filière du cacao ivoirien, Nicolas Sarkozy et Ban Ki-Moon ont besoin d’une preuve à brandir au Conseil de Sécurité selon laquelle l’ONUCI est une force impartiale, contrairement à toutes les preuves fournies par le gouvernement légitime sur le soutien actif de l’ONUCI aux rebelles ivoiriens, à leurs groupes terroristes appelés commandos invisibles et à leurs mercenaires.Pour rappel, les 76 containers d’armes de guerre et d’équipements militaires en provenance du Tchad où se trouve un important contingent militaire français, et qui avaient été depuis début mars interceptés au Cameroun par la gendarmerie et ébruités par la presse privée locale, ont reçu l’accord de Paul Biya, le dictateur et fantoche de la France au pouvoir, de les embarquer pour la Côte d’Ivoire. Le port de débarquement de ces containers est bel et bien San Pedro.L’ONUCI a donc urgemment besoin de contrôle un port en Côte d’Ivoire pour réceptionner ces containers d’armes. Les FDS savent certainement déjà que les ennemis actuels de la Côte d’Ivoire utilisent les tactiques basées sur les principes de guérilla suivants :1 – Les actions de combat ne sont pas pour les rebelles la clé de la victoire, mais seulement une partie de l’effort, parce que la guerre psychologique joue un rôle tout également important.2- Le privilège ou l’exclusion de l’un quelconque de ces efforts (propagande et combat) peut amener de sérieuses difficultés, et même leur échec. Ils s’appuient dont beaucoup sur la propagande ou guerre psychologique.3- Les forces militaires FDS étant de même nationalité qu’une grande partie des rebelles, ils utilisent les émissions radio/TV et les media internationaux pour promettre aux soldats FDS/FANCI la sécurité s’ils désertent, pour leur expliquer leur rébellion, pour les faire se sentir isolés et pour jouer sur leur insécurité.4- Les raids, embuscades, opérations de tireurs d’élite, attaques aléatoires au mortier, etc. des rebelles ont un effet démoralisateur sur les soldats FDS/FANCI, afin de les amener à déserter ou changer de camp sous l’illusion que tout est perdu pour le Président Gbagbo.5- Les émissions radio/TV et articles, les vidéos montés de toute pièce et le tapage dans les média internationaux dénonçant le gouvernement légitime du Président Laurent Gbagbo sont une bonne approche pour les rebelles pour attirer et recruter les soldats des FDS/FANCI, dont ils ont besoin pour prendre le contrôle du territoire de la Côte d’Ivoire.Par conséquent, voici venu le temps pour les FDS et pour les Patriotes ivoiriens déterminés à défendre leur Constitution et leur Souveraineté de suivre trois consignes essentielles, à savoir Vigilance, Vigilance et Vigilance.

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Les mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye

Les mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye.

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POUR PROTEGER SES SOLDATS CONTRE LES FRAPPES DES FDS Sarkozy veut interdire l’usage des armes lourdes

Parodions la chanson zouglou. « Nicolas Sarkozy veut nous prendre pour bêtes ».C’est pourquoi il se démène pour faire interdire l’usage des armes lourdes par les Forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire. Personne n’est dupe. Il ne s’agit guère de la protection des populations civiles ivoiriennes. L’argument ne tient absolument pas debout.
Du reste, c’est ce que le président français a avancé avec son acolyte américain pour obtenir du Conseil de sécurité de l’Onu, toute la latitude de voler au secours de la rébellion libyenne qui était aux abois.
La prétendue zone d’exclusion aérienne interdisant l’aviation des forces régulières de la Libye de voler dans le ciel de ce pays a pour véritable but d’apporter une assistance militaire à des hors la loi qui ont pris les armes contre un gouvernement légal. Et ce à la différence notable des ‘’révolutions’’ égyptienne et tunisienne qui ont vu le peuple se dresser les mains nues pour demander le départ de Moubarak et de Ben Ali. Sur le terrain, aujourd’hui, on constate que la coalition internationale politico-mafieuse se bat principalement contre les forces armées libyennes, en servant de bras armé à la rébellion.
C’est exactement la même chose que Sarkozy veut faire en Côte d’Ivoire. On ne comprend pas autrement qu’il veuille interdire à une armée régulière d’utiliser des armes lourdes contre des rebelles qui se servent eux aussi du même type d’armement. De la pure sorcellerie. Le président français voudrait que les hommes du général Mangou aillent au casse pipe devant de l’armée d’Alassane Ouattara avec des couteaux et des flèches qu’il ne s’y prendrait pas autrement.
En réalité, il faut savoir que la motivation réelle de Sarkozy tient dans le fait que les rebelles qu’il protège à Abidjan sont en grave difficulté. Les FDS ont pris leur réelle mesure. Et depuis, c’est l’hécatombe dans leur rang. Sur le théâtre des opérations, ils tombent comme des mouches. Leur folle équipée récemment sur le ministère de la Défense où ils ont été proprement trucidés en fait foi. Et quand on sait également que des soldats de la force Licorne combattent aux côtés des hommes de Ouattara, on comprend aussi l’empressement de Sarkozy de Naguy Bocsa à vouloir priver les forces régulières ivoiriennes de leur moyen de défense pour les protéger.
Il se croit plus malin que tout le monde, le pauvre. Il ne sait pas comment justifier la mort au front des militaires français, quand la question viendra à lui être immanquablement posée. Déjà, un contentieux oppose la Licorne à l’Onuci sur le corps de trente combattants blancs qui ont été héliportés au sein du 43e BIMA. Ces combattants blancs ont été tués sur le front ouest.
Combattre sans être tué, voilà ce que Sarkozy veut pour ses soldats qu’il envoie pourtant à la mort. Car l’obus qui tonne ne choisit guère la couleur de la peau. Qu’elle soit blanche, noire, jaune ou même verte. Et ce n’est pas parce qu’on est militaire français qu’on a plus de technicité qu’un militaire ivoirien. D’autant que tous ont fait la même école de guerre et que le QI d’un soldat de la Licorne n’est pas supérieur à celui d’un FDS. C’est le terrain qui fait la différence. Le président français informé de la mésaventure de ses poulains l’apprend à ses dépens. La distraction ne passera pas.
Jean Josselin Kouadio

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Sarko face au test de grandeur

On n’est jamais grand en tuant. Sarkozy ne le sait pas. En pleine tourmente dans les sondages en France (68% d’opinion défavorable), le Franco-Hongrois a cru trouver dans l’agression barbare contre la Libye, le moyen non seulement de devenir un grand chef d’Etat (il croit que c’est à travers la guerre qu’un chef d’Etat s’affirme), mais surtout d’inverser la mauvaise tendance que les multiples sondages d’opinion donnent de lui depuis quelques mois. Peine perdue.
Les résultats des élections cantonales en France viennent de le renvoyer à ses chères études. L’UMP s’est lamentablement incliné. Mais hypocritement, le camp Sarkozy tente de minimiser la bérézina électorale qui préfigure une immense défaite à la présidentielle dans un an.
De fait, le président français, qui veut jouer les George Bush de l’hexagone, en donnant dans la clownerie, et qui croit que l’histoire retiendra son nom en tuant, a décidé de faire payer au colonel Kadhafi le prix de l’indépendance et de la dignité en soumettant son pays à des bombardements criminels. Il est malheureusement aidé dans cette tâche macabre par celui qui est considéré comme la plus grande déception de ces dernières années, Barack Hussein Obama, en qui des naïfs avaient placé des espoirs fous quant à aider l’Afrique à reconquérir sa dignité.
Sous le fallacieux prétexte de protection des populations civiles libyennes que le président Mouammar Kadhafi était en train de liquider, Sarko-l’éventreur a réussi à manipuler l’Onu, une organisation crimino-mafieuse qui sert les intérêts des puissants, pour qu’elle détruise la Libye. La France, sans avertir les autres pays de la coalition du mal, un peu comme Bush punissant l’Irak, a ouvert le feu en premier, pour prouver son omnipotence. Et son omniscience.
Au nom d’une prétendue zone d’exclusion qu’ils ont mise malhonnêtement en avant pour obtenir le vote du conseil de sécurité de l’Onu, la France et ses acolytes soumettent depuis plusieurs jours, les populations civiles libyennes à des bombardements aveugles et criminels. Des bombardements à fort guidage pétrolifère. Avec la grande complicité des Africains qui assistent impuissants à la destruction de ce pays.
C’est le lieu d’inviter les forces du progrès en Afrique à une prise de conscience diligente sans laquelle, il n’est pas exagéré de dire que les pays occidentaux seront tentés d’entreprendre la recolonisation du continent. Elle se déroule déjà sous nos yeux. A cause des ressources stratégiques comme le pétrole et l’uranium. A mesure que les années passent, ces ressources non renouvelables diminuent. Il faut donc aux occidentaux recoloniser les pays producteurs pour en disposer comme bon leur semblent. A leur guise. Il urge de sonner le tocsin de la prise de conscience. Et agir maintenant. Pour qu’il ne soit pas trop tard.

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Qui est donc le vrai vainqueur?

Qui est donc le vrai vainqueur? Qui est le tricheur? A qui profite le crime? Qu’ont-ils fait nos frères ivoiriens pour mériter ça?
Après la vague d’indignations qu’a suscité la déclaration inélégante et hors délai faite par Youssouf BAKAYOKO, sur les médias étrangers, de ce qu’il appelle résultats des élections présidentielles 2010, il convient de garder la tête froide et de mener une analyse objective de son contenu. La démonstration ci-dessous relève que les chiffres communiqués par Youssouf BAKAYOKO sur France 24 contiennent plus 500.000 voix fictives pour Alassane Ouattara.
Démonstration
Voici en substance ce qu’il a dit : GBAGBO Laurent : 2 107 055 voix, soit 45,90% des suffrages exprimés. Alassane Ouattara : 2 483 164 voix, soit 54,10% des suffrages exprimés.
Un simple calcul arithmétique permet d’avoir comme total des suffrages exprimés 4 590 219 (retenez-le quelque part). C’est-à-dire nombre de votants GBAGBO + Alassane. Souvenons-nous que la CEI avait communiqué le nombre total des inscrits à cette élection qui s’élève à 5 776 784 de personnes (source : Sagem sécurité).
Contre toute attente ce nombre est passé à 5 784 490 personnes à la proclamation des résultats au premier tour (source : Abidjan.net ). L’écart de 7706 voix n’est pas énorme et ne change vraiment pas grande chose. Mais, l’intérêt est que si cet écart a été admis par tous au premier tour donc, par jurisprudence nous allons adopter les 4 784 490 (retenez-le quelque part) comme nombre d’inscrits pour le second tour. En plus s’il a déjà été utilisé, il n’est pas sensé varier entre deux tours de la même élection.
Total Inscrits 5 784 490 GBAGBO Laurent : 2 107 055, soit 45,90% Alassane Ouattara : 2 483 164, soit 54,10% Total des voix 4 590 219, soit 100% Taux Participation : 79,35%
Toujours par calcul, il ressort des chiffres communiqués par Youssouf BAKAYOKO sur France 24, que ce second tour a connu un taux de participation de 79,35% (4 590 219/5 784 490). On retient aussi qu’il n’a pas été communiqué le nombre de bulletins nuls. Pourtant nous savons tous qu’il n’y a pas eu la même affluence dans les urnes au second tour comme au premier. Tous les experts à la suite de ceux de la C.E.I ont estimés ce taux de participation à 70%.
Il y a donc un problème !!! C’est une incohérence grave, que je fais remarquer la !
Vous allez comprendre pourquoi. Voyons la différence entre les taux de participation : 79,35% – 70% = 9,35%. (Ce chiffre parait petit n’est-ce pas ?) Voyons combien de personnes représentent ces 9,35%. Donc, on multiplie le nombre d’inscrits par cet écart, et on obtient 540 850 personnes (retenez-le quelque part)
Je vous présente les statistiques du premier tour dans les zones CNO hors Région vallée du Bandama : Votants 1er tour Savane : 318 187 Denguele : 66 110 Worodougou : 91 993 Bafing : 38 766 Total : 515 056 Au total se sont 515 056 personnes dans les zones CNO hors région vallée du Bandama. Lorsqu’on rapproche ce chiffre à celui relatif à l’écart entre taux de participation 540 850, on observe que les deux chiffres sont presque identiques à 25 000 personnes près.
Conclusion 1 : Puisque plusieurs preuves d’irrégularités, exactions et tricheries témoignent d’un vote non démocratique dans les zones CNO, nous sommes en droit de penser qu’il y a eu fraude massif de plus de 500 000 voix, ce qui pourrait s’interpréter aussi que les zones CNO hors région vallée du Bandama ont votés deux fois le même jour, dans les mêmes urnes !!!!
Catastrophe démocratique ! A qui profite cette fraude à grande échelle ? La réponse à cette question est immédiate : Alassane Ouattara, si l’on se réfère au déroulement des événements ces derniers jours.
Quel serait donc le vrai score d’Alassane Ouattara sur la même base des données de Youssouf BAKAYOKO ? Il nous suffit pour cela de retirer les 9,35% votants sur les voix d’Alassane Ouattara. On obtient le tableau ci-dessous :
Total Inscrits : 5 784 490
GBAGBO LAURENT : 2 107 055, soit 52,04%
ALASSANE OUATTARA : 1 942 088, soit 47,96%
Total : 4 049 143, soit 100% Taux Participation : 70,00%
Ecart de voix dues au bourrage des urnes en zone CNO : 541 076
Conclusion 2 : LAURENT GBAGBO est le réel vainqueur de ces élections, sur la base des données communiquées par Youssouf BAKAYOKO.

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Je ne suis pas un partisan aveugle de Gbagbo, mais…

Je ne suis pas un partisan aveugle de Laurent Gbagbo. J’ai vécu plusieurs années en Côte d’Ivoire à partir de 1988, j’y retourne régulièrement depuis pour des séjours plus ou moins longs, de deux ou trois mois à une année entière parfois. Je connais le profond désir de changement des Ivoiriens qui aspirent plus que tout à la paix et au bonheur. Je connais bien le sentiment de lassitude qui règne dans le pays, lassitude vis à vis de l’état de « drôle de guerre » qui règne dans ce pays toujours coupé en deux dans les faits, lassitude vis à vis de tous ceux qui ont été incapables de trouver une solution à ce problème, lassitude qui se cristallise sur le nom de Laurent Gbagbo, de Ouattara, des forces nouvelles et sur celui de la communauté internationale et de la France. Mais je continue à rêver pour ce pays que j’aime d’un avenir meilleur que celui que la France-Afrique lui réserve. Après avoir regardé jeudi soir le premier volet de l’enquête consacrée à cinquante ans de Françafrique, sur France 2, je reste stupéfait ! Stupéfait que le parallèle qui existe entre ce qui s’est déroulé par le passé dans d’autres pays africains et ce qui se déroule depuis 2002 en Côte d’Ivoire ne saute pas aux yeux des commentateurs et journalistes qui connaissent parfaitement ce jeu trouble que la France joue depuis 1960 sur ce continent. Je suis persuadé de deux choses. La première est que si Mr Ouattara accède au pouvoir en Côte d’Ivoire, il n’apportera pas le bonheur et la paix tant attendue, il n’améliorera pas la condition des citoyens ivoiriens et encore moins celle des habitants du nord du pays (ses plus fervents partisans). Le nord de la Côte d’Ivoire n’a aucun potentiel économique. La seule priorité économique qui concerne le nord de la CI est l’amélioration des voies de communications vers les pays voisins (Burkina Faso et Mali au premier chef et ensuite un axe vers la Guinée). La seconde est que dans quelques années, ou plus vraisemblablement dans une à deux décennies, d’autres journalistes nous raconterons comment l’Elysée à tenter de renverser Laurent Gbagbo en septembre 2002 et comment après l’échec de cette tentative il a créé une situation de partition de fait du pays qui aurait du amener à un effondrement économique de la Côte d’Ivoire et à une chute du régime. Tous les éléments qui démontrent l’implication de l’Elysée dans la crise ivoirienne et sa volonté manifeste de ne pas laisser gouverner Laurent Gbagbo depuis septembre 2002 sont là sous nos yeux. L’Elysée est parvenu en partie à ses fins, Laurent Gbagbo n’a été réellement en capacité d’exercer sereinement le pouvoir que 18 mois. Depuis 2003, il partage même officiellement ce pouvoir avec les rebelles (accords de Marcoussis) et au final ces dernières années son premier ministre, Guillaume Soro, n’est autre que l’ancien chef des rebelles. Aujourd’hui, on va même essayer de nous convaincre que c’est l’intervention militaire de la France qui a sauvé la présidence de Laurent Gbagbo en 2002. La vérité est pourtant toute autre et est très facile à vérifier. Le 19 septembre 2002 éclate la tentative de coup d’état, des combats ont lieu dans de nombreuses localités du pays et à Abidjan. Laurent Gbagbo se trouve à Rome, il fait appel à la France et demande que soient activés les accords de défense qui lient la Côte d’Ivoire et la France. L’Elysée refuse, arguant qu’il s’agit d’une affaire ivoiro-ivoirienne et propose à Gbagbo un asile doré en France. Contre toute attente Gbagbo regagne immédiatement Abidjan, il y est accueilli dès sa descente d’avion par de très nombreux habitants d’Abidjan et aussi par des militaires et des policiers fidèles. Son retour à Abidjan fait basculer la partie des militaires indécis dans le camp de la loyauté à la république. Ce n’est que plusieurs jours plus tard, alors que les rebelles ont échoué dans la prise de contrôle d’Abidjan et qu’ils se replient vers le nord du pays que la France interviendra au motif d’éviter des massacres inutiles, créant ainsi une ligne de front et aussi les conditions de la partition de fait du pays. Les accords de défense qui lient la France à ses anciennes colonies africaines ne se limitent pas aux agressions venues de l’extérieur de ces pays, ils peuvent aussi être activés pour défendre les gouvernements légalement élus contre des tentatives de renversement. Les interventions militaires de la France au Tchad sont là pour l’attester. Il est de notoriété publique que Chirac n’a pas accueilli l’élection de Gbagbo en 2000 avec joie. Les premières décisions de Gbagbo en tant que président n’ont pas amélioré les relations entre l’Elysée et Abidjan et les relations entre Gbagbo et Chirac ont viré à la franche détestation. Mais en France, c’était alors l’époque de la cohabitation Chirac Jospin. A partir de mai 2002, fini la cohabitation, l’Elysée et Chirac ont les mains libres. Comme d’autres observateurs, je ne peux m’empêcher de penser que le déclenchement de la tentative de coup d’état en Côte d’Ivoire moins de 5 mois après la réélection de Chirac n’est pas fortuite. Peut-être va on tenter de nous faire croire qu’il n’y a plus de cellule africaine à l’Elysée et que, sous le règne de Sarkozy, les relations de la France avec ses anciennes colonies devenues des pays indépendants sont enfin normalisées. Si cela était vrai, pourquoi ce domaine échappe toujours au ministère des affaires étrangères et au regard de l’assemblée nationale? La Françafrique existe toujours, elle ne poursuit plus l’unique but de l’indépendance énergétique de la France. Quels sont ses buts? Empêcher un véritable démarrage économique de ces pays qui les mettrait en position de force dans la commercialisation de leurs ressources pétrolières, minières, etc. Pour cela il est impératif d’avoir des gouvernants africains dociles. Laurent Gbagbo a des qualités et des défauts mais la docilité n’est assurément pas ce qui le caractérise, alors que Ouattara !!! La CI possède un réel potentiel économique qui reste inexploité. Le potentiel économique dont je parle ne consiste pas à céder son pétrole contre quelques compensations financières ni à continuer à écouler sa production de cacao à vil prix (prix fixé à Londres à la bourse du café-cacao qui est complètement déconnecté du marché de ces matières premières). L’expression du potentiel économique de la CI passe par la transformation et la valorisation d’une partie de ses productions, cela implique de sortir ce pays de l’influence de la France (influence qui s’exerce avec la bénédiction des USA). Normalement, la France aurait du être la première à aider la CI dans cette voie car la CI en se développant aurait apporté du travail à un bien plus grand nombre d’habitants de la sous-région comme elle le fait déjà depuis longtemps. Cela aurait diminué la pression migratoire vers la France de pays comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso et d’autres. Mais force est de constater que si l’immigration est un argument souvent brandi à des fins électoralistes et de politique intérieure, quand se présentent de réelles opportunités pour palier à ce problème d’immigration, nos dirigeants semblent beaucoup moins intéressés. Je suis arrivé depuis longtemps à la conclusion que l’immigration régulière autant qu’irrégulière a un double rôle : c’est une nécessité pour notre économie qui est régit par le capitalisme et c’est un formidable outil politique et électoraliste mais cela ne constitue en aucune façon un réel problème pour nos gouvernants !
Source : Les invités de Mediapart

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Sarkozy planifie l’assassinat du président Gbagbo

Les manœuvres se multiplient en France pour arracher la victoire électorale à Laurent Gbagbo. A défaut de réussir le scénario mis en marche, depuis la fin du scrutin du 2nd tour, pour évincer l’actuel chef de l’Etat ivoirien, l’Elysée envisagerait de plus en plus l’attentat à l’intégrité physique du président ivoirien. Une perspective qui n’enchante pas certains agents secrets français. Qui ont décidé de ne pas se rendre complices du complot.
Dans quelques jours, peut-être dans quelques heures, des mercenaires mandatés par l’Elysée, dont nous taisons la nationalité pour l’instant, vont débarquer à Abidjan. Ils ont officiellement reçu pour mission de venir «sécuriser» les locaux de l’ambassade d’un pays européen voisin de la France. Les agents de cette ambassade de pays simplement voisin de celui de Nicolas Sarkozy sont pompeusement supposés menacés à cause de la tension post électorale en Côte d’Ivoire. Et, pour y remédier, les agents très spéciaux chargés de la sécuriser sont annoncés. Mais, fait curieux, le communiqué produit à cet effet et repris par des médias de la place ne mentionne pas le matériel d’espionnage de pointe dont ces agents de sécurité sont dotés pour venir dans notre pays. En vérité, ces «sécurocrates», déclarés spécialistes en protection d’ambassade, seraient en mission pour le compte d’une cellule de crise installée à l’Elysée (palais présidentiel parisien). C’est cette cellule qui, sur les ordres du président français, Nicolas sarkozy, gèrerait, désormais, «le dossier ivoirien». Cette cellule, selon nos informations, avaient court-circuité tous les services secrets français, notamment la DGSE, pour convaincre le président Sarkozy de ce que sa «stratégie» pour chasser Gbagbo du pouvoir allait parfaitement fonctionner. A présent, face au bourbier que cette «stratégie» de tripatouillage de l’élection présidentielle ivoirienne a créé dans notre processus, une option plus surréaliste vient d’être envisagée. Il s’agit d’attenter à la vie du président Gbagbo. Ce scénario à gros risques prévoit qu’en cas de difficulté pour accomplir la mission, les mercenaires pourraient envisager de «recruter» le (s) assassin (s) au sein du «cercle présidentiel». D’énormes sommes d’argent pourraient alors circuler pour espérer convaincre des agents de la sécurité présidentielle. Le hic, c’est que, déjà, avant même que nos mercenaires ne quittent l’Europe, de solides amitiés dans les services secrets français, opposées à l’opération, ont pris sur elles d’alerter, encore une fois, les autorités d’Abidjan. Pour elles, il ne fait l’objet d’aucun doute. «Si par extraordinaire, quelque chose était tenté contre le président Gbagbo, comme ce fut le cas avec Juvénal Habyarimana en 1994, la Côte d’Ivoire connaîtra une situation pire que le génocide rwandais, et la France doit en être tenue pour responsable», prévoient les amitiés ivoiriennes au sein des Longues Oreilles en France. Celles-ci ont donc informé, à leur tour, les agents ivoiriens chargés de la sécurité des institutions de la Côte d’Ivoire.
L’Afrique, rien qu’une juxtaposition de tribus
M. Benjamin Mathieu Tagbo, Ben Tagbo pour ses intimes, politologue, avait regagné la Côte d’Ivoire, son pays, une semaine avant le 2nd tour de l’élection présidentielle. Ancien sous-officier de la police nationale, promotion 83-85, cet ivoirien vit depuis des années en France où il s’est établi avec sa famille. «Mais la situation est si grave, les informations si préoccupantes que j’ai décidé de mettre ma famille en sécurité et de rentrer chez moi en Côte d’Ivoire», nous avait-il confié avant le second tour de la présidentielle. Selon cet ancien policier qui se réjouit d’avoir tissé de solides relations au sein de la police et des services de renseignements en France, le nouveau complot politique en phase d’exécution a été minutieusement préparé dans l’ancienne métropole pour «offrir» le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des Républicains (RDR). Selon Ben Tagbo, «c’est à la DGSE, service secret et d’espionnage français, que les manœuvres ont commencé. Certaines cellules au sein de la DGSE ont réussi à convaincre Sarkozy qu’on pouvait facilement écarter Laurent Gbagbo du pouvoir. Et ce sont mes amis à la DGSE qui ont eu l’amabilité de m’en parler».
Pendant près de deux heures Ben Tagbo s’était vidé comme d’une charge dont il ne pouvait plus supporter tout seul le poids. De quoi s’agit-il ?
En France, la classe des agents racistes qui pullulent dans les services de renseignements et d’espionnage continue de considérer les anciennes colonies françaises d’Afrique comme étant des tribus sauvages peuplées d’individus incapables de raisonner. De ce fait, les présidents de ces pays d’Afrique doivent toujours être choisis par métropole. Pour le malheur de la Côte d’Ivoire, cette insulte est partagée par une minorité d’hommes d’affaires français installés chez nous, mais influents à l’Elysée. Avec leurs racistes lunettes, la lecture des résultats du premier tour des élections ivoiriennes a été la suivante : Avec 25% et 32% des voix, les tribus d’Henri Konan Bédié et d’Alassane Ouattara font à elles seules 60% des électeurs en Côte d’Ivoire. De façon moutonnière, pensaient ces agents des services secrets français, la tribu d’Henri Konan Bédié – remarquez qu’ils ne parlent pas d’électeurs – ne devait que se déverser derrière Ouattara, puisque le président du PDCI-RDA, battu au premier tour, avait appelé à voter pour le président du RDR. Cependant, à écouter Ben Tagbo, la théorie n’arrivait pas à rassurer ses concepteurs. Ces prévisionnistes de la DGSE avaient du mal à se convaincre que les Ivoiriens soient aussi bornés qu’ils l’entendent. Mais ils subissaient la pression des hommes d’affaires français qui ne rêveraient que d’un président ivoirien «docile». Pour ces affairistes, Laurent Gbagbo prône «l’ouverture du marché ivoirien, la coopération dans la dignité et le respect de chaque peuple», et cela est dangereux. D’où leur implacable volonté qui aurait fini par pousser la cellule DGSE en question à convaincre les plus hautes autorités françaises que l’on peut «organiser la défaite de Laurent Gbagbo».
Les Patriotes ivoiriens, l’obstacle majeur
Dans leurs prévisions, nous avait prévenu Ben Tagbo, «dès le soir du 2nd tour, une fois les résultats proclamés sur les ondes des radios et télés françaises, les militants du RHDP devaient descendre dans la rue pour orchestrer des troubles graves dans le pays». Et à Ben Tagbo de continuer : «Dans ce cafouillage, les militaires français pré-positionnés à Dakar et à Libreville allaient se déployer en Côte d’Ivoire avec pour mission d’assassiner le président ivoirien, Laurent Gbagbo». Pour quel objectif ? «Installer Alassane Ouattara au pouvoir», avait coupé Ben Tagbo. Qui a ajouté que, pour les tenants de cette thèse à la DGSE, «le second tour de l’élection présidentielle ivoirienne était déjà bouclé avant d’avoir commencé ; Alassane Ouattara devait être déjà nommé président de la Côte d’Ivoire depuis la Franc».
Ce scénario était beau, mais, en France, il donnait la chair de poule à bon nombre d’agents lucides de la DGSE. Ces derniers n’avaient pas oublié l’échec de la barbarie de la France chiraquienne en novembre 2004. Selon Tagbo, en France, beaucoup de stratèges en opération kamikaze en Afrique se souviennent que, les 4, 5 et 6 novembre de cette année-là, la tentative «d’enlever» Laurent Gbagbo du pouvoir a débouché sur des tueries «inutiles et idiotes» de jeunes Ivoiriens par l’armée française (65 morts à l’Hôtel Ivoire). Jacques Chirac avait échoué en Côte d’Ivoire, alors que les interventions françaises du même type avaient été couronnées de succès en Haïti (contre Jean Bertrand Aristide) ou en Centrafrique (contre Ange Félix Patassé). «Rien, au moment de la conception du plan, ne permettait de dire que Sarkozy était informé de cette manœuvre. Mais apparemment, le président français a fini par céder». Et, depuis, selon les informations communiquées aux autorités ivoiriennes, la gestion de ce dossier a été simplement transférée à une cellule d’extrémistes installée à l’Elysée, au détriment de la DGSE.
De toute évidence, à l’Elysée, l’on est persuadé que le «Plan A», truquer les élections pour chasser Gbagbo, a échoué. A présent, c’est un «Plan B» qui est envisagé avec, au bout, l’assassinat du président ivoirien. Fini donc les déclarations de M. Claude Guéant, Secrétaire général de l’Elysée, bras droit de Sarkozy, qui, le dimanche 3 octobre 2010, après un séjour de 48h en Côte d’Ivoire, déclarait, avant de reprendre l’avion, la main sur le cœur : «La France n’a pas de candidat en Côte d’Ivoire». Parole en l’air !

SOURCE: mcreveil.

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GAGNOA – . La ville quadrillée par l’armée : . Les populations apeurées

La ville de Gagnoa vit dans la peur depuis mardi 29 mars 2011 à 2h du matin. Selon notre correspondant sur place, les combats entre les Forces de défense et de sécurité (FDS), restées fidèles au président Laurent Gbagbo, installé par le Conseil constitutionnel, et les Forces nouvelles (FN), ont créé la psychose au sein de la population hier, amenant les habitants à se terrer dans leurs maisons. Ainsi, les activités économiques ont brutalement cessé quand des affrontements ont éclaté non loin de la ville. C’était la débandade à Gagnoa hier mardi. Les populations sont rentrées chez elles, laissant le champ libre aux militaires qui sillonnaient la ville dans des véhicules de guerre. L’on pouvait sentir sur leurs visages la rage de vaincre et de libérer la région. Dans l’après-midi, la sérénité était revenue à Gagnoa et les jeunes patriotes, proches du président Gbagbo, avaient dressé des barricades dans les quartiers, filtrant toutes les entrées et les sorties, dans le but de sécuriser leurs maisons. A Bariho, un village situé à l’entrée de la ville, les populations ont été tirées de leur sommeil par le bruit assourdissant provoqué par le passage d’un convoi d’engins militaires dans la ville autour de 2h du matin, convoi en provenance de Daloa et de Duékoué. Le Conseil de sécurité de Bariho, dès l’aube, s’est réuni pour arrêter des stratégies de sécurisation dudit village et a salué la détermination des jeunes patriotes, des FDS et des autorités administratives dont le préfet de région de Daloa, présent dans le convoi militaire. Par ailleurs, la plate-forme des hommes religieux, créée à l’occasion des récents affrontements interethniques dans la ville, est montée au créneau pour appeler les populations au pardon et à la tolérance face à la détérioration de la situation de crise. Jusqu’à ce que nous mettions sous presse, Gagnoa était toujours sous le contrôle des FDS.

Hervé KPODION avec Venance KOKORA

 

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Règlement de la crise post-électorale – Comment l’UA soutient l’option militaire

L’Union Africaine a officiellement rejeté l’option militaire. Et prône une résolution pacifique de la crise. Mais en réalité, elle a adopté une ligne qui ne se démarque pas ouvertement des opérations militaires du camp Ouattara, qui viole le cessez-le feu.
L’Union Africaine joue à un jeu trouble en Côte d’Ivoire. En voulant une chose et son contraire. Pendant qu’elle affirme préconiser une résolution pacifique de la crise, en même temps, et c’est toute l’ambigüité de cette politique incompréhensible de l’autruche, elle soutient et de manière tacite, l’option militaire en Côte d’Ivoire qui avait été écarté. En effet, dans le cadre de la résolution par la voie du dialogue du conflit post-électoral, l’Union Africaine a décidé de nommer un «Haut représentant» en Côte d’Ivoire, deux semaines après les conclusions du panel le 10 mars 2011. Une nomination intervenue samedi 26 mars dernier. Mais, face à une crise qui perdure et qui a des répercussions énormes (massacres des populations innocentes, exode massif des populations, désorganisation de l’économie du pays, etc.), la diligence et la réaction de l’Ua devaient être systématiques. Attendre au-delà des deux semaines pour nommer un «Haut représentant» est suspect. L’Ua cherche également a gagné du temps en laissant tranquillement les rebelles poursuivre leur offensive. D’autant plus que le Cap-Vert n’a jamais caché ses réserves dans la gestion du dossier ivoirien par la «communauté internationale», en refusant de cautionner la forfaiture.
Une caution tacite Donc en nommant le diplomate Cap-Verdien pour superviser une solution négocié à la crise, l’Ua savait pertinemment que José Brito allait être récusé par le camp Ouattara. Puisque celui-ci a toujours soupçonné le président Pedro Pires et son pays de soutenir le président Gbagbo. Mais en réalité, le problème est ailleurs. En créant ce vrai-faux blocage monté de toutes pièces, les partisans de l’option militaire (Wade, Goodluck, Compaoré…) jouent leur partition – en actionnant l’option militaire qu’ils avaient déjà préconisée. Cette récusation de José Brito par Ouattara est donc un acte calculé et prémédité de l’aile dure du l’Ua (qui fournit appuis logistiques, militaires et humains à la rébellion, aidé de l’Onuci et Licorne) qui soutient l’usage de la force à visage masqué, en faisant semblant de rechercher une solution pacifique par la nomination d’un médiateur. Sinon, comment comprendre que, pendant que le camp présidentiel appel à un cessez-le-feu immédiat et au dialogue pour trouver une issue à cette impasse politique, le président du Rdr et ses rebelles s’engagent dans une vaste attaque généralisée à travers tout le pays. Et que dans le même temps, l’Union Africaine observe la loi de l’omerta, un silence total sur les exactions et attaques des rebelles par la violation du cessez-le-feu. Idem pour la Cedeao, l’Ue, l’Onu, etc. C’est motus et bouche cousue. Au poulain de la communauté internationale, Alassane Ouattara, il s’est définitivement décidé : plus de négociations. La guerre ou la guerre. La nomination d’un autre médiateur ne saurait rien changer dans sa logique aveugle de prendre le pouvoir.

Anderson Diédri

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