Archives de 12 avril 2011

ADO S’INSTALLE AU POUVOIR DANS UN SILENCE DE CIMETIERE

Alassane Dramane Ouattara, leader du RHDP, « s’installe au pouvoir » dans un silence de cimetière, au sens propre comme au figuré – là où on attendait une liesse populaire dans tout Abidjan – et ce, grâce à un coup de pouce inestimable des forces spéciales françaises, qui ont défoncé à coups de chars, le portail de la résidence présidentielle et saisi le Chef de l’Etat qu’ils ont livré aux FRCI, les forces pro-Ouattara.

Mais contre toute attente, la France n’est pas fière de sa « victoire » contre Laurent Gbagbo (car c’est de cela qu’il s’agit, en réalité) et va jusqu’à démentir de façon totalement éhontée, son implication dans le coup d’Etat qui vient de renverser le Président Laurent Gbagbo, par la voix du Porte-parole des armées françaises, devant tout le gota français. Peut-on manquer d’honneur de façon plus criante ?

La France a beau mentir, les faits sont là, têtus, et même confirmés hier sur les antennes de iTélé, aux environs de 20 heures 35 GMT, par Monsieur Guy Labertit, un ami du président ivoirien qui était en contact téléphonique avec la Résidence jusqu’à l’instant de sa capture par la force Licorne. Ayant suivi les faits en direct, il est à même d’apporter un démenti cinglant à cette désinformation grotesque parrainée par le gouvernement français. Cette France-là fait honte au monde et à l’humanité toute entière.

Quel mandat ou résolution l’autorisait-elle à pilonner à l’arme lourde, à coups de bombes, d’obus et de roquettes, avec 6 hélicoptères de combat et une trentaine de chars, un Président de la République – fût-il africain – et toute sa famille, tranquillement retranchés chez eux ? Assurément, Nicolas Sarkozy nous aura montré toute sa capacité de nuisance et toute la morgue qui l’habitait contre le peuple ivoirien. Mais pour nous Ivoiriens et Africains patriotes, Celui Qui Transcende Toutes Choses nous rendra justice. Immanquablement.

Quant à Alassane Dramane Ouattara, nous avons des raisons de croire qu’il n’a pas la capacité de réconcilier le peuple ivoirien. En effet, il nous donne un signal très fort et sans équivoque qu’il ne pourra pas se surpasser pour unir, à nouveau, les Ivoiriens et devenir ainsi un grand président. Si DIEU le veut. Sa première adresse à la nation après la capture de son adversaire par les forces françaises – que nous attendions comme un message pour consoler les Ivoiriens de leurs grandes souffrances de ces derniers jours et les rassurer quant à la quiétude des prochaines semaines et surtout pour nous marquer son souci de ne faire aucune chasse à l’homme – ne lui aura finalement servi qu’à plastronner en vainqueur et à annoncer des poursuites judiciaires contre Laurent Gbagbo, son épouse et tous ses proches. Peut-on être plus maladroit ?

Aucune réconciliation ne se fait dans la vendetta. Sous aucun ciel. A la limite, il ne sert plus à rien de proclamer des journées « Vérité et Réconciliation » si les coupables sont déjà tout trouvés et bientôt mis aux arrêts ! Voici donc un « mandat » qui commence sous de bien sombres auspices : pillages généralisés par des individus armés de machettes et d’armes à feu (même de la résidence présidentielle de la République de Côte d’Ivoire qu’il va bientôt occuper. Incroyable !), terreur à l’état brute, absence de liesse populaire, silence de cimetière, maltraitance contre les proches de Gbagbo et même lynchage, humiliation de la première dame. Les Ivoiriens prennent-ils ainsi la juste mesure du malheur qui vient de s’abattre sur eux ? C’est à ADO de nous en démontrer et attester le contraire. Nous lui lançons le défi de nous prouver, sans anicroche ni ambigüité, qu’il peut être un grand président pour TOUS les Ivoiriens. Si le Ciel le permet.

 

SOURCE : regardscroises.ivoire-blog

 

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Côte d’Ivoire : l’hiver colonial

Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l’État français a capturé Laurent Gbagbo. L’objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l’imposition d’une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l’Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s’impose de l’extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l’Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s’accroche « à son rang », en écrasant dans le sang toute velléité d’indépendance …

Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des « indépendances » africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l’omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sûr de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : « Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n’a pas pour vocation de s’ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (…) La relation entre la France et l’Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale » (1) … Tenus en février dernier par l’ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l’ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l’État français – lourdement impliqué dans la partition de ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis 2002 – réaffirmait son soutien à Allassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de « vocation à ne pas s’ingérer », on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.

Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d’intox et d’omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l’ennemi des espoirs démocratiques africains (2) lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d’Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l’agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu’il s’agit d’Afrique, Sarkozy s’est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l’Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu’elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un « collectif sous influence » par quelques puissances « démocratiques » d’Occident, autoproclamées « Communauté internationale ». Contrastant avec les médiasmenteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l’indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : « Selon plusieurs témoignages d’officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L’un d’eux, proche de l’Élysée, se félicite de ‘notre efficacité dans l’organisation de la descente sur Abidjan’. Il est vrai qu’en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI)ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : ‘On a fourni des conseils tactiques aux FRCI’, mais aussi ‘des munitions et des Famas’ (fusils d’assaut) » (3).

Deuxième acte : les forces française Licorne – dont l’une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés (4) – enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d’Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s’était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n’est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si « les combats font rage », il semble « surhumain » d’établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français … A cette nouvelle boucherie made in France s’ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d’un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l’arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l’opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d’accréditer une énième mascarade de « non-ingérence française » …

En s’éloignant des charlatans de « l’intervention humanitaire » et autres « protecteurs des populations civiles », une double question s’impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d’une saine confrontation d’arguments dans les médias occidentaux ?

Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de « complexité ». « Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale » est empêché d’exercer ses fonctions par le « président sortant Laurent Gbagbo qui s’accroche au pouvoir ». Le « bon » démocrate du FMI contre le « mauvais » tyran d’Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l’impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d’Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d’avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d’une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions …

Lorsque le Conseil constitutionnel n’a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel (5), aurait dû, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l’ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d’impartialité au bénéfice d’Alassane Ouattarra. Mais dès qu’il s’agit de contrôler les richesses de la Côte d’Ivoire, tout ce « beau monde » n’est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l’agression militaire d’un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu’en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu’aucun pays – encore moins l’ONU ! – n’envisagerait de s’ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l’historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d’Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l’Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d’États africains aux velléités d’indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l’étouffante propagande. Tel l’africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : « Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s’agit d’un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n’y sont pas valables » (6). En soulignant l’incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d’une « victoire démocratique » par un « dictateur qui s’accroche au pouvoir »

L’émancipation ou l’asservissement

Sur le « rôle ambigu de la France » dans l’arrestation de Laurent Gbagbo, l’ex-délégué à l’Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : « Il n’y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l’a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n’y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara ».

Et le socialiste français d’offrir une lecture chronologique longtemps absente d’antenne concernant le « tyran » Gbagbo : « Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n’a cessé d’être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l’emportent aujourd’hui sont ceux qui ont organisé le coup d’État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J’ajoute que si Laurent Gbagbo n’a pas bougé depuis le mois de décembre, c’est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu’il n’a pas perdu ces élections. Mais ça, c’est l’Histoire qui le montrera ». (7)

Hormis un éternel catalogue d’injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d’opposition, que peut encore attendre l’Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien ; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés ; après l’humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui – pour tout africain indépendamment de ses convictions – présente d’horribles similitudes avec celles de l’arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle … Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d’un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l’Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son « pré carré ».

Le retour « décomplexé » de l’impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d’Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d’Histoire. L’émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d’un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l’accession d’une indépendance démocratique, garante d’un développement et d’une prospérité économiques, il n’ y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d’ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : « Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d’Afrique ! ».

SOURCE :michelcollon.info

 

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La dangereuse humiliation de Gbagbo. Humiliantes, les images de l’arrestation de Laurent Gbagbo n’augurent rien de bon pour la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire.

Depuis l’arrestation, lundi 11 avril, du président ivoirien Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, les chaînes de télévision du monde entier passent en boucle des images humiliantes du couple, qui, quoi qu’on puisse penser, représente aujourd’hui des centaines de milliers d’Ivoiriens. Certes, on peut arguer du fait que Laurent Gbagbo a récemment «humilié» la communauté internationale, en se faisant investir à la magistrature suprême, après une élection que l’ONU et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’abord, puis l’Union africaine ensuite, considèrent qu’elle a été gagnée par son rival Alassane Ouattara. Certes, on peut considérer que, depuis quatre mois, Laurent Gbagbo s’est accroché au pouvoir. Il n’empêche que ces images ont un effet dévastateur, en particulier sur les Ivoiriens qui considèrent encore Gbagbo comme leur champion.

Le camp Ouattara se serait honoré en évitant la présence des caméras et des photographes immédiatement après l’arrestation de Laurent Gbagbo, et son transfert à l’hôtel du Golf d’Abidjan. Mieux, on ne peut imaginer que la présence des médias dans la suite de l’hôtel où le couple Gbagbo a été conduit soit le fait du hasard. Si c’est le cas, c’est une intention coupable.

Et si cette initiative n’était pas volontaire, alors ça en dit long sur l’impréparation voire l’incurie du camp Ouattara. Car, outre le respect dû à un ancien chef d’Etat, fut-il un criminel passible de la Cour pénale internationale, il eut été préférable de penser à l’avenir du peuple ivoirien. Certes, il était important de montrer que le couple Gabgbo était en vie. Mais rien ne pressait. Il eut donc été préférable de prendre le temps de réfléchir à la gestion de cet événement, non pas dans l’intérêt de quelques revanchards, mais dans la perspective du temps long, dans lequel s’inscrit inévitablement le projet de réconciliation qu’Alassane Ouattara appelle de ses vœux.

La crise n’est pas terminée
Malheureusement, la précipitation, l’amateurisme, voire les enjeux politiciens semblent avoir pris le pas sur tout le reste. Pourtant, la chute de Gbagbo n’annonce pas la fin de la crise ivoirienne, loin s’en faut. S’il veut être le président de tous les Ivoiriens, ce qui est un minimum, au vu du très large soutien dont il a bénéficié à travers le monde, Alassane Ouattara devra inévitablement donner des gages d’équité et d’impartialité. La tâche sera rude! Car, dans ce pays gangrené par des haines recuites, Alassane Ouattara, qui est aussi l’ancienne victime la plus emblématique de l’ivoirité –ce concept théorisé par des universitaires ivoiriens et instrumentalisé notamment par l’ancien président Henri Konan Bédié, actuel allié de Ouattara au sein du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP)– devra dépasser ses rancœurs ou celles des membres de son camp, pour remettre la Côte d’Ivoire sur les rails.

S’il est à ce jour un peu prématuré de parler de gouvernement d’union nationale, l’on peut tout de même affirmer qu’après une douzaine d’années douloureuses, destructrices et meurtrières, le président Ouattara devra obligatoirement donner de la place à ses adversaires d’hier. Toute la question est de savoir comment. Et là rien n’est gagné! Car, au sein de son propre parti, le Rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire (RDR), tous ses compagnons de route, qui ont longtemps courbé l’échine, qui ont lutté parfois au péril de leur vie, ne voudront pas jouer les seconds rôles.

Le jeu des alliances
Et puis il y a l’allié inattendu, Henri Konan Bédié. Celui-là même qui a tout fait pour empêcher Ouattara d’être candidat à l’élection

présidentielle. Aujourd’hui, leur alliance au sein du Rassemblement des Houphouétistes leur a permis de remporter la présidentielle. Et puis, ce qui n’est pas un moindre avantage, cette union a permis à Ouattara de moins paraître comme le candidat du Nord de la Côte d’Ivoire, voire le candidat de l’étranger, pour tous ceux qui considèrent qu’il n’est pas Ivoirien mais Burkinabè.

Bédié donc voudra probablement bénéficier des gains légitimes de ce soutien décisif. Et l’on peut aisément imaginer que les exigences de Bédié et de son Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) seront nécessairement importantes. Et puis il y a Guillaume Soro. Actuel Premier ministre de Ouattara, après avoir servi aux côtés de Gbagbo au même poste, Soro est aussi le chef politique quasiment incontesté des Forces nouvelles, les anciens rebelles qui contrôlaient la moitié Nord du pays, et qui se sont mis à la disposition de Ouattara, et qui ont été rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Mais dans les rangs de ces anciens rebelles, il existe aussi des haines tenaces, comme celle qui oppose Guillaume Soro au sergent-chef Ibrahim Coulibaly, le chef du fameux commando invisible, qui a porté secours aux partisans d’Alassane Ouattara du quartier d’Abobo à Abidjan.

Déjà, certains crient à la gestion ethnique du pouvoir, au vu des nominations auxquelles a procédé Ouattara jusqu’à présent. A l’évidence, la Côte d’Ivoire n’est pas encore totalement sortie de l’ornière. Et puis surtout, il ne faut pas oublier qu’en principe, quel que soit le pouvoir, il devrait être au service du peuple qui l’a choisi. Espérons qu’il en sera désormais ainsi pour l’ensemble des populations ivoiriennes.

NDLR : Sur la première image, on voit le président Gbagbo dénudé par les hommes de Ouattara. Sur la deuxième image, la première dame subissant les brimades des rebelles

Christian Eboulé

SOURCE : slateafrique.com

 

 

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Côte d’Ivoire : La France Sanguinaire et Génocidaire vient encore de frapper un digne fils de l’Afrique, Laurent Gbagbo !

Les forces impérialistes qui ont décidé de mettre leur agent, Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir en Côte d’Ivoire, viennent d’exécuter leur sale besogne : renverser Laurent Gbagbo! Portant toujours le masque et refusant d’assumer leurs crimes, les forces génocidaires françaises, devant l’incapacité de la rébellion du criminel Dramane Ouattara, ont finalement jeté bas leur masque, en arrêtant elles-mêmes Laurent Gbagbo, le Président de la République de Côte d’Ivoire. Lâche, peureuse et n’ayant pas le courage d’exécuter elle même le coup qu’elle a planifié, la France a lourdement armé les rebelles de Alassane Ouattara pour prendre le pouvoir à Abidjan…
Ainsi 17 ans, jours pour jour, après avoir armé les milices Interhamwé au Rwanda pour commettre le génocide d’un million de Tutsis et de Hutus modérés, le gouvernement français a armé les rebelles de Alassane Ouattara (voir le Canard Enchaîné), épaulés par les reliques de la rébellion libérienne de Sam Bockarie, alias Mosquito, pour commettre des atrocités les plus inimaginables sur les populations de l’Ouest et du Sud de la Côte d’Ivoire: femmes enceintes éventrées, enfants égorgés, jeunes aux bras coupés, viols généralisés sur la gente féminine, pillages systématiques des maisons et commerces, etc.
La France, prétendu « pays des Droits de l’Homme », a soutenu une opération d’épuration ethnique de grande ampleur qui a frappé Duékoué, Bloléquin, Daloa, San Pédro, Gagnoa, Abidjan, etc… La France est-elle condamnée à rester un pays génocidaire contre les peuples africains ? Mongo Béti avait donc raison de dénoncer « cette malédiction du bain de sang » qui est consubstantielle aux relations franco-africaines…
Nous le savions depuis et nous n’avons cessé de le répéter depuis 2002: c’est la France qui veut renverser ou tuer Laurent Gbagbo pour permettre à un laquais de la coalition maffieuse Franco-américano-sioniste de prendre le pouvoir en Côte d’Ivoire. Et c’est la France qui a finalement renversé Laurent Gbagbo !
Renverser Gbagbo, c’est une chose, prendre le pouvoir et le gérer en sont deux autres!
La coalition Franco-Américano-Sioniste doit savoir que Laurent Gbagbo a des millions partisans partout dans le monde, déterminés et décidés, qui ne resteront pas les bras croisés devant le renversement et l’ assassinat programmé de Laurent Gbagbo. Les auteurs de cette forfaiture le payeront très cher. Ils ne perdent rien à attendre !
Laurent Gbagbo renversé, mort ou vivant, la France a déjà perdu la Côte d’Ivoire et ne restera pas en Côte d’Ivoire. Même après avoir placé l’un de ses agents au pouvoir, rien n’y fera. Et l’extraordinaire conscientisation des masses africaines née de cette crise ivoirienne présage de l’ouverture de nouveaux fronts anti-français et anti-impérialiste dans d’autres
pays du « pré-carré » et partout sur le continent. Rien ne sera plus comme avant et la France payera très cher le prix de cette forfaiture éhontée en Côte d’ivoire !
Des millions de Laurent Gbagbo sont déjà nés à travers le continent et sont debout pour la dignité de l’Afrique, face à cette coalition d’esclavagistes racistes comme Nicolas Sarkozy et ses laquais congénitaux comme Dramane Ouattara et sa clique. Renverser ou tuer Gbagbo est une chose, prendre, gérer et conserver le pouvoir en sont deux autres, pas gagnées d’avance!!! La France portera l’entière et totale responsabilité de la suite des évènements en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire ouvre des perspectives intéressantes de lutte pour le peuple Africain et nous devons tous être prêts pour ces nouveaux défis. 50 ans de Françafrique, ca suffit !
Nous saluons la détermination et résistance héroïques du président Gbagbo, des jeunes patriotes et de l’opinion africaine, qui ont su tenir tête, des mois durant, à une coalition mondiale de criminels sans scrupules, de rapaces et de vautours internationaux, agissant alternativement comme France, « communauté internationale » et ONU, aux moyens de destruction massive et assoiffés du sang des africains!
L’Afrique salut la combativité d’un Homme de défis et de courage qui a consacré sa vie à la lutte pour la liberté et le bien-être de son Peuple! Malgré des tonnes de bombes larguées depuis 10 jours par l’armée génocidaire française, sur sa résidence, le Président Laurent Gbagbo n’a pas abdiqué et est resté debout !
Honneurs et Gloire éternelle à Laurent Gbagbo !
A Bas la France Génocidaire, A bas l’impérialisme International et ses valets locaux !
A Bas la coalition Franco- Américano-Sioniste portant le masque de l’ONU, qui veut faire mains basse sur la Côte d’Ivoire !
A lutta continua, Hasta la Victoria
Ce 11 avril 2011
Tene Sop
Secrétaire Général du
Conseil National pour la Résistance/Mouvement Umnyobiste
tenesop@googlemail.com

SOURCE :CAMER.BE

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