Archives de 1 mai 2011

ALORS QUE LA CHUTE DE GBAGBO N’A PAS LIVRÉ SES SECRETS Abidjan regagne sa place dans la Françafrique

C’est WikiLeaks qui le suggère implicitement en  levant  le voile sur les relations Sarkozy-Ouattara. Suivez la femme, comme dans un polar… À en croire ce site qui défraie les chroniques avec ses révélations secret-défense, le nouveau président ivoirien aura bel et bien été installé dans le palais présidentiel d’Abidjan par les forces françaises stationnées en Côte d’Ivoire sous le vocable de Licorne.

Ouattara ne serait alors plus qu’un nouveau pion dans le dispositif françafrique que le président français a réanimé après avoir juré en 2007 abolir pour le remplacer par des relations franco-africaines plus seines, fondé sur l’équilibre gagnant-gagnant. Le site WikiLeaks révèle que Nicolas Sarkozy était en grande amitié avec Alassane Ouattara bien avant qu’il n’occupe l’Élysée. Le président français a tissé des liens avec son homologue ivoirien lorsqu’il était ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac, lequel avait totalement mis à l’écart l’opposant ivoirien qui avait été sur le tard premier ministre du père de l’indépendance ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny mort en 1993 et qui constituait avec son homologue gabonais, Omar Bongo, mort en 2009, l’épine dorsale de la Françafrique. Jacques Chirac n’aurait pas apprécié qu’Ouattara ait convolé en noces avec l’ex-femme d’Houphouët-Boigny. Un diplomate français a raconté à un homologue américain que les relations des Français avec le camp Ouattara étaient rompues parce que Chirac n’acceptait pas son mariage avec “la femme” d’Houphouët. Les sentiments de Chirac vis-à-vis d’Ouattara étaient tels que personne, au ministère des AE ou à la présidence, ne cherchait le contact avec Ouattara, avait précisé le diplomate français.

Chirac soutenait Henri Konan Bédié, rival d’Ouattara dans l’opposition à Laurent Gbagbo. Ces confidences, qui ont manifestement déconcerté les Américains, sont rapportées dans un télégramme envoyé au département d’État par l’ambassade US à Paris, le câble est classé “secret/noforn”, le plus haut degré de classification possible. La femme par laquelle la rupture a prévalue est une Française qui en est à son troisième mariage. Dominique Nouvian est née il y a 57 ans à Constantine et a épousé en première noce un concitoyen Folloroux. Le couple s’est installé en Côte d’Ivoire en 1973 lorsque Folloroux y avait été affecté comme professeur au lycée technique d’Abidjan. Celui-ci décéda dix ans plus tard, la laissant avec deux enfants. Femme avisée, elle fonda AICI, une société de gestion immobilière à qui Houphouët a confié tous ses biens dans la pierre, et pas seulement en Côte d’Ivoire. C’est aujourd’hui un groupe prospère, en Afrique et en France.

Femme d’affaires à succès et blonde, Dominique connaît le vieil Houphouët-Boigny et voit ainsi s’élargir ses contacts politiques et son influence dans son pays d’adoption mais aussi en France. Proche des milieux d’affaires français dont Martin Bouygues, Bolloré et tous les autres patrons qui s’alimentent dans les réseaux de la Françafrique, le couple Ouattara serait entré en relations avec Nicolas Sarkozy qui était lui aussi bien introduit dans les milieux du CAC 40. Plusieurs médias ivoiriens, et parfois français (comme Le Point) affirment que l’actuel président français les a mariés en 1991 alors qu’il était maire de Neuilly. En outre la femme d’Ouattara était proche de Cécilia la seconde femme de Sarkozy, Dominique Ouattara devenu la première Dame de Côte d’Ivoire est aujourd’hui à la tête d’un petit empire, qui s’étend à la franchise des salons de coiffure Jacques Dessange aux États-Unis ou à la direction de Radio Nostalgie Afrique. Son groupe immobilier pèse 1,3 million d’euros de chiffre d’affaires en 2009.

Et pour terminer ce tour, il faut également ajouter que la communication et le marketing d’Ouattara ont été assurés par une boîte française  de com. (PB COM International) dont la patronne Patricia Balme a ses entrées à l’Élysée, notamment auprès de la cellule Françafrique.

C’est une proche du président français. La Françafrique a ainsi de bons jours devant elle, à moins que l’Afrique sub-saharienne ne soit contaminé par le Printemps arabe.

SOURCE : Liberte-algerie

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Côte d’Ivoire: « Tu perds ou tu perds » ou la démocratie à la française en Afrique

Il y a presque un mois, la France a bombardé la Côte d’Ivoire, tous ses sites militaires, le Palais présidentiel, la résidence présidentielle et elle a capturé l’homme ayant recueilli au minimum 46% des suffrages des Ivoiriens.

Laurent Gbagbo, son épouse et présidente du groupe FPI à l’Assemblée Nationale, Pascal Affi N’Guessan secrétaire du FPI et d’autres personnalités politiques proches de Laurent Gbagbo sont détenus en toute illégalité sans aucune intervention judiciaire par le nouveau pouvoir d’Alassane Ouattara avec la complicité de l’armée française et de l’ONUCI. Au moins un ministre a été sauvagement tué d’une balle dans la bouche en présence des soldats français après l’assaut de la résidence présidentielle. D’autres ont été au moins battus. La plupart des militants FPI sont terrés. Jamais Laurent Gbagbo depuis son élection en 2000 n’a traqué ses opposants politiques et jamais une telle violence et un tel arbitraire n’ont existé sous sa présidence. Un des envoyés d’ Amnesty International a fait part à Radio France Internationale d’une situation “extrêmement grave” et “inimaginable”.

Je suis française, métisse franco-ivoirienne et mes parents vivent en Côte d’Ivoire. A 20 ans, il m’était évident que la fin du parti unique et des syndicats uniques ainsi que la liberté de la presse devaient être les combats des Ivoiriens. Et c’est LG exilé, emprisonné qui a été le symbole de cette lutte qu’il n’a pas menée tout seul bien sûr. Trente ans après, ce n’est pas un hasard si les amis ivoiriens que j’ai gardés de cette époque, je les retrouve aujourd’hui avec les mêmes idéaux autour de LG. Avec avant tout leur souhait de nationalisme économique: le pays a des richesses, vendons les équitablement, essayons peu à peu de les  transformer sur place, revoyons les termes des contrats passés avec les investisseurs extérieurs de façon plus juste pour le développement  partagé du pays.

Depuis des années, je suis interrogée sur ma compréhension de la crise ivoirienne. On me connaît à gauche, pour le moins; démocrate; et je crois plutôt…. sympathique! Alors, régulièrement, quel effarement:”Tu es pro-Gbagbo ?!!! Et j’essayais d’expliquer l’histoire, la chronologie, les forces en présence, les enjeux économiques, les complexités sociologiques, etc…

Que la France en arrive à bombarder la Côte d’Ivoire et à enlever un président sortant ayant recueilli au moins 46% des suffrages, 46%!, avec la quasi-unanimité de la classe politique et des médias me semble un signe très inquiétant concernant la démocratie française. Plus une situation est présentée de façon manichéenne, plus  la complexité est sacrifiée au profit de l’évidence et du simplisme, plus nous perdons nous-mêmes de ressources démocratiques en général.

Quelques éléments de complexité… Maintenant c’est moi qui peux à mon tour poser des questions à mes amis français, à présent concernés par la crise ivoirienne puisque la France vient d’intervenir ouvertement! On commence?…

En Octobre 2000, Laurent GBAGBO a été élu Président de la République de Côte d’Ivoire. (Et même reconnu par la communauté internationale puisque ceci tend à devenir une nouvelle entité juridique en Afrique en tout cas, en un seul mot “ Présidentreconnuparlacommunautéinternationale”). Après moins de deux ans de gouvernement, LG est confronté  en Septembre 2002 à un coup d’état militaire des Forces rebelles qui soutiennent Alassane Dramane Ouattara (ADO). La France s’est faite mandater par l’ONU pour être force d’interposition. Et surtout pas force d’intervention contre la rébellion. A ceux qui soutiennent aujourd’hui une intervention militaire française active (le mot est faible) contre le “hold-up électoral” de LG, pourquoi n’avez-vous pas exigé le même activisme militaire de la France pour sauver le jeune gouvernement de LG? Et alors?! Où étiez-vous les Démocrates? Les médias français répètent à l’envi que LG est au pouvoir depuis 11 ans. Avez-vous même le souvenir que depuis 2002, il n’a eu aucun Premier Ministre non imposé par les circonstances? Que tous ses gouvernements ont dû mêler ministres de son camp et ministres “rebelles”? Avez-vous le souvenir que depuis 8 ans LG est un Président avec un revolver sur la tempe ?

D’où vient ce revolver? C’est une question qui peut vous intéresser… En 2002, l’implication du Burkina Faso a été régulièrement évoquée. Certes. Aujourd’hui, les médias ont été unanimes pour reconnaître que les Forces rebelles ont un armement et un équipement neufs et conséquents. Pouvez-vous m’expliquer comment le Burkina Faso, toujours évoqué, peut financer et l’armement et la solde de ces hommes? Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres du monde (Indice de Développement Humain le classant en 2007 176ème sur 177pays!). Heureusement Le Canard Enchaîné du 06/04/11 va vous aider à me répondre. Il semblerait que ce soit nous, amis démocrates et contribuables français, qui armons et conseillons les Forces rebelles.

Pourquoi pas, d’ailleurs? Ce ne sera pas la première fois. Vous n’êtes pas naïfs. Mais quand même? Je peux quand même vous demander pourquoi? Parce que celui que Barack OBAMA appelle “ce type soutenu par des voyous” (46% de voyous)

“ce type” pourtant, c’est lui qui s’est battu pour le multipartisme et qui a plus tard été emprisonné par ADO,

“ce type” pourtant, cet “horrible dictateur” élu en 2000 a perdu avec le FPI, son parti, les élections municipales dans plusieurs villes de sa propre région en 2001. Si je vous suis bien, vous appelez cela comment ? Un dictateur incompétent ? On pourrait aussi appeler cela un démocrate !

“ce type” pourtant, ce “tyran” aux “milices redoutables”, en tenant compte des chiffres des élections présidentielles donnés par l’ONU, dans la zone Sud “sous son contrôle” où régnait forcément “la terreur” depuis des années,  44% d’électeurs (par exemple Bas-Sassandra 52,68%, Lacs 80,35%, Moyen Cavally 36,21%, Abidjan 48,10%) se sont sentis suffisamment en sécurité pour y rester installés et voter contre lui pour ADO. Si je vous suis toujours, vous appelez cela comment? Des milices incompétentes ? On pourrait aussi appeler cela la démocratie !

“ce type” pourtant, c’est le premier homme politique ivoirien qui a commencé le projet d’une Assurance Maladie pour tous les Ivoiriens. Vous n’étiez pas au courant ? Ou alors vous pensez qu’il aurait dû se débrouiller pour la mettre en place en 20 mois !

« ce type” pourtant, pendant toutes ces 8 années de guerre larvée, n’a (presque) jamais cédé sur la liberté de la presse et tous les Ivoiriens pouvaient commenter tous les matins (sport national !) les quotidiens pro-LG, pro-ADO et les autres.

“Ce type” pourtant, vous le lisez rarement, n’a jamais soutenu Charles TAYLOR, vous savez “Manches longues manches courtes”. Alors que Félix Houphouët-Boigny, vous savez “le Père de la Paix” en Afrique de l’Ouest, soutenait financièrement et logistiquement M. TAYLOR. Dont certains pensent qu’il a pu aider en 2002 les Forces rebelles contre LG. Ah, les amis de nos amis !…

enfin, “ce type” pourtant, c’est lui qui ne cède pas au péril de sa vie aux injonctions de la France et de la communauté internationale. Bien sûr, vous lisez partout que l’ONU a demandé à la France de faire ceci ou cela en Côte d’Ivoire. J’espère que vous n’avez pas perdu de vue que c’est avant tout la France qui a demandé à l’ONU de lui demander d’intervenir. Depuis 2002, la France a été à l’initiative de 26 propositions de résolutions sur la Côte d’Ivoire. Et pourtant LG ne cède pas. Ni en 2002, au moment du coup d’état pendant qu’il était en voyage officiel en Italie et que la France lui proposait gentiment de l’héberger pour lui éviter un retour risqué au pays, il choisit sans hésiter de rentrer en Côte d’Ivoire. Ni sous les bombes françaises, sous nos bombes les amis. Les Ivoiriens sont malicieux. Pendant toute cette période troublée, ils ont donné le surnom de BUBKA, ex-champion du monde du saut à la perche, à ADO car à chaque tension politique, par lui-même créée qui plus est, il sautait la haie qui séparait sa résidence abidjanaise de l’Ambassade d’un pays étranger d’où il partait au plus tôt pour retrouver ses appartements de Paris ou de Neuilly. Aujourd’hui en Côte d’ Ivoire, pro-Gbagbo et pro-Ouattara, tout le monde sait de quel côté est le courage, entre un “président” porté à bout de bras par la France, l’ONU et par ses Seigneurs de guerre et celui comme disent les Ivoiriens qui est Woody, qui est “garçon”. Ses adversaires en haïssent d’autant plus LG. Et chaque soldat du Golf prêt à le lyncher sait très bien que sans la France et l’ONU, il ne l’aurait jamais approché! Les images d’un homme en “marcel” ruisselant de sueur exhibées par des télévisions indécentes n’y changeront rien! Dans ces moments d’évidence médiatique, relisons mes amis dans Mythologies le texte de Roland Barthes sur la sueur… Je ne peux m’empêcher de penser qu’il est justement exemplaire actuellement en Afrique qu’un dirigeant politique montre qu’il est prêt à mourir pour des idées. Tant sont nombreux ceux qui nous montrent qu’ils sont prêts à ne vivre que pour l’argent.

Allez, une ou deux dernières questions. Sur votre éventuel soutien à notre Champion de la démocratie ivoirienne, ADO.

Comment expliquez-vous qu’il ait besoin d’une rébellion armée en 2002 alors que les élections municipales en 2001 avaient vu son parti, le RDR obtenir un nombre conséquent de villes dans sa région bien sûr mais aussi en plein fief de LG ? Peut-être vous appelez cela un démocrate…un peu pressé ? On pourrait appeler cela un ennemi de la démocratie.

Comment expliquez-vous que dans les zones Centre et Nord Ouest sous contrôle des Forces rebelles fidèles à ADO une importante partie de la population a fui et qu’Abidjan, la ville du “tyran” a vu sa population augmenter d’environ un million de déplacés depuis 2002 ? Il ne ferait pas si bon vivre que ça en Ouattaraland ?

Comment pensez-vous qu’une homogénéité politique ait pu être réalisée dans les zones sous contrôle des rebelles non désarmés pendant les élections ? Ainsi à l’inverse des zones Sud où ADO a eu presque 44% des voix, en zone Rebelle LG a eu environ 22% des voix avec des scores de 5,30%, 6,45% et allons y carrément 2,16%, chiffres de la Commission Electorale certifiés par l’ONU. ADO y a atteint environ 78% des voix (par exemple Worodougou 94,70%, Savanes 93,55%, Denguélé 97,84%). Ah les amis, même les chiffres de la communauté internationale sont têtus ! Où le vote vous parait-il le plus démocratique ?

Encore une petite question ? Si ADO se maintient à ce pouvoir que la France et l’ONU lui ont remis dans les mains, quelles entreprises seront choisies pour reconstruire ce qui a été dévasté ? Et quel journal d’investigation courageux en France, selon vous, nous dira à qui sont allés les contrats de reconstruction ? Et tous les autres contrats ?

Un mot à un vieil ami ivoirien dont je reconnais à regret la clairvoyance. Dans un discours prononcé la semaine suivant le coup d’état de 2002, il avait annoncé “La France vient de déclarer la guerre à la Côte d’Ivoire”. Jamais je n’aurais pensé que l’histoire lui donnerait à ce point raison !

Et il est en ce moment encore plus fondamental de ne pas se tromper d’adversaire. Les forces pro-Ouattara sont déjà soupçonnées de massacres d’envergure et de chasse aux militants. Tous ces jeunes gens enrôlés dans cette sale guerre sont avant tout les victimes de la misère et du désespoir du sous-développement régional. Illettrés, chômeurs, orphelins des grandes villes, enfants-soldats. Avant d’être des tueurs, ce sont d’abord des laissés pour compte. Lorsque dès leur conquête d’Abobo, les Forces rebelles ont détruit totalement l’Université avec la perte définitive des archives de Médecine, d’Odontologie et de Pharmacie  et ont saccagé un laboratoire de recherche, ceci témoigne bien de la violence de jeunes gens qui ne peuvent en rien se reconnaître dans ce qu’organise un Etat et à quoi ils savent parfaitement qu’ils n’auront jamais accès. Par contre, MM SARKOZY et OUATTARA, eux, savaient très bien les risques qu’ils prenaient en s’appuyant sur cette armée peu contrôlable dont les chefs, les Seigneurs de guerre ne sortent ni de Saint-Cyr, ni de West Point. Bien sûr, les exactions viennent aussi en bien moindre part du côté des pro-Gbagbo. Mais qui a pris l’initiative de la violence ?

Comme beaucoup d’Ivoiriens, il m’est difficile d’accepter la morale de cette crise. Si tu gagnes les élections et si tu permets le jeu démocratique (les Municipales de 2001 en sont la preuve), tu es totalement empêché de mettre en route ton programme économique et social par un coup d’état militaire et tu perds! Et si tu perds (peut-être) des élections (dans un pays non désarmé), tu perds!  TU PERDS OU TU PERDS! Voilà l’exemplarité ivoirienne pour toutes les futures élections à venir en Afrique.

Nul besoin d’être psychanalyste pour bien entendre le premier discours de Mr OUATTARA après l’enlèvement de Laurent GBAGBO, “la page BLANCHE qui s’ouvre pour la Côte d’Ivoire”, “blanche”, il ne pouvait pas mieux dire… Côte d’Ivoire libérée ? Côte d’Ivoire française ?

Et hélas, la page en ce moment semble plutôt… ROUGE!

Anne HOMER

Psychiatre, psychanalyste, Paris

SOURCE : blogs.mediapart

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KKB et quelques membres de la JPDCI au cœur d’un scandale de Coup D’état contre le Président ADO

L’essentiel des pièces du puzzle que formait l’opération de Coup d’État contre l’actuel président Ivoirien, Alassane Ouattara, sont sur le point d’être totalement réunies par notre rédaction qui en était informé depuis début du mois de novembre 2010.

Ce scandale politique impliquant le PDCI n’a été mis à jour, que trois jours avant la mort d’IB, le Sergent-chef ivoirien putschiste qui s’était pompeusement attribué le titre de Général de division.

Ce coup d’état au centre duquel se trouve le président des jeunes du PDCI semble, de toute évidence, impliquer d’autres caciques de ce parti houphouétiste qui sont hostiles au Président Alassane D. Ouattara tout en étant opposés à la fusion du PDCI au sein d’un nouveau parti houphouétiste.

Ce coup concocté dans le secret, n’est entré dans sa phase d’exécution qu’avec l’action du commando invisible dirigé par le « Général » Ibrahim Coulibaly.

Pour atteindre ses objectifs, IB, faisant feu de tout bois, a bénéficié du soutien logistique et humain du PDCI, précisément de celui de la JPDCI dirigée par Kouakou Konan Bertin (KKB), le sulfureux et tumultueux président de la JPDCI, qui à 43 ans dirige cette structure spécialisée des jeunes du parti.

La mort d’IB enterre les projets lugubres des partisans du Tout Sauf Ouattara (TSO), tapis au sein du PDCI.

Nombreux sont les groupes politiques qui vivent la mort d’IB comme un véritable désastre pour leur projet de conquête du pouvoir. Parmi ceux-ci, on retrouve, contre toute attente certains partisans du PDCI qui, en dépit de la présence de leur parti au sein du RHDP, ont décidé de passer par tous les moyens pour s’opposer à l’exercice du pouvoir d’État par Alassane Ouattara.

Tapis dans le noir et manœuvrant à l’insu des ivoiriens, ces individus aux desseins lugubres planifiaient la mise à l’écart du président ADO qui, selon eux, ne devrait pas gérer le pouvoir en Côte D’ivoire. Ils estiment que non seulement ADO n’est pas un ivoirien de souche pure, mais dans leur calcul de prise du pouvoir au sein du PDCI après le départ Bédié, l’accession au pouvoir du président Ouattara est de nature à ruiner leur plan personnel de conquête de pouvoir.

Ces caciques ivoiritaires retrouvent à leur tête le président de la jeunesse du PDCI, Kouadio Konan Bertin dit KKB, qui est un farouche anti-alassaniste. Ce dernier n’hésite pas à dire à qui veut l’entendre que c’est Alassane qui est à la base du coup d’état qui a fait perdre le pouvoir au PDCI. Opposant indécrottable de la poursuite de l’alliance politique PDCI-RDR sous prétexte qu' »on ne marie pas sa mère à l’assassin de son père« , KKB en veut aussi terriblement au Premier Ministre Guillaume Soro, qui selon lui aurait étouffé son ambition d’être un grand leader estudiantin au moment où il dirigeait la CERAC, un mouvement estudiantin minoritaire qui avait du mal à se frayer un chemin sur le campus au moment où le premier ministre Soro  Guillaume dirigeait quant à lui la FESCI qui était hégémonique dans le milieu étudiant.

Cette haine viscérale, difficilement dissimulable de KKB qui en veut au président Ouattara et à son premier ministre, explique son rapprochement avec IB. Il est appuyé dans cette manœuvre par certains de ses ainés du PDCI. Ce rapprochement avec l’ennemi connu de Soro était, pour KKB, une façon de prendre sa revanche contre ce dernier, sur la scène politique, tout en se vengeant du président ADO.

Soutenus par ces caciques ivoiritaires du PDCI, KKB et certains partisans du président Bédié vont tenter de faire exécuter un coup d’État, en s’appuyant sur Ibrahim Coulibaly, qui devrait remettre en cause l’entièreté du scrutin, refaire le recensement et donner une chance au PDCI de reprendre le pouvoir.

Ce plan concocté minutieusement et au cœur duquel se trouvait le président des jeunes du PDCI, devrait s’exécuter aux lendemains de la défaite électorale de Bédié.

IB devrait initialement renverser le Président Gbagbo entre les deux tours de l’élection. Il devrait demander la reprise de la totalité du scrutin après une transition de 2 à 3 ans. Le plan n’ayant pu voir le jour entre les deux tours du scrutin comme prévu, il n’a pas été abandonné pour autant, malgré la prise du pouvoir du président ADO.

Le « Général » IB qui est réapparu sur la scène politique en usurpant les actions des insurgés du « commando invisible » va clarifier ses objectifs qui étaient de mettre en place et conduire une transition militaire. Malgré la présence des FRCI à Abidjan IB va essayer de conduire son plan de coup d’état à terme, en s’alliant à d’autres forces, dont les miliciens de Yopougon avec lesquels il mettra en place un arrangement.

Le PDCI qui ne comptait pas se laisser doubler par IB, va le marquer au corps en obtenant de lui d’accepter des représentants du parti au cœur de son dispositif militaire et de communication. Le but étant de s’assurer du contrôle du parti sur l’opération. C’est ainsi que la JPDCI, va faire entourer IB par des membres de son Bureau exécutif, notamment Anoble Felix et Koffi félicien, qui seront chargés de jouer les rôles de surveillants des intérêts du parti au sein du dispositif d’IB. C’est ainsi que Koffi Félicien et Anoble Félix qui sont deux membres du bureau exécutif de la JPDCI, seront désignés membre du cabinet et porte-parole d’IB avec le nom de code « Captaine Aka Meyo » pour le dernier. Ils rendront comptent de l’évolution de la situation à KKB qui à son tour rendra compte à « ses ainés » qui sont embarqués avec lui dans cette opération qui visait à faire vivre au pays un recul démocratique.

SOURCE : ivoireinfo.com

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Ma réponse au camarade Mamadou KOULIBALY, vice-président du FPI

Le 27 Avril 2011, Monsieur Mamadou KOULIBALY, Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire et vice-président du Front Populaire Ivoirien publie une déclaration intitulée :

«Déclaration du FPI sur la situation socio politique en Côte d’Ivoire ».

De quel parti politique FPI parle le Président Mamadou KOULIBALY ?

Au nom de quels militants FPI s’exprime-t-il ?  Pas de réconciliation avec Alassane Dramane OUATTARA sans la libération immédiate et sans condition Du Président GBAGBO, de son épouse Simone GBAGBO, du Président  AFFI N’Guessan, de tous nos camarades, de leurs familles détenus arbitrairement par lui et ses amis CHOÏ, OBAMA, BAN-KIMOON , SARKOZY… Que Dramane OUATTARA arrête le massacre des Ivoiriens, qu’il arrête les exactions sur les populations,

Qu’il rende les biens de nos compatriotes qu’il a fait voler, piller, saccager par ses rebelles venus du Burkina Faso, Nigéria, Mali, Sierra Léone, Libéria. Qu’il répare les préjudices tant moraux que matériels subis par les Ivoiriens, Qu’il crée les conditions d’un retour pacifique de nos camarades, contraints à un exil malgré eux. Qu’il respecte l’ordre constitutionnel… Après, on pourrait évoquer une éventuelle discussion. D’ailleurs, se réconcilier avec qui et pour quoi faire ?

Nous sommes désespérés de constater que certains cadres du FPI, curieusement en liberté,

Donnent le sentiment à travers leurs propos ou leur comportement, d’une collusion avec ces sanguinaires du RDR/RHDP, avec ce putschiste de Dramane OUATTARA.

En effet, pourquoi ne dénoncent-ils pas vigoureusement les détentions arbitraires subies par le Président GBAGBO, fondateur du FPI, par les camarades AFFI N’Guessan, Aboudrahamane SANGARE, Simone GBAGBO,premiers responsables de notre parti, humiliés à la face du monde entier. Comment font-ils pour ne pas condamner avec fermeté plutôt que de constater simplement, les assassinats que subissent les populations pro-GBAGBO. Pourquoi ne s’insurgent-ils pas sur l’exil forcé de la plus grande majorité de nos camarades du FPI et de LMP. Ont-ils vu les traitements d’une violence inhumaine infligés au Gouverneur DACOURY-TABLEY, au Ministre Jean-Jacques BECHIO ? Où sont nos camarades BRO-GREBE, AGO Marthe, Alcide DJEDJE, Ahoua DON-MELLO, Marie-Odette LOROUGNON, AKE N’Gbo, Blé GOUDE, DAMANA Pickas, Désiré DALLO, KONE Katina, KONATE Navigué ? Etc. Qui sont ces militants FPI avec qui ce génocidaire de Dramane OUATTARA s’apprête-t-il à gouverner ? Combien de camarades assassinés par lui avons-nous dans nos rangs ? Quand allons-nous avoir le droit de pleurer et d’enterrer dignement nos morts ? Pouvons-nous au moins soigner nos frères, sœurs, camarades ou amis blessés ? Ce sont là quelques questions auxquelles les militants FPI que nous sommes, aurions bien voulu avoir des réponses si nous avions été consultés.

Beaucoup trop de sang versé avec l’arrivée d’Alassane OUATTARA ! Beaucoup trop de morts, de détresse, de désolation, d’humiliation ! Chers camarades militants, chers compatriotes, à ce stade de la lutte, le sang innocent du Ministre Désiré TAGRO et de toutes les victimes de la barbarie d’Alassane OUATTARA nous interpelle. C’est pourquoi nous devrons dire non à des arrangements de façade qui engageraient notre parti pendant que comme l’a dit le Président AFFI N’Guessan,

les libertés sont étouffées, l’insécurité s’amplifie, l’opposition est muselée,  une dictature est en train de s’installer, le pays est divisé. La fracture sociale est profonde…Avant la fin de son discours, il a été arrêté, battu et déporté vers une destination inconnue. A ce jour, pas de signe de vie du Président AFFI N’Guessan. Il n’a pas eu la même chance que l’autre camarade Mamadou KOULIBALY.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Fait à Paris le 29 Avril 20011

Brigitte KUYO

Représentante du Front Populaire Ivoirien en France (FPI-France)

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Audition des personnalités arrêtées – Ouattara veut liquider Laurent Gbagbo

Sauf changement de dernière minute,  c’est mercredi prochain que débutent les auditions des personnalités du régime déchu. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Justice du régime Ouattara, Me Ahoussou Jeannot. Le premier à être auditionné sera à n’en point douter, Laurent Gbagbo le Président réélu à l’issue du scrutin de novembre dernier, qui a été évincé par un coup d’Etat. A l’analyse, cette audition parait anodine et revêt un caractère peu sérieux, si ce n’est la liquidation physique de Laurent Gbagbo. Car, en la matière, l’appareil judiciaire ivoirien n’a aucune qualité de juger un chef d’Etat, fut-il déchu. Il faut pour le faire, la Haute Cour de justice, qui jusqu’à ce jour, n’est pas mise en place. En outre, la rapidité avec laquelle la procédure préliminaire se déroule, s’apparente aisément à une expédition judiciaire, doublée d’une justice punitive. Mises l’une dans l’autre, l’audition de Laurent Gbagbo étonnera certainement le monde entier. Car en  clair, Alassane Ouattara n’étant pas investi, a-t-il qualité de juger un Président de la République ? En tout état de cause, réussissant ce coup de théâtre, Alassane ne fait que dérouler son rouleau compresseur de dictateur. La preuve qu’il est arrivé au pouvoir les armes à la main. Un coup d’Etat en somme, qui conduit son auteur à liquider la victime jugée trop gênante. Notons que le 11 avril dernier, environ 200 personnalités proches de Laurent Gbagbo ont été arrêtées par les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara.  Certains sont expédiés au Nord du pays, notamment Laurent Gbagbo à Korhogo, son épouse à Odienné, le président du Fpi Affi N’Guessan à Bouna et d’autres sont encore à l’hôtel Pergola. L’audition de ses personnalités rappelle bien la triste période de Félix Houphouët-Boigny des années 1960, au terme d’un complot. Purge qualifiée plus tard de faux complot d’Houphouët-Boigny, le père de la Côte d’Ivoire moderne qui avait réussi à assassiner ceux qu’il trouvait gênants pour son pouvoir.

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Nomination des Gouverneurs d’Abidjan et de Yamoussoukro – Ado gouverne dans le faux

Décidément, le Président de la communauté internationale Alassane Dramane Ouattara reste égal à lui-même. Il s’enlise de plus en plus dans le faux. En quête de légalité constitutionnelle depuis décembre 2010 et son coup d’Etat du 11 avril 2011, Ado se réjouit de gouverner le pays dans l’illégalité. En sus de la chasse aux sorcières qui fait rage dans les hautes sphères de l’administration ivoirienne, le Président putschiste concentre son acte en nommant là où il ne faut pas. La dernière grave erreur en date est celle de la nomination des Gouverneurs d’Abidjan et de Yamoussoukro. En effet, dans la législation ivoirienne, les deux postes doivent être pourvus après des élections municipales et ou du conseil général. Seul est habilité à occuper un poste de Gouverneur, un élu. Et devra également être sur la liste du conseil municipal. Proposé par ses pairs, le choix est entériné par le Président de la République investi. Or, en la matière, Ado qui n’est ni un Président, ni un Président investi, n’a qualité de nommer à ce poste. Les élections municipales ne s’étant pas encore déroulées en Côte d’Ivoire, les Gouverneurs Amondji d’Abidjan et N’Dri Apollinaire de Yamoussoukro ne peuvent être déchus de leurs postes. Sauf si leurs conseils respectifs jugent autrement. Agissant ainsi, Ado vient de tordre le cou à la loi et cela met à nu sa haine pour les lois ivoiriennes. L’on comprend déjà la grogne de la population de Yamoussoukro après la nomination de Thiam Augustin, au poste de Gouverneur. Car il n’est ni un élu, ni membre du conseil municipal de la capitale politique du pays. Thiam Augustin a été nommé parce qu’il est simplement le délégué départemental du Rdr de Yamoussoukro et non un élu comme le prévoient les textes.

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Réflexion suite au communiqué du président Mamadou Koulibaly Vice pdt du FPI

Depuis la sortie publique de Mamadou Koulibaly (rendue publique par Telediaspora), on entend ci là certains de nos compatriotes s’émouvoir, s’ils ne sont tout simplement pas choques. Mamadou Koulibaly est dépeint comme « traître », « le loup dans la bergerie », « militant du RDR » etc… Mais moi je me pose une question de bon sens: Et si Mamadou Koulibaly était tout simplement un homme politique avisé qui ne fait que regarder les réalités actuelles de notre pays en face. Vous savez, quand Houphouet Boigny s’apparentait au parti communiste français avec les Fily Dabo Sissoko, Apithy et Tchicaya, pour donner plus de lisibilité à son combat politique, il n’était pas communiste. Il ne l’a d’ailleurs jamais été comme chacun sait. Mais le fait est que le PCF, fort de sa résistance pendant la guerre, était à cette époque la formation politique française la plus puissante. Le PCF était incontournable, rien n’était possible en France et dans les colonies sans son parapluie. Houphouet l’a bien compris et fut bien inspirer en prenant cette décision qui valu bien n’inimitié à l’époque. Mais le fait est que le RDA en a vraiment bénéficié. Nous n’avons pas seulement perdu le pouvoir, mais tous les cadres politiques proches de notre cause sont soit morts, soit en exil, soit en détention. Alassane Ouattara, qu’on le veuille ou non, détient aujourd’hui, au moment ou nous parlons, l’effectivité du pouvoir. Il va nous falloir tôt ou tard négocier. Or nous ne le pouvons que si nous reconnaissons ce qu’il est: le vainqueur militaire et donc politique de la bataille qui vient de prendre fin. Il l’a d’ailleurs lui-même dit: »…des cadres du FPI n’intégrerons mon gouvernement que s’ils reconnaissent mon autorité. » Si nous persistons à nous affranchir de cette lecture pragmatique de la situation actuelle, je peux vous dire, mes chers amis, que la cause pour laquelle nous nous sommes engagés sera perdue à jamais et le FPI avec. Laurent Gbagbo a tout de même 65 ans! Si nous n’acceptons pas les règles du jeu définis pas Alassane Ouattara, nous avons très peu de chance de voir notre champion sortir vivant de prison. Voilà la réalité. Il faut donc réintégrer le jeu politique et se mettre en position d’acteur politique pour pouvoir repartir un jour. Et je répète: REBONDIR OU PERIR! Mamadou Koulibaly a choisi de rebondir. Réfléchissons,  frères. La passion et l’émotion n’ont jamais été bonnes conseillères en politique.

SOURCE : Telediaspora

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On a trop surestimé Ouattara en un savant de l’économie

«Au pays des aveugles, les borgnes voient plus que les aveugles», comme disait mon grand-père qui n’avait que le niveau de catéchiste ayant appris à lire et à écrire à l’église catholique, et que le curé du village l’en a félicité pour cet exploit, mais en le limitant à ce haut niveau, pas plus, lorsqu’on se situe dans le contexte de 1905, l’année où les Senghor naquirent dans cette Afrique colonisée.

Le docteur Alassane Ouattara : économiste sur papier ou bien a-t-il écrit des livres où il a dû étaler des grandes théories que la jeunesse économiste africaine s’en sert ?

Le mythe court toujours pour certaines personnes sur lesquelles on a badigeonné des couleurs des prouesses même lorsqu’on sait qu’en fin de compte, il n’y a rien de magie et de miraculeux quant au petit savoir économique acquis par certains individus comme Ouattara et la liste peut s’allonger…

Les époques d’après-indépendance, on a assisté à un courant d’intellectuels qu’on a présentés comme étant des érudits de la connaissance dans leurs domaines respectifs parfois sans les voir pondre même un petit feuillet de théories scientifiques. Si l’on voit le cas de Ouattara, il est certainement facile de dire qu’il a été savant de l’économie selon le niveau des sciences économiques de cette époques qui devient parfois un peu désuète où les gens travaillaient avec des outils rudimentaires en présentant parfois un raisonnement autant limité aux type d’économie traité devant ainsi anachronique par rapport aux avancées technologiques d’aujourd’hui. D’où le manque de fiabilité dans le raisonnement et les exposés. Internet ou les nouvelles techniques de la communication n’avaient pas encore été possibles. Or, un économiste de cette époque des années 1970, parait comme le cas d’un enseignant de cette époque utilisant des outils didactiques qui ne collent plus à la réalité des bases d’enseignement nouvel lié aux nouvelles valeurs d’enseignement de nouvelles recherches et d’actions scientifiques modernes. D’où la nécessité de s’ajuster à ces nouvelles valeurs modernes.

Par ailleurs, travailler dans les institutions internationales, comme celles du FMI ou de la Banque Mondiale ou même à l’ONU : vous place-t-il à un haut rang de grande figure, lorsqu’on sait que les nominations ne tiennent pas toujours compte de compétences mais n’obéissent qu’à des collusions politico-économique et stratégique ?

Les critères sont parfois particuliers et, l’on connait des fonctionnaires de la francophonie par exemple qui parlent mal le français et s’expriment parfois dans un langage confus et capable de vous rendre analphabètes, car la démarche de ces fonctionnaires est parfois non-scientifique en vous éblouissant négativement et en vous donnant un dégout à les suivre. Il faut parfois écouter leurs conférences qui vous perdent dans une forêt d’images autant floues et truffées d’une rhétorique parfois absurde. On est insatisfait voire déboussolé.

Ouattara économiste, mais le plan de développement exposé à Paris ou ailleurs et sur la Côte d’Ivoire par lui sous Houphouët, mérite d’être relu par des jeunes économistes qui sortent des grandes universités pour essayer de l’examiner de fond en comble s’il ne comporte pas d’erreurs. Si tel n’est pas le cas, bravo pour Ouattara, mais par souci de curiosité, le gouvernement français ou ivoirien doit permettre aux jeunes économistes ivoiriens d’y jeter un petit de regard pour comprendre quelle démarche avait été suivie, aussi, comprendre les vraies causes de cette crise qui avait à cette époque affecté la Côte d’Ivoire.

Il n’y a pas de sains dans ce monde. Chaque génération surement à des génies, mais les génies se supassent selon le cadre de travail et surtout du niveau scientifique de chaque époque.

On n’oublie pas qu’on est détenteur d’un doctorat, c’est bien, c’est la haute mesure qui vous donne droit d’être appelé docteur. Mais sur le plan de la pratique, il y’a lieu de dire que les jeunes générations d’économistes sont parfois très affutés et ont leur mot à dire et, d’ailleurs, me semble-t-ils devraient avoir un droit de regard sur la qualité des travaux de nos premiers économistes de la trempe de Ouattara.

Comme cadre de référence sur monsieur Ouattara, on se rappellera qu’au temps d’Houphouët, la Côte d’Ivoire a connu une crise économique et, c’est à ce titre que monsieur Ouattara a été admis dans le sérail du vieux docteur Houphouët Boigny afin d’y apporter son expertise en matière de redressement économique. Mais à en croire, une certaine presse, c’est à Paris que monsieur Ouattara fera son exposé et non à Abidjan en 1990 pour une crise que le président Français, Valérie Giscard d’Estaing avait bien suivie. Ce détail mérite d’être révélé car la France, comme on le sait, a toujours été tout œil et toute oreille dans les affaires de ses anciennes colonies. Mais la méthode et la manière de procéder face à un État souverain comme la Côte d’Ivoire, exigent autant une interrogation chez tous les économistes Ivoiriens et africains.

Le mythe ne doit pas continuer à prendre la place de l’éthique et des pratiques scientifiques dans le comportement de toutes les sommités de telle ou telle autre science. Loin de mettre en doute les compétences de monsieur Ouattara, mais, on ne saurait laisser libre cours à un cafouillage économique capable de pénaliser la communauté d’économistes dans le monde.

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme

source : Gervais Mboumba

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