Archives de 8 mai 2011

Le pillage de la côte d’ivoire a déjà commencé ?

C’est vraiment la désillusion chez nos braves paysans en ce moment. Ils croyaient au miracle avec le nouveau régime installé de force par la communauté internationale, mais c’est l’enfer qui commence à leur être servi.

Sous le régime du Président Gbagbo, les paysans percevaient jusqu’à 1000 F.CFA le kilo de cacao et voir plus. Le café était payé à près de 700 F.CFA le kilo, lorsque les prix sur le marché international avoisinaient ceux qui sont pratiqués en ce moment (1813 F.CFA pour le cacao et 1141 F.CFA pour le café)*.

Aujourd’hui avec ce même prix, le kilo de cacao est acheté à 300 F.CFA (dans la région de Daloa 400 F.CFA) et celui du café entre 175 F.CFA et 200 F.CFA aux paysans.

Jamais sous le Président Gbagbo les paysans avaient atteint un prix aussi bas qui frôle la misère.

Et pourtant le camp Ouattara avec leur leader en tête avait faire croire le contraire aux paysans. Ils faisaient même dire aux paysans ce slogan: « Trop, c’est trop. Gbagbo dégage! Tu nous a trop volé ». Ceux qui se sont laissés avoir, commencent à se rendre compte que le Président Gbagbo était véritablement leur bienfaiteur.

« Le vrai bonheur, on l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu », avait dit le sage Houphouet. Ce n’est pas loin d’être la réalité ici en Côte d’Ivoire.

*Prix à ce jour du 08/05/2011

Source : cotedivoire-lavraie

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COTE D’IVOIRE : Barbarie- Le village d’Abeden effacé de la carte

Le village d’Adeben, situé dans le département de Sassandra, ressemble aujourd’hui à un cimetière. Les rebelles d’Alassane Ouattara ont exterminé tout le monde. Le village a été effacé de la carte de la Cote d’Ivoire. Il n’existe plus. Les populations ont été massacrées pour leur appartenance aux idéaux du Président légal et légitime, Laurent Gbagbo. Ce n’est pas surprenant. Alassane est déterminé à éliminer tous ceux qui se réclament de la majorité présidentielle. C’est la même situation qui s’est passée lorsque ces rebelles ont pris Duékoué et Daloa. Ils ont tué les populations non malinkés et baoulés. La communauté dite internationale l’a reconnu. Elle parle de plus de 3000 morts. Tous ceux qui pensent qu’Alassane est venu pour instaurer la démocratie se trompent. Pour le pouvoir, il est prêt à tuer. La preuve, il a créé une rébellion pour mettre en mal la cohésion sociale. Selon lui, tant qu’il n’est pas président de la république, le pays n’aura pas la paix. Il a promis rendre la Cote d’Ivoire ingouvernable. Il l’a fait pendant dix ans. On a beau chassé le naturel, il revient toujours au galop. Lorsqu’il était Premier ministre en 1990, il a dirigé de main de fer. Les journalistes, syndicalistes et leaders politiques sont mis en prison pour leur opinion.

Enise Kamagate in LE TEMPS

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Côte d’Ivoire – Afrique Noire : L’Empire Sarko-Pétainiste contre-attaque !

C’est donc la France Sarko-Pétainiste qui tue, bombarde et massacre en Côte d’ivoire pour le compte d’Alassane Ouattara. Elle n’a pas de mandat de son parlement pour tuer les Noirs Africains (qui ne lui ont rien fait de toutes les façons) mais la presse et les institutions hexagonaux ont bon dos d’ignorer que Paris couvre des crimes contre l’humanité dans la Golfe de Guinée. Pourquoi donc ? Si cela était pour défendre les intérêts français nous le saurions et Nicolas Sarkozy n’aurait pas à gérer bientôt près de 2000 milliards de dettes !

Non, en vérité cette guerre qui est imposée aux Ivoiriens sous le couvert de la démocratie est un vaste brigandage et les soldats Français sont comme devenus des braqueurs de fourgons non-blindés. Quel honneur y a-t-il à bombarder des civils à Yopougon ? A détruire une Armée Nationale pour laisser libre court à des pilleurs, des violeurs et des égorgeurs ? Même si la France et l’Angleterre ont été dans l’Histoire, parmi les nations les plus agressives des tous les temps, on ne se souvient pas que Napoléon Bonaparte (à qui les zélateurs du locataire de l’Élysée aiment à la comparer) se soit livré à des massacres en Égypte, à Austerlitz ou en Russie !? C’était un soldat, lui et non un petit garçon jouant aux soldats de plomb et pour qui la guerre était un délire !

Que l’on nous dise par exemple s’il y a des morts de Légionnaires opérant sous le drapeau français. Nous aimerions savoir à qui sont les blindés détruits par la résistance ivoirienne. A défaut de dire la vérité aux Français, Sarkozy devrait s’expliquer devant les institutions de son pays.

Nous attendons que des Français conscients des vrais enjeux historiques interpellent les autorités de l’Élysée et de Matignon, pour qu’elles disent à l’opinion mondiale au nom de qui, sont-elles en train de détruire l’avenir des relations franco-africaines !? La Françafrique sera désormais combattue et ce ne sera pas faute d’avoir appelé les uns et les autres au respect des principes.

En conclusion, je puis aujourd’hui vous affirmer que le ministre Blé Goudé a donné quelques signes de vie crédibles. Nous attendons certaines confirmations pour démentir d’autres informations faisant état de sa mort.

 La résistance ne fait que commencer !

 Bruno Ben MOUBAMBA

 bruno@moubamba.com

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Le Pol Pot ivoirien a refoulé les avocats du président Laurent Gbagbo

Les avocats étrangers partis assisté le Président Laurent Gbagbo durant la simulacre d’interrogatoire dictée par le palais présidentiel français ont tous été refoulés à l’aéroport d’Abidjan. Le motif « polpotien » tout droit sorti de l’imaginaire des imposteurs est que les visas des avocats n’étaient pas en règle. Dans le jargon du duo maléfique soro-ouattara (IB leur dernière victime en est la preuve), la liberté bafouée est partie prenante de l’activité politique ou du moins ce qu’il est convenu de nommer ainsi tant, le parcours de l’un et l’autre est consubstantiel de crimes commis. Il y a une semaine de cela, notre rédaction vous a fait la promesse de revenir sur la promenade touristique dans le nord de Côte d’ivoire des sieurs Kofi Annan et Desmond Tutu accompagnés de Mary Robinson, une irlandaise bon teint, donc européenne accomplie, ne reniant aucunement les agissements de ses frères et sœurs français sur le sol ivoirien. Pompeusement, ils ont été affublés (on ne sait par qui) du titre de « Elders ». Ce mot anglais qui, traduit en français veut dire « sage » peut-il être accordé à tort et à travers? Je ne crois pas. Le sage, sur le continent africain est celui qui dit la vérité en toute circonstance, quel que soit le prix à payer. Le sage sur le continent africain, un des rares endroits avec l’Asie où la parole de l’ancien compte encore, est celui qui apporte l’apaisement sans se renier, sans attendre des subsides venant d’on ne sait où. Car, le sage n’a rien à attendre des biens matériels, de la gloriole et tutti quanti, qu’ils viennent de l’Elysée ou bien encore de l’Onu. D’aucuns diront qu’il y des prix Nobel de la paix parmi les  » Elders » en goguette dans le nord ivoirien défiguré par la rébellion en une décennie de crimes, viols et vols…C’est une évidence contre laquelle je ne saurais aller. Néanmoins. Hélas, néanmoins, je répondrai sans prendre de gants que Kurt Waldheim qui fut secrétaire général de l’Onu puis, prix Nobel de la paix en 1986 aurait certainement été mandaté dans ce groupe de « Elders ». Et pourtant, son passé d’officier nazi ne faisait pas de doute et l’a rattrapé au crépuscule de sa vie!!!En dehors de toute autre considération que la morale enseignée par la sagesse africaine qui ne se compromet dans aucune magouille, il est à noter que la chasse à l’homme de type non-ouattariste mise au point en Côte d’ivoire n’a indigné nos « Elders ». Il est aussi à noter que les milliers de morts occasionnés par le duo maléfique nommé par la France (ancienne colonie allemande) n’ont eu aucune compassion de la part du trio de sages bidons. Et plus encore aujourd’hui, ce même trio de soi-disants sages refuse de dénoncer les agissements du Pol Pot ivoirien alors que des avocats mandatés pour visiter des personnalités détenues de façon arbitraire se font refouler d’un aéroport, ivoirien qui plus est. Jadis, Kofi Annan sanglé dans son costume de secrétaire général des nations unies nommait Mary Robinson à la commission des droits de l’homme de l’Onu. L’irlandaise a occupé ce poste de 1997 à 2002. C’était durant la naissance de la rébellion ivoirienne organisée par la France de Chirac. A l’époque, qu’avaient dit cette femme et son mentor Kofi Annan à propos de cette situation? Qu’avait fait et dit Desmond Tutu à l’époque? Rien du tout. Et pourtant, ils étaient plus dynamiques qu’aujourd’hui, physiquement parlant. A moins que les droits des milliers de morts ivoiriens, massacrés pour parfaire le plus long coup d’état au monde ne soient pas importants.

Henry Agré. in ivoire-politique.blogspot

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En attendant son investiture – Ado prête serment les armes à la main

Le président contestataire, le Dr Ouattara est comblé. Lui qui, depuis cinq mois, est en quête de légalité constitutionnelle pour savourer sa frauduleuse victoire à la présidentielle de novembre 2010, faisant fi de la démocratie et de l’alternance politique. Alassane Ouattara est arrivé enfin au Palais présidentiel à Abidjan Plateau. Vendredi, les armes à la main, il a prêté serment dans un pays profondément déchiré par la rébellion et la récente crise postélectorale. En attendant d’être investi officiellement le 21 mai prochain dans la capitale politique ivoirienne, le Président à titre exceptionnel de la Côte d’Ivoire, a juré de respecter les lois et règlements du pays. Car, il rejetait ou presque, il niait leur existence il y a peu. En effet, dans sa soif du pouvoir d’Etat, le président du Rassemblement des républicains n’a jamais accordé un crédit aux lois et règlements internes. On se rappelle les déconvenues avec le régime du dauphin constitutionnel Henri Konan Bédié, lorsqu’il lui était réclamé un certificat de nationalité, un simple papier, disait à l’époque le ministre de l’Intérieur Emile Constant Bombet. La suite, on sait : un mandat d’arrêt international contre Ado, qui réussit tout de même à renverser par un coup d’Etat, Henri Konan Bédié. Quelques années plus tard, Ado a été confronté à la réalité du terrain. A cause de sa nationalité estimée douteuse, il prendra part aux élections présidentielles sous Laurent Gbagbo, grâce à l’application de l’article 48 de la Constitution. Le désormais candidat exceptionnel refuse, contre toute attende, de s’incliner devant le juge des élections, le Conseil constitutionnel, poussant son outrecuidance jusqu’à défier la décision rendue par le Pr Paul Yao N’Dré. Fort de ses relations dans une Afrique en mal avec la démocratie et les principes de l’alternance politique, Ouattara parvient à son deuxième coup d’Etat le 11 avril dernier. Cette fois-ci la victime, le régime démocratiquement élu, et bienfaiteur de Laurent Gbagbo. Et voilà que rejeté hier, le Conseil constitutionnel est adoubé par le camp Ouattara. Ce dernier vient de prêter serment, conformément à la décision dudit Conseil. Qui le reconnait désormais comme vainqueur de la présidentielle de novembre 2010. Est-ce un aveu ? En tous les cas, sans occulter la vérité, Ado vient de prêter serment, les armes toujours à la main. Car ses rebelles et mercenaires se la coulent douce, dans des scènes de pillages, d’exécutions sommaires et d’embrigadement des personnalités de l’ancien régime. Tout pour signifier que le rouleau compresseur de la dictature d’Ado est loin de s’effriter.

Odette Latté in le temps

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L’arrêt du Conseil constitutionnel pour Ouattara – Yao N’Dré et Koulibaly viennent d’ « enterrer » Laurent Gbagbo

Que s’est-il passé ? Tout comme ces Ivoiriens et autres observateurs de la politique de la Côte d’Ivoire qui se perdent en conjectures, je n’en sais rien. Le Pr Paul Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel, vient de réussir la pirouette de la honte de l’histoire juridique de notre pays. En moins de cinq mois, il fait deux prestations de serment contradictoires de la même présidentielle. Début décembre 2010, il déclare Laurent Gbagbo Président de la République, réélu à l’issu du scrutin du 28 novembre 2010. Le 5 mai 2011, il annule cet arrêt et proclame Président de la République Alassane Dramane Ouattara qui, le 11 avril 2011, au terme du coup d’Etat opéré par la France au moyen de sa force Licorne, a pris le pouvoir d’Etat. C’est une chape de plomb qui a accompagné la déclaration télévisée du président du Conseil constitutionnel, entouré des membres de cette institution, les visages fermés ou fuyant la camera.

Pourquoi Yao N’Dra fait-il cela ! « S’il devait dire cela, pourquoi ne l’avait-il pas fait dès le départ pour épargner tous ces morts et tous ces pillages ! Pourquoi a-t-il laissé mourir tant de personnes et occasionner tant de désolation dans les familles ! » Ce sont là les complaintes de gens simples, assommés par la pirouette du Professeur de droit. Dans la population, s’expriment deux sentiments. Pendant que l’effarement s’empare de personnes ayant placé pleine confiance dans Paul Yao N’Dré, d’autres, pro Ouattara, ricanent de la forfaiture de l’homme, disant : « On avait bien dit qu’il n’avait pas dit le droit, Yao N’Dré, voilà ! » Paul Yao N’Dré avait-il besoin de cette pirouette ? Que gagne-t-il à la faisant, au mépris de sa propre dignité et de la mémoire de tous ces morts depuis sa déclaration donnant Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle du 28 novembre 2010 ? Paul Yao N’Dré évoque les pv. du vote du 2e tour de la présidentielle, des résultats provisoires donnés par la Commission électorale indépendante (Cei) et les décisions du Panel de l’Union africaine. Qui seraient contraignantes à tous et que les lois internationales primant sur les nationales, le Conseil constitutionnel prenait acte de ces conclusions et déclarait Alassane Ouattara Président de la République. Or, en décembre dernier, le même président du Conseil constitutionnel avait déclaré que la Cei n’avait jamais donné de résultat et que la certification du représentant de l’Onu, Young Jin Choi, était nulle parce que les décisions des Organisations internationales, fut-elle l’Onu, n’étaient pas au dessus de la Constitution. D’où vient-il donc que le 6 mai 2011, il en soit à faire prêter serment celui qu’il avait déclaré perdant de la même présidentielle ? Pourquoi alors ne s’était-il pas rendu à la convocation de l’Ua à Addis-Abeba pour y déclarer Ouattara vainqueur ? Les autorités françaises auraient-elles forcé la main à Paul Yao N’Dré ? Qu’on ne me parle pas d’argent, de beaucoup d’argent qu’aurait reçu cet homme pour se déculotter. La raison doit être bien ailleurs.

« Si cette forfaiture pouvait permettre d’arrêter les exactions contre les membres et personnalité de la Majorité présidentielle, l’on le comprendrait, mais malgré tous les actes d’allégeance que posent nos leaders pour rassurer Alassane Ouattara, il s’en moque et les arrestations, les tueries et les pillages continuent dans le camp du Président Gbagbo» constate un interlocuteur. La preuve, l’arrestation du Dg de la Sicogi Libi Koita à son bureau, alors que les nouvelles autorités ont demandé aux Ivoiriens de reprendre le travail ; et l’assassinat dans son village du colonel Ehouman, ex-chef de la sécurité du Président Gbagbo.

Nous avons suivi l’analyse de Théophile Kouamouo. Bel article pour la fiction et non pour la réalité du terrain. Ce n’est que l’ouverture d’un débat auquel se livrent des intellectuels. Mais le mal étant déjà fait, quel est l’impact d’un tel débat sur le terrain ? Ce qui est indéniable, c’est que Paul Yao N’Dré et Mamadou Koulibaly viennent d’« enterrer » le Président Gbagbo à partir de cette reconnaissance d’Alassane comme Président de la République. Et l’on se demande vraiment à quelle fin politique. Est-ce pour pouvoir récupérer le Fpi et en faire un fonds de commerce ? Sinon, qui, sur le terrain de la population, ira au-delà du fait qu’Alassane Ouattara a été déclaré vainqueur de la Présidentielle de novembre 2010 par le Conseil constitutionnel et a prêté serment devant lui ? Peu importe pour les masses, qu’il soit le Président imposé par la communauté internationale. Cela, on le savait déjà. On retiendra également que Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale, était à la prestation de serment de Ouattara au moment où ses camarades de parti sont poursuivis ou recherchés, alors qu’à celle du Président Gbagbo, il n’était pas présent. Est-ce à dire que c’est aujourd’hui qu’il reconnait son rôle de président de l’Assemblée nationale ? A quoi cela rime que de faire prêter serment Ouattara le jour même où le Président Laurent Gbagbo doit être entendu par le procureur de la République ? Quelles garanties Paul Yao N’Dré et Mamadou Koulibaly ont-ils obtenues de Ouattara pour réaliser leur pirouette, leur parjure, en admettant que les lois internationales, les décisions de l’Union africaine, sont au-dessus de la Constitution et que cette organisation peut choisir le président de la Côte d’Ivoire ? Que le nouveau Président exceptionnel va réhabiliter l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel, libérer les membres du Fpi et de la Majorité présidentielle détenus en prison et mettre fin aux exactions et exécutions sommaires dans leur camp ? Vraiment ? Ne sont-ils pas là, en train de donner plus d’éléments à Ouattara pour envoyer Gbagbo devant les juridictions internationales ? Ou alors, leur préoccupation aujourd’hui, c’est d’avoir des postes au Gouvernement Ouattara ? Pourtant Laurent Gbagbo étant dans l’opposition, discutait avec le pouvoir sans être dans le gouvernement. Qu’ont-ils appris de lui, Paul Yao N’Dré, Mamadou Koulibaly et Miaka Oureto ? L’histoire situera les Ivoiriens sur leurs actes. Mais on retient qu’ils viennent vraiment de plonger Laurent Gbagbo dans l’oubli.

Germain Séhoué   in LE TEMPS

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Démarche vers des refugiés ivoirien Dominique Ouattara humiliée a Saikro

Les envoyés de madame Alassane Ouattara n’oublieront pas de sitôt la journée du jeudi 5 mai 2011. Venus pour convaincre les déplacés du village de Saikro, situé dans la sous préfecture de Mafferé, pour retourner à Abidjan, ils ont eu pour leur compte. Les déplacés se sont farouchement opposés. Avant de tenir des propos très durs à l’encontre des envoyés de madame Ouattara: « Vous avez fini de nous tuer et piller. Et maintenant vous nous demandez de retourner à Abidjan. Nous ne sommes pas prêts. Vous êtes des assassins, des tueurs. Nous ne pouvons pas vous suivre. Allez dire à votre chef que nous n’avons rien à cirer avec lui » font-ils remarquer. Et d’ajouter: « Nous ne voulons plus vous voir ici. Nous sommes à l’aise ici. On préfère la pauvreté dans la dignité que la richesse dans la servitude. Vous nous avez tout volés. Détruisez tous les acquis du pays. C’est Dieu qui va vous payer ». La rencontre n’a pu aller à son terme.  Puisque les déplacés ont vidé la salle.  Laissant seuls les envoyés de la femme d’Alassane. En outre, les déplacés ont refusé les vivres et l’argent de Dominique Ouattara. C’est tout de honte que ses envoyés ont quitté le village sous les huées.

Enise Kamagate in LE TEMPS

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