En attendant son investiture – Ado prête serment les armes à la main

Le président contestataire, le Dr Ouattara est comblé. Lui qui, depuis cinq mois, est en quête de légalité constitutionnelle pour savourer sa frauduleuse victoire à la présidentielle de novembre 2010, faisant fi de la démocratie et de l’alternance politique. Alassane Ouattara est arrivé enfin au Palais présidentiel à Abidjan Plateau. Vendredi, les armes à la main, il a prêté serment dans un pays profondément déchiré par la rébellion et la récente crise postélectorale. En attendant d’être investi officiellement le 21 mai prochain dans la capitale politique ivoirienne, le Président à titre exceptionnel de la Côte d’Ivoire, a juré de respecter les lois et règlements du pays. Car, il rejetait ou presque, il niait leur existence il y a peu. En effet, dans sa soif du pouvoir d’Etat, le président du Rassemblement des républicains n’a jamais accordé un crédit aux lois et règlements internes. On se rappelle les déconvenues avec le régime du dauphin constitutionnel Henri Konan Bédié, lorsqu’il lui était réclamé un certificat de nationalité, un simple papier, disait à l’époque le ministre de l’Intérieur Emile Constant Bombet. La suite, on sait : un mandat d’arrêt international contre Ado, qui réussit tout de même à renverser par un coup d’Etat, Henri Konan Bédié. Quelques années plus tard, Ado a été confronté à la réalité du terrain. A cause de sa nationalité estimée douteuse, il prendra part aux élections présidentielles sous Laurent Gbagbo, grâce à l’application de l’article 48 de la Constitution. Le désormais candidat exceptionnel refuse, contre toute attende, de s’incliner devant le juge des élections, le Conseil constitutionnel, poussant son outrecuidance jusqu’à défier la décision rendue par le Pr Paul Yao N’Dré. Fort de ses relations dans une Afrique en mal avec la démocratie et les principes de l’alternance politique, Ouattara parvient à son deuxième coup d’Etat le 11 avril dernier. Cette fois-ci la victime, le régime démocratiquement élu, et bienfaiteur de Laurent Gbagbo. Et voilà que rejeté hier, le Conseil constitutionnel est adoubé par le camp Ouattara. Ce dernier vient de prêter serment, conformément à la décision dudit Conseil. Qui le reconnait désormais comme vainqueur de la présidentielle de novembre 2010. Est-ce un aveu ? En tous les cas, sans occulter la vérité, Ado vient de prêter serment, les armes toujours à la main. Car ses rebelles et mercenaires se la coulent douce, dans des scènes de pillages, d’exécutions sommaires et d’embrigadement des personnalités de l’ancien régime. Tout pour signifier que le rouleau compresseur de la dictature d’Ado est loin de s’effriter.

Odette Latté in le temps

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