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On a trop surestimé Ouattara en un savant de l’économie

«Au pays des aveugles, les borgnes voient plus que les aveugles», comme disait mon grand-père qui n’avait que le niveau de catéchiste ayant appris à lire et à écrire à l’église catholique, et que le curé du village l’en a félicité pour cet exploit, mais en le limitant à ce haut niveau, pas plus, lorsqu’on se situe dans le contexte de 1905, l’année où les Senghor naquirent dans cette Afrique colonisée.

Le docteur Alassane Ouattara : économiste sur papier ou bien a-t-il écrit des livres où il a dû étaler des grandes théories que la jeunesse économiste africaine s’en sert ?

Le mythe court toujours pour certaines personnes sur lesquelles on a badigeonné des couleurs des prouesses même lorsqu’on sait qu’en fin de compte, il n’y a rien de magie et de miraculeux quant au petit savoir économique acquis par certains individus comme Ouattara et la liste peut s’allonger…

Les époques d’après-indépendance, on a assisté à un courant d’intellectuels qu’on a présentés comme étant des érudits de la connaissance dans leurs domaines respectifs parfois sans les voir pondre même un petit feuillet de théories scientifiques. Si l’on voit le cas de Ouattara, il est certainement facile de dire qu’il a été savant de l’économie selon le niveau des sciences économiques de cette époques qui devient parfois un peu désuète où les gens travaillaient avec des outils rudimentaires en présentant parfois un raisonnement autant limité aux type d’économie traité devant ainsi anachronique par rapport aux avancées technologiques d’aujourd’hui. D’où le manque de fiabilité dans le raisonnement et les exposés. Internet ou les nouvelles techniques de la communication n’avaient pas encore été possibles. Or, un économiste de cette époque des années 1970, parait comme le cas d’un enseignant de cette époque utilisant des outils didactiques qui ne collent plus à la réalité des bases d’enseignement nouvel lié aux nouvelles valeurs d’enseignement de nouvelles recherches et d’actions scientifiques modernes. D’où la nécessité de s’ajuster à ces nouvelles valeurs modernes.

Par ailleurs, travailler dans les institutions internationales, comme celles du FMI ou de la Banque Mondiale ou même à l’ONU : vous place-t-il à un haut rang de grande figure, lorsqu’on sait que les nominations ne tiennent pas toujours compte de compétences mais n’obéissent qu’à des collusions politico-économique et stratégique ?

Les critères sont parfois particuliers et, l’on connait des fonctionnaires de la francophonie par exemple qui parlent mal le français et s’expriment parfois dans un langage confus et capable de vous rendre analphabètes, car la démarche de ces fonctionnaires est parfois non-scientifique en vous éblouissant négativement et en vous donnant un dégout à les suivre. Il faut parfois écouter leurs conférences qui vous perdent dans une forêt d’images autant floues et truffées d’une rhétorique parfois absurde. On est insatisfait voire déboussolé.

Ouattara économiste, mais le plan de développement exposé à Paris ou ailleurs et sur la Côte d’Ivoire par lui sous Houphouët, mérite d’être relu par des jeunes économistes qui sortent des grandes universités pour essayer de l’examiner de fond en comble s’il ne comporte pas d’erreurs. Si tel n’est pas le cas, bravo pour Ouattara, mais par souci de curiosité, le gouvernement français ou ivoirien doit permettre aux jeunes économistes ivoiriens d’y jeter un petit de regard pour comprendre quelle démarche avait été suivie, aussi, comprendre les vraies causes de cette crise qui avait à cette époque affecté la Côte d’Ivoire.

Il n’y a pas de sains dans ce monde. Chaque génération surement à des génies, mais les génies se supassent selon le cadre de travail et surtout du niveau scientifique de chaque époque.

On n’oublie pas qu’on est détenteur d’un doctorat, c’est bien, c’est la haute mesure qui vous donne droit d’être appelé docteur. Mais sur le plan de la pratique, il y’a lieu de dire que les jeunes générations d’économistes sont parfois très affutés et ont leur mot à dire et, d’ailleurs, me semble-t-ils devraient avoir un droit de regard sur la qualité des travaux de nos premiers économistes de la trempe de Ouattara.

Comme cadre de référence sur monsieur Ouattara, on se rappellera qu’au temps d’Houphouët, la Côte d’Ivoire a connu une crise économique et, c’est à ce titre que monsieur Ouattara a été admis dans le sérail du vieux docteur Houphouët Boigny afin d’y apporter son expertise en matière de redressement économique. Mais à en croire, une certaine presse, c’est à Paris que monsieur Ouattara fera son exposé et non à Abidjan en 1990 pour une crise que le président Français, Valérie Giscard d’Estaing avait bien suivie. Ce détail mérite d’être révélé car la France, comme on le sait, a toujours été tout œil et toute oreille dans les affaires de ses anciennes colonies. Mais la méthode et la manière de procéder face à un État souverain comme la Côte d’Ivoire, exigent autant une interrogation chez tous les économistes Ivoiriens et africains.

Le mythe ne doit pas continuer à prendre la place de l’éthique et des pratiques scientifiques dans le comportement de toutes les sommités de telle ou telle autre science. Loin de mettre en doute les compétences de monsieur Ouattara, mais, on ne saurait laisser libre cours à un cafouillage économique capable de pénaliser la communauté d’économistes dans le monde.

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme

source : Gervais Mboumba

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