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Combien coûte l’amitié de Paul Yao N’Dré qui « accepte » d’investir un deuxième président en Côte d’Ivoire ?

La nouvelle vient de tomber, annoncée par l’AFP et le Figaro : en toute illégalité, en toute inconstitutionnalité : Paul Yao N’Dré, ci-devant président du Conseil constitutionnel ivoirien, aurait finalement accepté d’investir le candidat tricheur, malheureux et massacreur Alassane Ouattara. Celui-ci n’aurait plus même désormais qu’à prêter serment… Sauf que ! Sauf que, ainsi que le rappelait, « innocemment », la très informée Lettre du Continent (et également Marianne, sous la plume d’Alain Léauthier, le sussurant sans l’énoncer), le Conseil constitutionnel ivoirien ne peut ni être limogé ni se déjuger (et investir deux présidents, c’est au moins se déjuger… et c’est même, transitivement, se déjuger deux fois). Or prétendre investir Ouattara aujourd’hui, en annonçant une prestation de serment le 21 mai prochain à Yamoussokro, revient à déjuger le Conseil constitutionnel et, par définition, rompre avec la « sacralité » de la constitution. Quelle valeur ont donc aujourd’hui la parole et les actes de Yao N’Dré ? Si ces mêmes paroles et actes, prononcées et exécutés par le même homme, en décembre 2010, avaient la moindre valeur, juridique, constitutionnelle et institutionnelle, on la leur fait perdre « définitivement » à l’instant. Si ces paroles et actes n’avaient pas ces valeurs conjuguées, pourquoi en auraient-elles plus aujourd’hui ? A fortiori si on considère que ces paroles et actes vont être prononcées et exécutés rigoureusement par le même individu qu’en décembre 2010…

Si ces paroles et actes, la proclamation de la victoire de Laurent Gbagbo, sa prestation de serment et son investiture, n’avaient aucune valeur, pourquoi Alain Juppé a-t-il couru comme un chienchien derrière une balle après une hypothétique lettre de renoncement ou de démission qu’aurait pu lui signer Gbagbo ? Pourquoi a-t-on tant tenu à « garder Gbagbo vivant »… pas par humanisme, demandez à IB ! Après l’avoir insulté et humilié à qui mieux mieux en le traitant d' »ami de Gbagbo » (y a t il aujourd’hui plus infamant sur terre ?), les journalistes occidentaux vont dire quoi de Yao N’Dré, le décrire comment ? Et celui qui lui doit sa nouvelle crédibilité ? Comment présente-t-on un candidat proclamé et investi par l’âme damnée de Gbagbo, son obligé, son loyal ami, le si décrié Paul Yao N’Dré ?

Malheureusement pour lui, la seule vraie question qu’on se pose aujourd’hui au sujet de Paul Yao N’Dré, c’est : combien ? Il faut même la lui poser deux fois : une fois pour Gbagbo et une fois pour Ouattara. À l’État Français et à son président, la moitié de Carla Sarkozy, on demandera jusqu’où ils comptent aller dans le pathétique, le pro-américanisme forcené et la destruction délibérée de deux pays, la France et la Côte d’Ivoire ? Au sujet de Ouattara… on ne se pose définitivement plus aucune question : Gbagbo avait raison, Ouattara c’est maïs… incapable de contrôler quoi que ce soit, il suit les injonctions de la tutellaire ancienne puissance coloniale, feint de ne pas s’apercevoir que ses FRCI s’entre-déchirent (Soro l’emmène tout droit devant la CPI) et essaye de faire bonne figure pendant que l’or et le cacao quittent le territoire sans aucun contrôle ni bénéfice pour les Ivoiriens… sa dernière blague : essayer de s’attribuer les salaires des fonctionnaires de mars que Gbagbo avait réussi à payer !

Il y a quelques jours à peine, Yao N’Dré prétendait que le camp Ouattara le « tenait » en menaçant sa famille (on a dit la même chose pour le général Mangou en son temps)… famille que le camp Gbagbo lui avait proposé de faire exfiltrer vers le Ghana… Ghana où il refusa d’envoyer les siens, avant de s’y refugier lui-même pour finir, puisque c’est là-bas qu’Ado lui enverra un jet à l’occasion de la rencontre du 21 avril. Selon toute logique, d’ici quelques heures, vraie ou fausse, circulera une déclaration de Yao N’Dré, laissant clairement entendre que c’était en fait Gbagbo qui le menaçait, vous verrez !

Juste pour rire un peu, nous vous proposons de relire la lettre envoyée par Paul Yao N’Dré à Alassane Ouattara, le samedi 4 décemble 2010, après que celui-ci lui eût fait parvenir sa « prestation de serment »…

Par ce courrier en date du 03 décembre 2010, vous m’informez que « le jeudi 02 décembre 2010, la Commission électorale indépendante, rendant publics les résultats provisoires du scrutin du 28 novembre dernier, [vous] a déclaré élu comme nouveau Président de la République de Côte d’Ivoire ».

Citant l’article 39 de la Constitution de la République de Côte d’Ivoire, qui fonde le serment du Président élu, vous notez que celui-ci intervient dans « un délai de 48 heures à compter de la proclamation des résultats définitifs » du scrutin présidentiel.

Me référant à cette même Constitution, en son article 94, je voudrais respectueusement porter à votre attention que les résultats définitifs du scrutin présidentiel auxquels vous faites allusion sont du ressort exclusif du Conseil constitutionnel.

« Ainsi, la Commission électorale indépendante n’ayant pu terminer sa tâche de recensement des suffrages et n’ayant pu, en conséquence, donner les résultats provisoires du scrutin dans les délais légaux (article 59 nouveau du Code Electoral), c’est-a-dire jusqu’au 1er décembre 2010, à minuit, elle s’est trouvée légalement dessaisie de ses pouvoirs en la matière. Dès lors, il revenait au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs du deuxième tour du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010.

Par conséquent, les résultats provisoires donnés de façon solitaire, en l’absence des membres de la Commission électorale et des représentants des candidats, par le Président de la Commission électorale indépendante le jeudi 02 décembre 2010, portent gravement atteinte aux dispositions du Code électoral, quand bien même ils auraient été certifiés par le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies. Cette certification ne doit, en aucun cas, être confondue avec la validation et la proclamation des résultats définitifs du scrutin qui, elles, relèvent de la seule compétence du Conseil constitutionnel.

En clair donc, la Commission électorale indépendante n’a pu valablement vous déclarer élu comme nouveau Président de la République de Côte d’Ivoire.

Les résultats définitifs proclamés par le Conseil constitutionnel le vendredi 03 décembre 2010, se présentent comme suit: GBAGBO Laurent: 51.45 %  – OUATTARA Alassane : 48.55 %

II ressort de tout ce qui précède que seul le Président élu à l’issue du scrutin du 28 novembre 2010, en l’occurrence Monsieur GBAGBO Laurent, est habilité à prêter serment.

La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée le samedi 04 décembre 2010, au Palais présidentiel devant le Conseil Constitutionnel, réuni en audience solennelle. »

SOURCE:legrigriinternational

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Ouattara et ses partisans ont peur de l’Etat de droit

Ouattara et ses partisans ont peur du droit. Ils ont si peur de tout ce qui est règle en société… On les comprend. On ne peut pas aimer à la fois les coups d’Etat et le droit. Les partisans d’Alassane tremblent. Mamadou Koulibaly l’a invité devant les députés. A l’Assemblée nationale. Koulibaly a parlé du retour à la Constitution que Ouattara a violée par son putsch. Mais cela irrite le Rhdp. Qui parle d’ex-Assemblée nationale. Pourtant ses députés n’ont pas démissionné. Ils continuent de percevoir leurs indemnités de députés. Quand il s’agit de prendre son argent, l’Assemblée nationale n’est pas ex (dissoute). Ils ne veulent pas entendre parler de Constitution. Des gens qui prétendent construire l’avenir du pays. Pourtant, regardez leurs soldats pourchasser les Abidjanais, sous prétexte qu’ils détiennent illégalement les armes. Or, celles qu’eux-mêmes ont prises en 2002, sont encore en leurs possessions.

SOURCE : Le Temps

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Simone Ehivet Gbagbo n’avait-elle pas droit aux articles 67 et 68

Mamadou Koulibaly (président de l`Assemblée nationale) après son audience avec le président de la République réconnu par la communauté internationale a fait un point de presse dans lequel il disait : « … Les députés ont suggéré que l`on puisse entrer dans l`application de la constitution, le respect de l`Etat de droit, le respect des libertés individuelles. » mais ce qui me paraît assez étrange c’est que l’honorable Mamadou Koulibaly n’a parler en aucun moment de l’arrestation et l’humiliation de sa collègue Simone Ehivet Gbagbo , n’est -elle pas député au même titre que ceux du monde entier ne bénéficie, t-elle de L’immunité parlementaire . L’honorable Mamadou Koulibaly l’aurait oublié ? si tel est le cas nous le lui rappelons très humblement :
Les articles 67 et 68 fixent le régime des immunités dont jouissent les Députés. Ces immunités sont de deux ordres : l’inviolabilité et l’irresponsabilité.
L’inviolabilité (art 67) permet au Député d’échapper à toutes poursuites pour les opinions qu’il émet dans l’exercice de ses fonctions.
L’article (68) quant à lui est plutôt relatif à l’irresponsabilité pénale du Député. En principe le Député, durant son mandat, ne peut être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle. Il peut être exceptionnellement poursuivi et même arrêté en cas de flagrant délit, de levée son immunité parlementaire, de poursuites autorisées ou de condamnations définitives. Le titulaire du droit de lever l’immunité parlementaire du Député diffère suivant que le fait que la demande intervient au cours des sessions ou en dehors de celles-ci. Lorsque la demande est faite pendant la durée des sessions, l’autorisation de poursuite est donnée par l’Assemblée Nationale. Si elle intervient en dehors des sessions c’est au Bureau de l’Assemblée Nationale qu’il revient de se prononcer sur la levée de l’immunité.
Rien de tout cela n’a été respecté , c’est à croire que depuis l’arrivée de Ouattara dans ce pays plus personne ne veut respecter nos lois . mais il faille que les uns et les autres saches que les citoyens sont obligés de respecter les lois afin de permettre une vie en société organisée et d’éviter le développement de la loi « du plus fort ». On serait alors dans une situation proche d’une véritable anarchie, chacun agissant selon son bon plaisir, sans souci de la règle commune. L’obligation pour tous les citoyens de respecter les lois est la meilleure assurance que la liberté, les droits et la sécurité de chacun d’eux soient garantis de manière effective.
Il faut enfin rappeler que le non-respect des lois constitue toujours une faute qui, le cas échéant, peut conduire à de lourdes sanctions pénales.

Vandèye Coulibaly

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Mamadou koulibaly pour ou contre la constitution ?

Depuis  le coup d’etat de  la France en côte d’ivoire  pour  installer ouattara au pouvoir, un manquait au moins un à l’appel : Koulibaly Mamadou. L’énigmatique chef du parlement n’a pas pointé dans le ballet de personnalités parties faire allégeance au nouveau président de la République Alassane Ouattara. De quoi intriguer un certain nombre. Des présidents d’institutions  comme lui- se sont déjà rendus au Golf hôtel, quartier général d’Alassane Ouattara : Tia Koné, président de la Cour suprême, Youssouf Koné, grand chancelier et bien sûr Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et social. La dernière cité a généralement fait allégeance aux nouvelles autorités les fois où il s’est opéré dans le pays un changement de régime. Koulibaly Mamadou est resté jusqu’ici discret. Aucune information officielle au sujet de ses activités. Il est toutefois connu dans les milieux réservés que le n° 1 du parlement est absent du pays. Koulibaly Mamadou suit de loin les évènements successifs qui ont lieu en Côte d’Ivoire. Une première source l’annonce au Ghana voisin où se trouve sa famille quand une autre évoque laconiquement des « déplacements privés ». Selon une source aéroportuaire Après avoir passé plusieurs semaines au Ghana, où vit sa famille, le président de l’Assemblée nationale Mamadou Koulibaly est arrivé à Abidjan mardi. Absent du pays au moment de l’enlèvement du Président Laurent Gbagbo, le dauphin constitutionnel est rentré dans l’après-midi du 19 avril. « Il était en compagnie de Lucas Brissi, le secrétaire du Parlement ».  une  seul  et  unique  question  nous  viens  donc  à  l’esprit  qu’est-il  venu faire ? Car selon quelques indiscrétions

Le président de la République, Alassane Ouattara reconnu par  la  communauté  internationale, aurait  mis des moyens à sa disposition pour son retour. Cela  voudrait  dire  que  Mamadou Koulibaly aurait  fait  allégeance ?  Nous  n’osons  même  pas  y  penser  car  connaissant   l’homme  intègre, juste, très intelligent et surtout catégorique. Grand défenseur  des  institutions je  ne  pense  pas que  cela  soit  possible , que  l’honorable  Mamadou Koulibaly ignore  totalement

L’ Article 40 de la Constitution Ivoirienne  qui dit :

En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l’intérim du Président de la République est assuré par le Président de l’Assemblée nationale, pour une période de quarante-cinq jours à quatre-vingt-dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l’élection du nouveau Président de la République.

L’empêchement absolu est constaté sans délai par le Conseil Constitutionnel saisi à cette fin par une requête du Gouvernement, approuvée à la majorité de ses membres.

Les dispositions des alinéas 1 et 5 de l’article 38 s’appliquent en cas d’intérim.

Le Président de l’Assemblée nationale, assurant l’intérim du Président de la République ne peut faire usage des articles 41 alinéas 2 et 4, 43, et 124 de la Constitution.

En cas de décès, de démission ou d’empêchement absolu du Président de l’Assemblée nationale, alors que survient la vacance de la République, l’intérim du Président de la République est assuré, dans les mêmes conditions, par le Premier vice-président de l’Assemblée Nationale.

Pour le moment, on ignore tout de l’agenda du dauphin constitutionnel nous  attendons  la  suite  des évènements  comme  on  le dit à  Abidjan  affaire à suivre  donc

vandèye coulibaly

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