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Le Pol Pot ivoirien a refoulé les avocats du président Laurent Gbagbo

Les avocats étrangers partis assisté le Président Laurent Gbagbo durant la simulacre d’interrogatoire dictée par le palais présidentiel français ont tous été refoulés à l’aéroport d’Abidjan. Le motif « polpotien » tout droit sorti de l’imaginaire des imposteurs est que les visas des avocats n’étaient pas en règle. Dans le jargon du duo maléfique soro-ouattara (IB leur dernière victime en est la preuve), la liberté bafouée est partie prenante de l’activité politique ou du moins ce qu’il est convenu de nommer ainsi tant, le parcours de l’un et l’autre est consubstantiel de crimes commis. Il y a une semaine de cela, notre rédaction vous a fait la promesse de revenir sur la promenade touristique dans le nord de Côte d’ivoire des sieurs Kofi Annan et Desmond Tutu accompagnés de Mary Robinson, une irlandaise bon teint, donc européenne accomplie, ne reniant aucunement les agissements de ses frères et sœurs français sur le sol ivoirien. Pompeusement, ils ont été affublés (on ne sait par qui) du titre de « Elders ». Ce mot anglais qui, traduit en français veut dire « sage » peut-il être accordé à tort et à travers? Je ne crois pas. Le sage, sur le continent africain est celui qui dit la vérité en toute circonstance, quel que soit le prix à payer. Le sage sur le continent africain, un des rares endroits avec l’Asie où la parole de l’ancien compte encore, est celui qui apporte l’apaisement sans se renier, sans attendre des subsides venant d’on ne sait où. Car, le sage n’a rien à attendre des biens matériels, de la gloriole et tutti quanti, qu’ils viennent de l’Elysée ou bien encore de l’Onu. D’aucuns diront qu’il y des prix Nobel de la paix parmi les  » Elders » en goguette dans le nord ivoirien défiguré par la rébellion en une décennie de crimes, viols et vols…C’est une évidence contre laquelle je ne saurais aller. Néanmoins. Hélas, néanmoins, je répondrai sans prendre de gants que Kurt Waldheim qui fut secrétaire général de l’Onu puis, prix Nobel de la paix en 1986 aurait certainement été mandaté dans ce groupe de « Elders ». Et pourtant, son passé d’officier nazi ne faisait pas de doute et l’a rattrapé au crépuscule de sa vie!!!En dehors de toute autre considération que la morale enseignée par la sagesse africaine qui ne se compromet dans aucune magouille, il est à noter que la chasse à l’homme de type non-ouattariste mise au point en Côte d’ivoire n’a indigné nos « Elders ». Il est aussi à noter que les milliers de morts occasionnés par le duo maléfique nommé par la France (ancienne colonie allemande) n’ont eu aucune compassion de la part du trio de sages bidons. Et plus encore aujourd’hui, ce même trio de soi-disants sages refuse de dénoncer les agissements du Pol Pot ivoirien alors que des avocats mandatés pour visiter des personnalités détenues de façon arbitraire se font refouler d’un aéroport, ivoirien qui plus est. Jadis, Kofi Annan sanglé dans son costume de secrétaire général des nations unies nommait Mary Robinson à la commission des droits de l’homme de l’Onu. L’irlandaise a occupé ce poste de 1997 à 2002. C’était durant la naissance de la rébellion ivoirienne organisée par la France de Chirac. A l’époque, qu’avaient dit cette femme et son mentor Kofi Annan à propos de cette situation? Qu’avait fait et dit Desmond Tutu à l’époque? Rien du tout. Et pourtant, ils étaient plus dynamiques qu’aujourd’hui, physiquement parlant. A moins que les droits des milliers de morts ivoiriens, massacrés pour parfaire le plus long coup d’état au monde ne soient pas importants.

Henry Agré. in ivoire-politique.blogspot

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Côte d’Ivoire, où le silence fait loi

Le journaliste François Leclerc évoque la loi du silence et l’impunité qui entourent la situation en Côte d’Ivoire au lendemain de la capture de Laurent Gbagbo et ses proches – sur SlateAfrique :

Les jours passent et dévoilent un peu plus la portée des mensonges d’Etat en Côte d’Ivoire. L’interview ici sur SlateAfrique de Choi Young-jin, l’envoyé spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire dit beaucoup de l’incroyable morgue, de l’incommensurable mépris que porte ce haut fonctionnaire à une partie du peuple ivoirien. Je passe sur ses difficultés à jouer au golf alors que les gens tombaient sous les balles et que le pays s’enfonçait dans la tourmente… Invraisemblable.

On ne compte pas les faussetés recensées dans ses propos, lui qui annonçait 70% de votants le lundi 29 novembre 2010, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, et 81% fièrement aujourd’hui. Comment peut-il évoquer environ 300 morts à Duékoué alors que le comité international de la Croix rouge (CICR) a comptabilisé plus de 800 corps? Comment peut-il évoquer les soutiens de Gbagbo avec autant de haine? Faut-il lui rappeler que la plupart de ceux qui ont voté pour le vieux combattant de la démocratie sont issus de la classe moyenne, qu’ils sont notamment étudiants, professeurs, fonctionnaires; ce tissu social aujourd’hui détruit ou brisé par des tueurs à amulettes dans les rues d’Abidjan? Faut-il lui rappeler le texte qu’il avait écrit trois jours avant les élections confirmant la suprématie du Conseil constitutionnel sur tout organe extérieur?

Il ne peut donc évoquer des tricheries identiques au Nord et à l’Ouest alors qu’aucune requête n’a été formulée contre la majorité présidentielle. Choi piétine les lois qu’il assurait respecter la veille du scrutin… Bizarre, bizarre. Nous avons aussi découvert dans son exposé l’existence de bureaux-tests en Côte d’Ivoire. Est-ce possible, dans un pays qui n’a jamais connu de vraies élections présidentielles et qui n’a donc aucune antériorité dans l’analyse de résultats?

La loi du silence

J’aurais aimé qu’il réponde aux accusations du Canard Enchaîné sur le soutien de l’ONU au trafic de diamants par les proches de Ouattara dans les années 2009-2010. Ce sujet majeur est au cœur de la manipulation. Je vous conseille le reportage d’Arte sur la prise de Laurent Gbagbo par les soudards de Ouattara: un parfait résumé pour comprendre les forces en présence. Au milieu de ce désastre orchestré, un homme: Jean-Marc Simon, ambassadeur de France. «Gbagbo n’existe plus», vomit-il, posture de coq dans la basse-cour. Son attitude est insultante, ignorante de tous ces gens qui ont voté pour son ennemi revendiqué. Il se rêve en gouverneur au royaume des Eléphants; il n’est qu’un pantin triste qui a tué la démocratie dans ce pays grâce à l’armée française dont certains gradés s’avouent écœurés, en privé, de travailler à côté de chiens de guerre incultes.

Certaines organisations humanitaires —Médecins sans frontières, toujours droit dans ses bottes, Amnesty International ou le Comité International de la Croix-Rouge— ont heureusement brisé la loi du silence généralisé. Reporters sans frontières s’est aussi indigné des atteintes à la liberté de la presse.

Une presse ivoirienne moribonde

Rappelons-nous l’époque récente où l’opposition sortait six ou sept quotidiens, ou les pro-Ouattara s’exprimaient sans vergogne. Le paysage est maintenant dévasté. Les journaux pro-Gbagbo n’existent plus, des imprimeries ont été brûlées, et ça ne pose aucun problème aux médias français. La Télévision Côte d’Ivoire (TCI) reproduit les mêmes reportages que la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) mais à l’inverse, et la France et l’ONU applaudissent ce qu’elles honnissaient la veille.

Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), ose critiquer ce système dictatorial? On lui coupe la parole et on l’interne! Ce jour-là, le reporter de RFI présent sur les lieux au moment de la déclaration est rudoyé par les autorités et son matériel et son portable saisis. La réaction de ses boss parisiens? Un silence courtois. Tous les employés aimeraient être défendus avec autant d’amour par leurs patrons…

La démocratie par les armes

Quid des autres membres du gouvernement, proches du FPI (Front populaire ivoirien), embastillés dans un hôtel? On leur retire leurs cellulaires. Interdiction de communiquer avec l’extérieur. Où sont les Blé Goudé (ex-ministre de la Jeunesse), les Don Mello (porte-parole du gouvernement Gbagbo)? Pourquoi frapper Michel Gbagbo? Personne ne le sait. Magnifique démocratie par les armes. Recherchez les images de Dakoury-Tabley, ancien directeur de la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (Bécéao), en caleçon aux mains de voyous dans la résidence présidentielle, ou encore celles de Jean-Jacques Béchio, politicien éminent, le visage déformé et sanguinolent après avoir reçu un coup de pied alors qu’il venait se rendre…

A une époque récente, la France était intervenue contre le gouvernement précédent pour empêcher l’utilisation d’armes lourdes à Abobo (quartier nord d’Abidjan), nous avait-on affirmé. Les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) utilisent les armes lourdes à Yopougon mais le silence règne en maître. Chut, on tue des « miliciens». Y-aurait-il un bon et un mauvais sang ivoirien?

Si les exactions sont mois nombreuses ces derniers temps, comment arriver à renvoyer les dépenaillés de Guillaume Soro, le Premier ministre ivoirien —sorte de Mad Max sans le moindre soupçon de professionnalisme, capable d’abattre de sang froid Désiré Tagro, ancien ministre de la République, de se servir de boucliers humains pris au hasard dans la rue ou d’abattre I.B. pour l’empêcher de parler? Ils sèment la terreur, ont pillé toutes les administrations, les villas cossues. C’est d’ailleurs au passage la preuve que le vote dans le Nord était un vol manifeste; qui aurait osé exprimer un avis contraire à ces hommes ivres de violence et d’alcool?

On ne parlera même pas ici des meurtres perpétrés un temps sur les ethnies qui seraient proches de Laurent Gbagbo… On a créé des monstres; comment s’en débarrasser? Les principaux généraux de Gbagbo ont fait allégeance —par nécessité ou par choix— mais leurs troupes ne veulent pas spécialement travailler à côté de leurs fossoyeurs. Il est encore trop tôt.

Réconciliation: quelle légitimité?

L’administration est en panne, en dépit des appels à la reprise du travail. Et l’armée française s’est vue contrainte de sécuriser des banques le jour de la paie pour éviter de voir ses alliés piquer dans les caisses… Quelle marge de manœuvre possède Alassane Ouattara, ce président imposé par la France? Ses appels au calme, à la paix sont nécessaires, mais pas suffisants. Il sera jugé sur des actes, pas sur des paroles. L’enfermement de Gbagbo est une erreur stratégique à l’heure de la réconciliation: son ennemi est devenu son allié le plus puissant, le plus sûr. Peut-être le seul.

Le choix de Charles Konan Banny, membre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) anti-Gbagbo, comme président d’une Commission vérité et réconciliation participe de ces décisions iniques: on ne prend pas un homme aussi marqué politiquement pour apaiser les tensions. En Afrique du Sud, Desmond Tutu avait une immense légitimité en prenant la tête de cette même commission, dont les travaux ont duré trois ans. Il faut d’ailleurs absolument lire le texte de Thabo Mbeki, l’ancien président de la «nation arc-en-ciel». Il a travaillé sur la crise pendant des années, en connaît les ressorts et les hommes.

Je n’ai pas évoqué Nicolas Sarkozy, le président français, celui qui a amené et orchestré le chaos. Sa femme laissait échapper des larmes sur la mort de Français dans un attentat à Marrakech. Sait-elle seulement que des centaines de patriotes ivoiriens sont tombés sous le feu de leurs soldats? Cela vaut peut-être aussi quelques larmes…

François Leclerc sur SlateAfrique

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Dictature – Alassane Comme Pinochet

Alassane Ouattara, en prenant le pouvoir par la force, a promis à ses soutiens extérieurs qu’il allait instaurer la démocratie. Entre cette promesse et la réalité du terrain, c’est un grand fossé. Il est déterminé à casser tous ceux qui veulent lui apporter la contradiction. Raison pour laquelle, il veut à tout prix décimer la majorité présidentielle qui reste la seule force politique capable de le gêner. Il a réussi à tuer le Pdci. Tous les grands leaders de cette force sont assignés à résidence surveillée à travers le pays. Laurent Gbagbo, le chef de fil est à Korhogo, Affi N’Guessan et Bro Grébé à Katiola. La presse proche de la Lmp ne paraît pas. Tous les locaux de ces journaux ont été mis à sac. Les journalistes sont pourchassés. Les espaces de libre expression sont démolis. Réduisant ainsi les animateurs au silence. En Côte d’Ivoire, aujourd’hui, c’est la pensée unique. Tous ceux qui ne parlent pas du bien du putschiste Alassane Ouattara, sont mis aux arrêts. C’est fini le temps du multipartisme et de la parole libérée. Place au parti unique. Sur les bords de la lagune Ebrié, une seule personne a droit à la parole. C’est Alassane et ses serveurs de thé. Ils n’ont pas de défaut. Il faut les vénérer comme Dieu. Les meetings et les rassemblements sont interdits. Ici personne n’ose dénoncer cet état de fait. La presse internationale est interdite d’ouvrir ses colonnes aux hommes de la majorité présidentielle. La preuve, la bande de l’interview du ministre Danièle Boni Claverie sur Rfi a été détruite par les hommes en arme d’Alassane Ouattara. Ce n’est pas tout. Notre confrère de Notre Voie (Journal proche de la Lmp), Abdoulaye Villard Sanogo a accordé une interview à Sarah Tisser de Rfi pour expliquer la situation difficile de la presse proche de Gbagbo. Mais cette interview n’a jamais été diffusée. Parce qu’elle n’arrange pas l’Elysée. Avant de parler à la presse, les proches du Président Laurent Gbagbo doivent avoir au préalable la permission des nouveaux maîtres des lieux. C’est un pouvoir dictatorial qu’Alassane Ouattara veut instaurer. La situation ivoirienne ressemble étrangement à celle de la Chili lors de la prise du pouvoir par un coup d’Etat de Pinochet. Ce dernier a semé la terreur au sein de la population. Il a décapité tous les mouvements de contestation en tuant les leaders. Les plus chanceux sont mis aux arrêts. D’autres étaient obligés de s’exiler. La presse et les médias étaient sous son contrôle. Toute chose a une fin. Celui qui tue par l’épée périra par l’épée. On sait comment Pinochet est tombé. Alassane Ouattara connaîtra le même sort.

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Dictature: Alassane veut fermer la bouche aux opposants

La dictature s’installe sur les bords de la lagune Ebrié. Pour avoir soutenu que le pouvoir d’Alassane Ouattara est illégal, Affi N’Guessan a été mis aux arrêts. Voici la démocratie que le poulain de
la France veut instaurer en Côte d’Ivoire. Et pourtant, avec le Président Laurent Gbagbo, Alassane et ses serveurs de thé l’ont traité de tous les maux du monde. Jamais, il n’a mis personne aux arrêts. Leur presse l’injuriait tous les jours sans être inquiétée. Parce qu’il a libéré la parole. Avec le putschiste d’Alassane, la liberté d’expression n’est plus de mise. Les Ivoiriens doivent s’attendre à ce qui pourrait leur arriver.

Comme pour dire dans le jargon populaire: « yeux voit, bouche parle pas ». On se rappelle quand il était Premier ministre sous Houphouët, les leaders d’opinion et les journalistes étaient jetés en prison. L’homme a horreur des critiques. Raison pour laquelle, il est déterminé à casser tous ceux qui peuvent le gêner. Les journalistes proches du Président légal de la Cote d’Ivoire et les militants de la majorité présidentielle sont traqués.

Ils sont obligés de se cacher pour certains. Et d’autres préfèrent se réfugier à l’étranger. Cette situation n’émeut personne. Tout le monde regarde sans broncher. Les pays et les organisations dits de Droit l’Homme font semblant de ne rien voir. Dans tous les cas, ils sont complices de ce qui arrive en Côte d’Ivoire. Une chose est sure, Alassane ne pourra pas gouverner ce pays. Ses jours sont comptés. Dans quelques jours, il fera jour sur le pays. Et un jour nouveau va s’élever. Par les propres erreurs de Ouattara.

SOURCE. IVORIAN

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