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Washington,DC :les exposes sur la CI ont suscité à la fois désarrois et acclamations

Les exposes ont commencé avec le rapport du représentant du Département d’État dépourvu de toute vérité, et a un moment donne l’assemblée, constitue en majorité par les ivoiriens n’a pas pu s’empêcher de réagir et a poussé un grand cri de désarroi et huer le conférencier qui a dit qu’il appuyait son rapport sur des organisations crédibles.
Le Chairman du sous-comite a promis d’inviter la police a faire vider la salle si cela recommençait.
Il a déclaré que les élections ont été claires et transparentes, que Ouattara a gagné et que les Organisations internationales et la CEI l’ont confirmé.
Le département d’Etat, c’est le gouvernement de Barack Obama qui a déclaré soutenir Ouattara, donc il ne faut pas être surpris. Le deuxième expose a surtout porte sur le cote et les exigences humanitaires. le conférencier a déclare que les $21 millions octroyés a son agence pour aider les déplacés sont insuffisants. Par exemple, une famille au Liberia a accueilli des réfugiés et la maison se retrouve avec 51 personnes. Le conférencier a insisté que d’autres moyens soient suffisamment dégagés afin de continuer a aider les familles libériennes qui sont très supportives afin d’éviter le Liberia à subir la crise.Plus de 450 mille personnes ont dit qu’elles ne sont pas prêtes a retourner en CI bientôt.
Un autre panel de conférencier a intervenu pour faire son rapport économique et ses recommandations.Les sénateurs ont par moment pose des questions pertinentes et senateur Infohe a vigoureusement contredit le représentant du Departement d’Etat en soulignant que le President Gagbo et sa femme ne
sont pas bien traites. Comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

le senator INFOHE qui depuis lors se bat pour la CI,n’est pas fatigue ni pres a abandonner,mais peut-il a lui seul deplacer les montagnes?

« Le ICC-International Criminal Court (Cour Criminelle Internationale) s’apprete a charger Gbagbo et il n’y aura plus de marche arriere… »

Il a reconnu que sa demande pour de nouvelles elections ne se realisera pas mais il demande si au moins on peut liberer Gbagbo et Simone pour aller en Exil et ce fut le moment le plus pathetique car le departement d’etat a repondu: » Je crois que ce moment est depasse.A present la cours criminelle internationale s’apprete a charger Gbagbo et il n’y aura pas de marche arriere si cela est fait… »

En conclusion,senateur Infoe d’Oklahoma a renouvelle son pli pour liberer Gbagbo et l’envoyer en Exil,car il n’est pas encore tard,selon lui.Son rapport,appuye de photos dures a supporter,a susciter de vives acclamations de la salle.Debute a 15:30 la conference s’est terminee vers 17hr.Les Ivoiriens sont venus de tous les coins des Etats-Unis. Ce qu’il faut comprendre aujourd’hui, c’est que l’Afrique a plus que jamais besoin de s’unir et parler la même langue, seule condition pour sortir du joug colonial car sans les moyens humains et militaires,sans les moyens médiatiques, il ne lui restera que sa foi la aussi controlle par l’occident qui nous fabriquent aussi nos bibles.

Compte-rendu DIASPORA IVOIRIENNE, Washington,DC.

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Washington,DC :les exposes sur la CI ont suscité à la fois désarrois et acclamations

Les exposes ont commencé avec le rapport du représentant du Département d’État dépourvu de toute vérité, et a un moment donne l’assemblée, constitue en majorité par les ivoiriens n’a pas pu s’empêcher de réagir et a poussé un grand cri de désarroi et huer le conférencier qui a dit qu’il appuyait son rapport sur des organisations crédibles.
Le Chairman du sous-comite a promis d’inviter la police a faire vider la salle si cela recommençait.
Il a déclaré que les élections ont été claires et transparentes, que Ouattara a gagné et que les Organisations internationales et la CEI l’ont confirmé.
Le département d’Etat, c’est le gouvernement de Barack Obama qui a déclaré soutenir Ouattara, donc il ne faut pas être surpris. Le deuxième expose a surtout porte sur le cote et les exigences humanitaires. le conférencier a déclare que les $21 millions octroyés a son agence pour aider les déplacés sont insuffisants. Par exemple, une famille au Liberia a accueilli des réfugiés et la maison se retrouve avec 51 personnes. Le conférencier a insisté que d’autres moyens soient suffisamment dégagés afin de continuer a aider les familles libériennes qui sont très supportives afin d’éviter le Liberia à subir la crise.Plus de 450 mille personnes ont dit qu’elles ne sont pas prêtes a retourner en CI bientôt.
Un autre panel de conférencier a intervenu pour faire son rapport économique et ses recommandations.Les sénateurs ont par moment pose des questions pertinentes et senateur Infohe a vigoureusement contredit le représentant du Departement d’Etat en soulignant que le President Gagbo et sa femme ne
sont pas bien traites. Comprendre le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

le senator INFOHE qui depuis lors se bat pour la CI,n’est pas fatigue ni pres a abandonner,mais peut-il a lui seul deplacer les montagnes?

« Le ICC-International Criminal Court (Cour Criminelle Internationale) s’apprete a charger Gbagbo et il n’y aura plus de marche arriere… »

Il a reconnu que sa demande pour de nouvelles elections ne se realisera pas mais il demande si au moins on peut liberer Gbagbo et Simone pour aller en Exil et ce fut le moment le plus pathetique car le departement d’etat a repondu: » Je crois que ce moment est depasse.A present la cours criminelle internationale s’apprete a charger Gbagbo et il n’y aura pas de marche arriere si cela est fait… »

En conclusion,senateur Infoe d’Oklahoma a renouvelle son pli pour liberer Gbagbo et l’envoyer en Exil,car il n’est pas encore tard,selon lui.Son rapport,appuye de photos dures a supporter,a susciter de vives acclamations de la salle.Debute a 15:30 la conference s’est terminee vers 17hr.Les Ivoiriens sont venus de tous les coins des Etats-Unis. Ce qu’il faut comprendre aujourd’hui, c’est que l’Afrique a plus que jamais besoin de s’unir et parler la même langue, seule condition pour sortir du joug colonial car sans les moyens humains et militaires,sans les moyens médiatiques, il ne lui restera que sa foi la aussi controlle par l’occident qui nous fabriquent aussi nos bibles.

Compte-rendu DIASPORA IVOIRIENNE, Washington,DC.

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A quelques heures du simulacre !

Curieusement, les médias francophones sont muets ce matin : honte ou tout simplement incertitude face aux menaces des fidèles de Laurent Gbagbo qui ont promis de gâter la cérémonie ? En tout cas, on assiste à la mise en place d’un gigantesque cordon de sécurité pour empêcher les fauteurs de trouble de se manifester !

Le président Gbagbo a été transféré en dehors de Korhogo pour éviter les tentatives de le libérer; on fait venir des foules de burkinabés pour acclamer Ouattara  1er,  Ado-la France, dit ADOLF, en référence à l’autre, de sinistre mémoire pour les Occidentaux. Les deux Adolf ont ceci en commun, qu’ils ont précipité, hier l’Occident, aujourd’hui la Côte d’Ivoire et toute l’Afrique, dans le chaos et la ruine pour de nombreuses années; c’est pour cela que la situation est critique.

Avec l’installation du “préfet” de Côte d’ivoire, son installation par la force, au prix du sang et des larmes de milliers d’innocents, les puissances de l’axe “démocratique et républicain” Sarkozy-Obama mettent en place une dictature où les droits élémentaires sont bafoués, où les Ivoiriens –et les Africains à leur suite- ne sont que des travailleurs ”bon marché”, réquisitionnés pour faire sortir de leur pays toutes ces richesses dont l’Occident exsangue pourra continuer à se gaver sans modifier son train de vie : celui qui consiste à maintenir dans la pauvreté un nombre croissant de Français et d’Américains, tandis que les nantis se partagent des parts toujours plus grosses du gâteau !

Ce qui arrive à la Côte d’Ivoire aujourd’hui est la répétition générale du sort de tous les pays dits du tiers-monde sur lesquels l’occident à jeté son dévolu ! Et pour beaucoup d’Africains, accepter aujourd’hui passivement cette inféodation de la Côte d’Ivoire, c’est accepter toutes les mises à genoux à venir, par de vraies fausses élections; c’est l’assurance d’avoir des pouvoirs corrompus entièrement aux ordres de l’étranger; c’est accepter que toutes les richesses soient pillées et qu’aucun mieux être ne soit donné en échange si ce n’est des cacahuètes, un peu de scolarité, de santé, des plans d’urgence, bref, faire semblant pour les occidentaux d’être généreux et plein de bons plans pour aider les africains à devenir soi-disant autonomes. Avec le président Gbagbo cela en prenait le chemin, mais justement la France, qui n’a pas de pétrole mais des idées, aime les idées au point d’en revendiquer le monopole : le sol ivoirien, le sous-sol et les fonds marins regorgent de richesses, et le président Gbagbo et les ivoiriens fourmillaient d’idées, de projets; mais voilà ils pensaient si bien pouvoir se passer de la France et de l’Amérique qu’ils l’ont dit trop fort ! Et cela est intolérable pour la mentalité occidentale pourrie qui est la nôtre! Le partage, un mot qui est dans toutes les bouches, n’est en fait qu’un synonyme de pillage, pillage éhonté, sans états d’âme, refus des responsabilités, refus d’assumer tout simplement son humanité pour préférer la bestialité sous toutes ses formes , et dans ce domaine l’histoire nous a appris que “plus jamais ça“ voulait dire, “attendons quelques années et remettons cela à la puissance x ! “ Plus c’est gros, mieux ça passe ! C’est ce que nous devrions nous apprêter à vivre demain : l’Installation en grande pompe d’un petit dictateur qui n’est rien sans son mentor, et qui va mettre aux arrêts tout un peuple après l’avoir humilié, décapité en la personne de son souverain légitime, broyé, ensanglanté, et qui aujourd’hui ose parler de pardon, de réconciliation, de coopération ! De qui se moque-t-on?

Pour beaucoup d’Ivoiriens, chrétiens et musulmans, la patience de Dieu au regard de l’histoire, est certainement infinie, tant qu’il ne se mêle pas d’en changer le cours, mais voilà, avec l’affaire DSK, beaucoup de gens -et pas que des sots- voient que la patience d’En Haut a atteint ses limites : on commence à voir apparaître de tous petits grains de sable dans les rouages, si petits que l’on préfère les ignorer, chercher à qui profite le crime dans l’affaire DSK, par exemple, salir, calomnier, se persuader que le mal n’a qu’un visage, celui de l’autre!  En Côte d’ivoire aussi, le tribunal n’est prévu que pour Gbagbo et son clan, le “dictateur” Gbagbo sur lequel on peut rejeter tous les crimes dont la France, la Licorne et les ouattaristes sont comptables depuis des années, et singulièrement depuis ces 40 derniers jours que Gbagbo est tombé!

Gbagbo, humilié, abaissé au nom d’une foi qui permet d’encaisser tous les coups sans riposter, de croire que l’ennemi est un ami en devenir, que la prière et la non intervention face à la menace vont transformer l’ennemi ! Oui la faute de Gbagbo a été de croire en l’homme, en sa bonté première; de croire aux paroles données, surtout à des occidentaux qui ont semble-t-il la même foi, les mêmes valeurs!

“Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre” : ces mots tirés du sermon sur la montagne, il faut bien les comprendre. Pour ceux qui croient que cette parole veut les entraîner dans un interminable punching ball style “peace and love”, je me permettrai de la revisiter dans une perspective juive, où il s’agit d’identifier l’ennemi et de lui donner une seconde chance de modifier sa trajectoire, avant l’anathème et le jugement : joue droite, puis joue gauche, et ça s’arrête là ! Il n’y a pas de troisième joue, après vient le temps du jugement , et ce jugement est déjà une réalité dans la mesure ou les économies occidentales sont en faillite ! Maquiller cette réalité n’empêchera pas l’Histoire de s’inviter dans l’histoire de la France et des États-Unis, pour que justice soit rendue à la Côte d’Ivoire et à tous les peuples martyrs des plans sordides échafaudés sur leur dos, pour leur spoliation.

En attendant le grand déballage, je me réjouis de tous les grains de sable à venir, et j’en vois déja quelques uns se profiler à l’aube de cette prise en main du destin de la Côte d’ivoire et de l’Afrique par la France, l’Onu  et autres Prédateurs !

SOURCE:ivoirediaspo

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Enquête sur un massacre – Alassane Dramane Ouattara a organisé des crimes contre l’humanité, avec le soutien de Nicolas Sarkozy. Enquête édifiante de l’hebdomadaire français l’Observateur

L’enquête que vous allez découvrir plus bas a été menée par un journaliste de l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. Il y a deux raisons pour lesquelles je vous invite à prendre le temps de la lire. Depuis le début de la crise postélectorale ivoirienne, et même avant, l’ex-président Laurent Gbagbo a fait l’objet des pires portraits et assertions caricaturesques dans les medias occidentaux, totalement acquis à l’entreprise de diabolisation qui le visait. Gbagbo dictateur, Gbagbo mauvais perdant de l’élection présidentielle, on était habitué.

Cette enquête faite par un organe de presse européen peu réputé pour sa propension à l’exagération, et qui se greffe aux rapports accablants d’organisations humanitaires que l’on ne peut soupçonner de collusion avec l’ancien pouvoir ivoirien, comme Human Rights Watch, Amnesty International, La Croix Rouge, Caritas etc., ruine définitivement ce qu’il restait de la réputation de technocrate bien propre sur lui d’Alassane Ouattara, construite à coup d’articles laudateurs, d’omissions opportunes et de contrevérités savamment distillées. Jean-Paul Mari dépeint ici une fresque hideusement magistrale des exactions organisées par Alassane Ouattara, un homme banal cruellement mortel, dont l’Histoire retiendra qu’il a été capable d’enjamber des dizaines de milliers de cadavres pour s’asseoir dans le fauteuil présidentiel ivoirien.

La lecture de ce document va certainement vous soulever le cœur. Il faut vous forcer à aller jusqu’au bout, même s’il est plus agréable d’ignorer certaines choses. La narration claire et ciselée ne laisse aucune marge au flou. C’est inexorable, insoutenable, sans ellipse, sans pardon. L’opinion publique française et occidentale ne pourra pas échapper au malaise, même si elle est habituée à couvrir du voile de l’ignorance tout ce qui peut lui donner mauvaise conscience: L’horreur de la guerre est arrivée à son comble avec Alassane Dramane Ouattara, soutenu et épaulé par Nicolas Sarkozy, président de la république française.

Mahalia Nteby

1.ooo, 2.ooo morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l’assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d’une bataille qui a tourné à l’épuration ethnique.

Duékoué est une ville infecte. L’endroit pue la crasse, la sueur, la peur, la haine, la mort. Ce matin, il fait déjà bien trop chaud et l’humidité trempe le corps. Dans l’église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d’hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme.

Dans l’air, il reste cette odeur pois­seuse, reconnaissable entre toutes, mélange de mort, de métal, de sang caillé et de brasier mal éteint, et ces cendres noires aussi collantes que les mouches sur l’ordure. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d’humain. Sinon l’église Jésus-Sauveur, carbonisée, les mai­sons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gra­vats et de vêtements sales, dispersés. Un cyclone de violence a tout emporté, les abris de bambou, les toits en tôle, les murs de ciment, les fils électriques qui pendent des pylônes et les portes arrachées à mains nues. Restent les pancartes du restaurant Nid d’Abeilles, du salon Hip-Hop Coif­fure, de la pharmacie Médicaments chinois et un poster déchiré d’un foot­balleur africain. Même les arbres ont brûlé, leurs branches basses encore lourdes de mangues. Un gosse traîne dans la ville fantôme, trouve un fruit pourri, le suce. Un homme, un balai de paille à la main, contemple les ruines de sa maison. Un vélo passe, chargé d’une chaise en plastique épar­gnée.

Tuer, tuer, tuer, la solution est tou­jours la même. La solution à quoi ? D’abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l’armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l’armée de l’ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la guerre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l’autre, le grand propriétaire, le fermier, c’est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s’appelle une épuration ethnique.

Tout près d’ici, il y a trois grandes fosses communes, de la terre fraîche retournée sur des monceaux de cadavres. Dans l’une d’elles, près de la rivière Guémon, les pieds des morts baignent dans le marécage. Les survivants hésitent à revenir, un œil sur leur passé, l’autre sur la brousse toute proche et la masse sombre des taillis d’où les massacreurs ont surgi. Et s’ils revenaient ?

Duékoué est une ville abandonnée de Dieu et du gouvernement, à sept heures de route et vingt-deux check-points d’Abidjan. Un gros bourg laid, sans âme et sans monument, doté d’une poignée de missionnaires héroïques mais sans conseil général. Personne ne s’y intéresse, sauf quand surviennent les massacres, et l’on vole à son secours quand tout est accompli. Pour son malheur, Duékoué est un carrefour stratégique. Qui tient Duékoué contrôle la circulation régionale, le chemin du cacao jusqu’au premier port du pays, San Pedro, et tout le flux humain et commercial entre le Grand Ouest et ses frontières.

Autre malédiction, la région est riche, la terre fertile, bien arrosée et les prix du café et du cacao ont flambé. Comme par hasard, les grands massacres dits politiques se produisent l’hiver, précisément à l’heure de la récolte. Les grandes terres appartiennent depuis toujours aux Guérés, réputés peu enclins à défricher leur brousse. Depuis une vingtaine d’années, certains ont vendu, loué ou concédé, souvent sans contrat écrit, une parcelle aux Malinkés venus du Mali, du Burkina Faso. Des immigrés durs à la tâche qui ont labouré, pris racine, se sont multipliés. «La terre est à celui qui la travaille», disait Houphouët-Boigny, le vieux sage. C’était avant le débat sur l’«ivoirité», une saleté théorique inventée à Abidjan pour fabriquer des castes. Le prix du cacao a augmenté, les métayers Malinkés sont devenus riches, grignotant parfois les champs au-delà du permis, le propriétaire guère est mort et ses enfants ont voulu réviser, voire annuler les contrats : les conflits ont éclaté.

En 2002, quand le Nord et le Sud se séparent, les premiers massacres renvoient opportunément chez eux une foule de métayers malinkés, leurs fils, leurs voisins, des paysans sans terre mais pleins de rage. On trace sur la carte une belle ligne de démarcation qui passe… juste au-dessus de Duékoué. L’ONU compte les coups, la Force Licorne patrouille, les ONG désertent le coin. Trop compliqué ! Entre les «coupeurs de route», bandits de grand chemin, le groupe d’Amandé, un seigneur de guerre venu du Burkina, fort de 300 hommes, qui s’est adjugé tout le parc naturel du mont Péko, la flopée de milices d’autodéfense, hommes de main des politiques ou simples voyous, dotés de «généraux» et de noms flamboyants de mouvements de libération, les commandos de quartier, les mercenaires du Libéria… la région devient une poudrière. Tous sont armés jusqu’aux dents, menacent, rackettent, volent, saignent, violent et tuent à l’occasion.

Dans le quartier Carrefour, il ne fait pas bon être Malinké et pas une semaine ne passe sans que l’on retrouve un corps ou deux dans les fossés. Face aux Guérés, au nord, existe une variante locale de miliciens, les Dozos, des chasseurs traditionnels malinkés, armés de fusil calibre 12 et de chiens de brousse. Les mystiques guerriers, initiés au grand secret de la forêt, portent des coiffes décorés de dents d’animal et ont le corps bardé de gris-gris supposés les rendre invulnérables aux balles invisibles face à un fauve ou capable d’occire un éléphant d’un seul coup de lance. Avec le temps, la farouche confrérie du Nord s’est dévoyée, agrégeant les jeunes enragés malinkés, faisant une milice de plus. Dix ans plus tard, à l’hiver 2011, quand les Forces du Nord, rebaptisées FRCI, lancent la grande offensive en direction d’Abidjan, la capitale tenue par Laurent Gbagbo, tout est prêt pour la grande revanche. «Vers quatre heures du matin, j’ai été réveillée par des lueurs et des explosions terribles. J’ai hurlé, croyant à un cauchemar. J’avais raison», dit Clémentine Don. A 53 ans, violée deux fois, sa maison pillée, son village dévasté, son mari humilié, encore terrorisée et obsédée par la tache de sang qui profane l’herbe au pied de l’arbre sacré du village, Clémentine est une femme brisée : «Nous sommes souffrants, vous comprenez…» Elle a pourtant tout fait pour échapper à l’horreur.

Née à Carrefour, elle a quitté son quartier dès les premiers incidents en 2001 pour s’abriter dans ce paisible village de Dahoua, à 5 kilomètres au sud de Duékoué. Clémentine, devenue présidente de l’Union des Femmes, a créé une coopérative Contre la Famine ! Tout s’effondre avec les premiers tirs, ce lundi 28 mars. Tremblante, elle suit les combats qui mettent Duékoué à feu et à sang. L’armée régulière du Nord a franchi la ligne rouge de démarcation. Pour en finir au plus vite, les rebelles du Nord ont lancé tous leurs supplétifs dans la bataille, les Dozos, leurs miliciens et même la bande de tueurs du chef de guerre Amande. Ils descendent des montagnes, s’infiltrent par la brousse, dévalent de tous les côtés à la fois, balaient les Forces de Sécurité présidentielles et taillent les milices Guéré en pièces. Ils prennent Duékoué en quelques heures puis… s’arrêtent, font la fête et pillent. C’est l’erreur. Venue du sud, une unité pro-gouvernementale, dotée d’un tank, contre-attaque et reprend le centre-ville. Au passage, les soldats en profitent pour assassiner les civils malinkés et égorgent un imam. Dans l’après-midi, le gros des troupes régulières du Nord, armées de mitrailleuses lourdes et de canons, arrive en renfort, désintègre le tank et met un terme à vingt-quatre heures d’une bataille confuse et sanglante. Au petit matin du mardi 29 mars, des dizaines de cadavres couvrent les trottoirs de Duékoué, les vaillants miliciens Guérés ont déguerpi en laissant leur population sans défense, face à des combattants ivres de bataille.

Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d’identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d’identité ivoirienne, un nom guère : une balle dans la tête. Dehors, les femmes sont à genoux. « Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : «Guerriers ! Guerriers !», dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : «Les tueurs, les pilleurs et les gâteurs… Les gâteurs, c’est ceux qui arrosaient nos maisons d’essence avant de mettre le feu.» Un curé et ses enfants de chœur sont surpris devant l’église : «Quel est ton parti ? – Le parti de Jésus-Christ. – Jésus-Christ ? C’est pas un parti !» Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : «Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres !» Et les anciens métayers exultent : «Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue !» Et ils tuent. En fin de matinée, Carrefour est en feu. Et les supplétifs commencent à envahir les villages alentour.

A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué, Denis bêche son champ de manioc. Il entend du bruit, se dirige vers sa ferme, voit huit hommes en treillis, foulard rouge sur le front et sandales en plastique aux pieds. «Qui est là ?» Trois coups de feu lui répondent. La première décharge de chevrotine le manque, la deuxième lui loge un plomb dans le cou, la troisième lui crible l’épaule. Il tombe, laissé pour mort. Au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. «Ma femme, Hélène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans… Ils ont tué neuf personnes de ma famille», dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l’appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : «Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer !» Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l’enfant, les cris durent une éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d’une décharge dans la poitrine. Toute la nuit, Denis entend les aboiements des chiens des Dozos qui entrent dans la brousse, chassent les rescapés, les paysans dans leurs campements.

Une nuit de chasseurs, d’aboiements, de coups de fusil. Au petit matin, Denis se traîne vers la route et croise une colonne de l’Onuci. Après une longue inertie, les casques bleus commencent à patrouiller, enterrent les morts et cherchent des survivants.

Dans son village, Clémentine a compris que la brousse ne la protégerait pas de la folie de Duékoué. Au moment de fuir, elle est arrêtée par des Dozos et des hommes en armes. Parmi eux, une femme militaire en treillis. Ils parlent dioula, la langue du Nord, et poussent vers l’arbre sacré du village trois hommes, entre 18 et 20 ans, les mains attachées dans le dos. «J’ai entendu des cris bizarres, des couinements, comme si on égorgeait un porc», dit Clémentine. Quand les hommes s’en vont, les paysans se précipitent et trouvent les trois hommes au sol, la gorge tranchée au couteau de chasseur. «Ces cris… je les entends encore, chaque nuit !» Elle appelle l’Onuci, trois fois, au secours, en vain : «Venez ! Ils sont train de tuer dans les campements !» Le lendemain, le groupe d’assassins revient, avec des chiens «pour chercher les fusils cachés», disent-ils. Ils mitraillent un homme sur le palier de Clémentine. Nouvel appel de détresse. Cette fois, un camion blanc arrive. 300 personnes veulent fuir. C’est trop pour le véhicule. On forme une longue colonne de civils à pied qui suivent au pas le camion des casques bleus, sous les cris de rage des Dozos : «Pourquoi les laissez-vous partir ? Laissez-nous faire ! On va en finir avec ces agoutis [rongeurs] !» Clémentine, elle, reste, «pour continuer à informer les autorités». Samedi 2 avril, en fin de matinée, trois autres hommes en treillis, la trentaine, arrivent à mobylette, fusil de chasse à la main, ils cherchent de l’argent, arrachent ses vêtements. Clémentine les supplie : «Je suis vieille. Je suis votre maman.» Ils la violent à tour de rôle. Pillent la maison. S’en vont. Reviennent. Clémentine est surprise de nouveau à 300 mètres de là, dans la maison de sa sœur, 56 ans. Elles sont violées toutes les deux : «On va tuer Laurent Gbagbo, prendre vos femmes ! Vous deviendrez nos domestiques !»

Depuis, Clémentine parcourt Duékoué et la campagne environnante, le souvenir des cris des suppliciés et des violeurs dans la tête, avec un carnet à la main où elle note tout, les morts, les viols, les campements dévastés. Parfois, elle vient à pied jusqu’au camp de réfugiés de la mission catholique du père Cyprien. Ils sont 30 000, venus de Carrefour ou des villages environnants, serrés jusqu’à étouffer dans une enceinte faite pour une paroisse de campagne. 30 000 personnes, dans l’odeur des feux de bois vert, des excréments et du désinfectant, de la misère, de la promiscuité, de la maladie. «La semaine dernière, nous avons perdu 14 enfants à cause des diarrhées, dit le père Cyprien, et 15 de plus ces trois derniers jours.»

Dans la nuit africaine, quand l’orage finit par éclater, c’est toute l’eau d’un ciel peu miséricordieux qui s’abat d’un coup, comme un rideau de plomb glacé, sur des femmes et des enfants debout, tendant une bâche de plastique à bout de bras. Le camp est protégé par une unité de Marocains de l’Onuci, mais il manque de place, vivres, de médicaments, d’eau potable, de tout. 30 000 réfugiés dans un jardin ! Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : «On vous tuera tous, jusqu’au dernier !» Oui, le père Cyprien tremble lui aussi. Le grand massacre, qui a duré plus d’une semaine, a sans doute fait bien plus de mille morts. Il sait que Duékoué la maudite est un point rouge sur la carte du pays, une ligne de front des ethnies, un laboratoire du Mal, un lieu emblématique de ce que la Côte d’Ivoire pourrait devenir si elle ne trouvait pas, vite, très vite, le chemin de la réconciliation.

Jean-Paul Mari in Le Nouvel Observateur, le 12 mai 2011

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Cameroun : 15 journalistes au secours de P. Biya

Propagande. Ils assisteront, tous frais payés, à la semaine de la fête nationale du 20 mai pour ensuite polir l’image du Cameroun à l’international.  

Lundi 16 mai prochain, une quinzaine de journalistes français débarquera à Yaoundé dans le cadre des manifestations relatives à la fête nationale du 20 mai.

Ces journalistes, triés sur le volet, et issus, pour la plupart, de la presse quotidienne et hebdomadaire française, ont été contactés par les soins d’une officine de communication basée en Suisse. Pour l’instant, les journalistes bénéficiaires de ce voyage de presse n’ont pas encore reçu une feuille de route précise. Mais, une chose est sûre, leur rôle, pendant et à l’issue de leur séjour au Cameroun, est de polir l’image du pays et celle de son chef, Paul Biya (78 ans, 28 ans au pouvoir), dans la perspective de sa candidature probable à l’élection présidentielle d’octobre prochain.
Les quinze journalistes français bénéficieront, pendant leur séjour d’une semaine, du gîte et du couvert, d’un chauffeur pour des balades bien encadrées, tout cela aux frais du contribuable camerounais.

Dans la foule de communicants français (Patricia Balme, Stéphane Fouks, etc.) qui s’étripent pour bénéficier d’une part du prodigieux budget que le Cameroun engloutit pour sa propagande internationale, Stratline communication semble avoir le vent en poupe. Cette agence de Com basée en Suisse et à Paris est dirigée par Yasmine Bahri Domon, une ancienne de Jeune Afrique. Sur le site internet de Stratline, les réalisations récentes sur le Cameroun sont nombreuses : publi-reportages parus dans Le Monde, Le Figaro, Fortune magazine, Trends, Valeurs Actuelles, Le nouvel Economiste, Strategos, New African, Middle East, etc. En mai 2008, Stratline avait déjà offert au président Paul Biya quatre pages de publi-rédactionnel dans Le Monde pour expliquer sa campagne anti-corruption et la réforme constitutionnelle qui lui permettait de briser le verrou de la limitation des mandats à la tête de l’Etat. Le Cameroun, si on s’en tient au site internet de Stratline, semble être un bon terrain de chasse pour cette entreprise.

Joint au téléphone hier, Yasmine Bahri Domon n’a ni confirmé, ni infirmé être à l’origine du voyage de presse de la semaine prochaine avec 15 journalistes français. Manifestement embarrassée, elle s’est plutôt contentée de savoir d’où venait l’information et s’est défendue de se livrer à une quelconque propagande.  « Ce que nous faisons, c’est de la communication économique Monsieur. Nous essayons de travailler pour le Cameroun », a-t-elle dit.
Avec la même finesse, Yasmine Bahri Domon affirmait déjà dans une interview parue dans Les Afriques, qu’elle est venue travailler en Afrique pour des raisons personnelles. Et d’ajouter : « Je suis viscéralement attachée à ce continent et à ses peuples, à ses potentialités énormes, à ses atouts… A l’instar d’Alain Peyrefitte qui, dès les années 70, l’annonçait pour la Chine, je suis intimement persuadée qu’un jour, pas si lointain, « l’Afrique s’éveillera ». »

Cette nouvelle opération de charme sur le Cameroun intervient deux mois après celle de mars dernier, lorsqu’une agence de communication américaine, Epic Global Media, appuyée par l’ambassade du Cameroun à Washington, avait réalisé des publi-reportages pour vanter le Cameroun de Paul Biya, probable candidat à sa propre succession en octobre prochain.

SOURCE:quotidienlejour

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SCANDALE A LA MISSION DE COTE D’IVOIRE A L’ONU: L’AMBASSADEUR YOUSSOUFFOU BAMBA VEND LES BIENS DE LÉTAT

“Pour ceux qui connaissent l’ homme, la nouvelle ne va pas surprendre. S.E.M. YOUSSOUF BAMBA JOSEPH est un habitué de ces genres de scandales”. C’est par ces mots que, un haut responsable de l’administration ivoirienne venu de Londres et de passage à New York s’est confié hier à son hôtel à TWN lorsque nous lui avons donné les informations récurrentes et de sources sûres qui circulent ces derniers temps dans toute la ville. De la bouche de ce haut cadre, Mr JOSEPH a liquidé toutes les voitures des ambassades où il était avant d’attérir à New York. Même les salaires et l’argent destinés aux loyers des diplomates ont été détournés par cet homme à qui OUATTARA vient de confier ce prestigieux poste de la diplomatie ivoirienne aux Nations Unies. Ses créanciers seraient même en train de frapper à toutes les portes pour lever son immunité afin de le trimballer devant la justice Londonnienne.

A New York en tout cas, YOUSSOUFFOU BAMBA ne semble pas avoir abandonné sa façon de gérer les biens qui ne lui sont pourtant pas personnels. Ne dit on pas l’habitude est une seconde nature et que le chien ne change jamais sa manière de s’asseoir ? Un coup d’oeil rapide sur le patrimoine de l’Etat ivoirien lui permet de se rendre compte qu’il ya de quoi à se mettre sous la dent ici, loin des yeux et des oreilles du tout nouveau Président ivoirien plus préoccupé pour l’instant à faire accepter par le peuple de Côte d’Ivoire ce pouvoir à lui offert par des forces étrangères .

Le premier patrimoine de l’Etat qui va assouvir les appetits commerciaux de BAMBA est le parc auto. Une dizaine de voitures nous apprend on, ont été liquidées à vil prix le mois dernier par celui là même qui déclarait dans le journal “l’Inter” du 9 Mai dernier que son “rôle en tant qu’ambassadeur est d’accroitre le patrimoine de l’Etat et non l’appauvrir” . Toutes ces voitures vendues étaient en bon état et aucune dépense supplémentaire ne s’effectuait d’ailleurs sur elles. A combien ont elles été vendues? Où est passé l’argent reçu de cette opération? Les ivoiriens de New York espèrent vivement que, un audit beaucoup plus sérieux du ministère des finances contribuera à la vérité. Bien sur, ce n’est pas celui ordonné et effectué par Bamba lui même que les contribuables ivoiriens attendent.

Après cette opération digne d’un grand “cars dealer”, Mr YOUSOUFFOU met le cap sur le patrimoine immobilier de l’Etat de Côte d’Ivoire à New York: L’ancien batiment abritant la réprésentation diplomatique avait été ravagé par les feux et a dû être vendu par l’ex ambassadeur sous les regards du ministère des finances. La somme d’argent collectée servira à l’achat de 15 appartements pour loger gratuitement les diplomates; “Une oeuvre d’une grande utilité” comme nous ont d’ailleurs confié plusieurs diplomates ivoiriens en poste à la Mission. Mais dès sa prise de fonction le 3 Janvier dernier, Youssouf Bamba, en plus de la résidence officielle, s’octroie lui même 2 appartements et fait occuper 8 par les diplomates sans salaires qui s’étaient tous retrouvés devant les tribunaux américains pour loyers impayés. Entre temps, il trouve un moyen pour contourner la représentante du trésor qui est supposée suivre toutes les entrées et sorties financières de la Mission dont le compte bancaire, précédemment dans une banque à New York est désormais délocalisé à Washington DC, à 5 heures de route. Ce compte est désormais géré par Youssouf BAMBA seul, contrairement à l’ancien procédé qui exigeait la signature du payeur en plus de celle de l’ambassadeur. Taxée d’être trop intrangisante, Mme le payeur sera sommée de vider les lieux par le nouvel homme fort qui le lui signifie d’ailleurs à une réunion du personnel. Ainsi BAMBA peut donc jongler seul avec les revenues du reste des logements qu’il est sous le point de vendre. Il aurait d’ailleurs changé tous les documents relatifs à ces maisons en se faisant passer pour le propriétaire, le seul ayant donc le droit de les revendre. Dans sa réponse au confrère ivoirien “l’Inter”, Youssouffou n’a pas nié le fait qu’il cherche effectivement à manipuler de gros sous que rapportera la vente de ces logements: “Nous allons racheter l’imeuble vendu par nos prédecesseurs, c’est un batiment historique, tous les ambassadeurs sont passés par là. Donc on ne pouvait pas le vendre ”. Vous avez bien compris ! comme tous les ambassadeurs sont passés par là, on ne pouvait pas le vendre même s’il a été ravagé par les feux. Mais, qui a dit à YOUSSOUFFOU que le nouveau propriétaire de cet immeuble est en train de le revendre pour que lui (YOUSSOUFFOU) le rachète? A New York, beaucoup d’Ivoiriens estiment que c’est juste une distraction pour justifier non seulement la vente de ces maisons mais aussi pour dire ce qu’il a fait de l’argent reçu.

Ce n’est pas tout: Les 50% du 5ème étage du bâtiment qui abrite la Mission, entièrement acquis par la Cote d’Ivoire sous Alcide Djédjé seront bientot loués à des particuliers. C’est une question de jours. Pour ce faire , il a décidé de licencier définitivement tous ceux qu’on taxe là-bàs de pro-GBAGBO et dont la période initiale de chômage technique de 2 mois vient d’ailleurs d’être prorogée d’un mois supplémentaire pour “difficultés financières” ( ? ) alors qu’en leur absence, de nouveaux récrutements se font. Ne nous demandez pas comment seront gérés les revenus engrangés par la location de ces bureaux. Yousouffou trouve t-il ainsi un moyen d’assurer sa retraite dans 3 petites années ?

OUATTARA va t-il arrêter ici et maintenant cette vaste opération de magouille et d’escroquerie que tout le monde suit à New York avec attention? Vente de maisons, vente de voitures, achat d’immeubles, location de bureau, c’est beaucoup trop pour un diplomate qui n’est pas un homme d’affaires…non ?

ARTICLE INITIAL EN ANGLAIS  ICI

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ENCORE 14 ETUDIANTS FROIDEMENT EXECUTES

Après que les MI-24 et PUMA de la Licorne et de l’ONUCI aient pris les structures universitaires pour des cibles militaires en les bombardant, les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara, eux, continuent l’épuration du « genre » étudiant.
Nous venons en effet d’apprendre que 14 étudiants ont été froidement exécutés le vendredi 6 mai 2011 dans la commune de Yopougon.
Selon des sources concordantes et dignes de foi, le vendredi 6 mai 2011, les rebelles d’Alassane Dramane Ouattara ont effectué une descente au quartier camp militaire de Yopougon. Ceux-ci, en possession d’une liste, ont procédé à l’arrestation de 15 jeunes étudiants qu’ils considéraient comme des miliciens du Président Laurent GBAGBO. Ces étudiants ont ensuite été déshabillés et tabassés avant d’être transportés par les rebelles à travers toute la commune de Yopougon, à la recherche d’autres étudiants inscrits sur la liste des prétendus miliciens du Président GBAGBO.
Le cortège de rebelles et de leurs otages a achevé son parcours dans la cour du Palais de Justice de Yopougon où se trouve, le chef de la coordination de leur base militaire. Il fut ordonné que 14 des 15 étudiants pris en otage soient emmenés vers une destination inconnue.
L’un des rebelles annonça, plus tard, que les 14 étudiants avaient été exécutés sur instruction ferme du chef Chérif Ousmane, qui avait refusé de les faire prisonniers en raison des ordres du président Alassane Dramane Ouattara. Quant au seul rescapé, il semblerait qu’il ait eu son salut grâce à son appartenance ethnique.
Ces faits sont une autre preuve de la barbarie des rebelles d’Alassane Dramane Ouattara contre la population estudiantine ivoirienne. Les étudiants sont pourchassés où qu’ils puissent se trouver pour être purement éliminés.
Tous ces forfaits sont perpétrés sous le regard bienveillant de la Licorne et de l’ONUCI.

Le Patriote Ivoirien

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