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Dictature – Alassane Comme Pinochet

Alassane Ouattara, en prenant le pouvoir par la force, a promis à ses soutiens extérieurs qu’il allait instaurer la démocratie. Entre cette promesse et la réalité du terrain, c’est un grand fossé. Il est déterminé à casser tous ceux qui veulent lui apporter la contradiction. Raison pour laquelle, il veut à tout prix décimer la majorité présidentielle qui reste la seule force politique capable de le gêner. Il a réussi à tuer le Pdci. Tous les grands leaders de cette force sont assignés à résidence surveillée à travers le pays. Laurent Gbagbo, le chef de fil est à Korhogo, Affi N’Guessan et Bro Grébé à Katiola. La presse proche de la Lmp ne paraît pas. Tous les locaux de ces journaux ont été mis à sac. Les journalistes sont pourchassés. Les espaces de libre expression sont démolis. Réduisant ainsi les animateurs au silence. En Côte d’Ivoire, aujourd’hui, c’est la pensée unique. Tous ceux qui ne parlent pas du bien du putschiste Alassane Ouattara, sont mis aux arrêts. C’est fini le temps du multipartisme et de la parole libérée. Place au parti unique. Sur les bords de la lagune Ebrié, une seule personne a droit à la parole. C’est Alassane et ses serveurs de thé. Ils n’ont pas de défaut. Il faut les vénérer comme Dieu. Les meetings et les rassemblements sont interdits. Ici personne n’ose dénoncer cet état de fait. La presse internationale est interdite d’ouvrir ses colonnes aux hommes de la majorité présidentielle. La preuve, la bande de l’interview du ministre Danièle Boni Claverie sur Rfi a été détruite par les hommes en arme d’Alassane Ouattara. Ce n’est pas tout. Notre confrère de Notre Voie (Journal proche de la Lmp), Abdoulaye Villard Sanogo a accordé une interview à Sarah Tisser de Rfi pour expliquer la situation difficile de la presse proche de Gbagbo. Mais cette interview n’a jamais été diffusée. Parce qu’elle n’arrange pas l’Elysée. Avant de parler à la presse, les proches du Président Laurent Gbagbo doivent avoir au préalable la permission des nouveaux maîtres des lieux. C’est un pouvoir dictatorial qu’Alassane Ouattara veut instaurer. La situation ivoirienne ressemble étrangement à celle de la Chili lors de la prise du pouvoir par un coup d’Etat de Pinochet. Ce dernier a semé la terreur au sein de la population. Il a décapité tous les mouvements de contestation en tuant les leaders. Les plus chanceux sont mis aux arrêts. D’autres étaient obligés de s’exiler. La presse et les médias étaient sous son contrôle. Toute chose a une fin. Celui qui tue par l’épée périra par l’épée. On sait comment Pinochet est tombé. Alassane Ouattara connaîtra le même sort.

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