LAURENT GBAGBO EN COTE D’IVOIRE TIENT LE BON BOUT AU PLAN JURIDIQUE ET POLITIQUE IL LUI RESTE A CONVAINCRE AU PLAN MILITAIRE


C’est vrai, on finit par croire qu’il a raison, l’homme de Mama, quand il dit que le temps est un autre Dieu.

Ce temps-là, dont il a su patiemment, courageusement et intelligemment s’en faire un allié a permis que dans l’appréciation des déterminants de la crise postélectorale, comme du reste de toute cette crise déclarée depuis 2000, les esprits se libèrent du formatage médiatique et diplomatique pour laisser de plus en plus d’espace à la raison politique et à la primauté du Droit. C’est tout cela qui fait qu’aujourd’hui, on ne doute pas que le panel des chefs d’Etat, dans son infinie sagesse,

fasse des recommandations qui ne heurtent pas l’équité et le Droit, et qui ne leur mettent pas, à eux panélistes, la honte, comme on dit, aux yeux des générations présentes et futures. On peut donc dire que de ce côté, Laurent Gbagbo tient le bon bout.

Là où le bât blesse, c’est du côté militaire. Si les choses sont comme on dit, si le pays s’est appliqué depuis 2002 à ajuster sa puissance militaire à sa puissance économique, si le champ de ses soutiens s’est renforcé, c’est maintenant qu’il doit le démontrer.

Tout le monde voit qu’il y a comme une course contre la montre qui s’est engagée entre lui et ceux qui veulent sa fin. Il s’agit, par tous les moyens (coup d’Etat, assassinat) de provoquer sa chute avant que le panel ne rende son verdict. Si le verdict venait alors qu’il est toujours en poste, ce serait grave  pour la coalition internationale putschiste. C’set pour cela qu’elle joue le tout pour le tout.

Après avoir tant résisté, démenti tous les pronostics sur sa durée de vie, Laurent Gbagbo doit maintenant sortir les muscles. C’est cela qui va garder la confiance que le peuple lui porte et même l’amplifier.

Si sur ce plan, il reste timoré, laissant l’offensive aux rebelles, l’inquiétude ira grandissant et entraînera une démobilisation avec des conséquences gravissimes pour la survie de son régime. Des faits d’armes, un grand coup, voilà ce qu’il faut pour ramener les pendules  à l’heure. Et de ce côté, nous sommes sur la même longueur d’onde que  le journal proche du Front Populaire Ivoirien, « Notre Voie » du 26 février dernier dans ses propos suivants : « Le président Gbagbo, chef suprême des Armées, doit-il rester les bras croisés et regarder la France et l’Onuci infecter tout le pays de rebelles ? L’Etat n’est-il pas en mesure de s’approvisionner en armement comme le font ses agresseurs qui violent l’embargo sans être inquiétés? Telle est la préoccupation des Ivoiriens ».  Gageons donc que les jours prochains verront ces vœux exaucés pour le plus grand bien du régime légal en place en Eburnie !

La reprise de la ville de Bin-Houye tombée aux mains des rebelles et l’arrivée aux portes de Zouan-Hounien, qui était également prise par la rébellion, tout comme le processus de nettoyage en cours des quartiers infestés par les assaillants, sont de ces faits qui nourrissent les haut-le-cœur des Ivoiriens et de tous ceux qui attendent que de ce combat d’Eburnie, naisse une impulsion déterminante qui aide l’Afrique toute entière à achever son processus d’indépendance !

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